samedi 9 novembre 2013

Interview de Marion Cotillard et de James Gray pour le film "The Immigrant"

samedi, novembre 09, 2013 By Femmes Actives , No comments



Le film "The Immigrant", avec Marion Cotillard et réalisé par James Gray, sort dans les salles le 27 novembre

1921. Ewa et sa sœur Magda quittent leur Pologne natale pour la terre promise, New York. Arrivées à Ellis Island, Magda, atteinte de tuberculose, est placée en quarantaine. Ewa, seule et désemparée, tombe dans les filets de Bruno, un souteneur sans scrupules. Pour sauver sa sœur, elle est prête à tous les sacrifices et se livre, résignée, à la prostitution. L’arrivée d’Orlando, illusionniste et cousin de Bruno, lui redonne confiance et l'espoir de jours meilleurs. Mais c'est sans compter sur la jalousie de Bruno...

Avant de rencontrer James Gray, quel regard de spectatrice posiez-vous sur son cinéma ?

Marion Cotillard : J’étais allée voir Little Odessa à cause de Tim Roth, c’était l’époque où on découvrait cet acteur. J’ai aussitôt été sensible au rapport viscéral qu’entretient James Gray avec les personnages et les histoires qu’il raconte. J’accorde beaucoup d’importance au fait qu’il soit vital pour le metteur en scène de raconter son histoire, et j’ai ressenti ça chez lui immédiatement. Ensuite, j’ai vu tous ses films, et particulièrement aimé La Nuit Nous Appartient. Et puis, dans The Yards, La Nuit Nous Appartient et Two Lovers, il a une façon magnifique de filmer les femmes.

Comment est né The Immigrant ?

Marion Cotillard : James et Guillaume (canet) sont devenus très amis dès leur première rencontre. Ils ont écrit ensemble, à Paris, la première mouture de Blood Ties, le nouveau film de Guillaume. A ce moment-là on s’est retrouvé autour de plusieurs bons dîners, avec toujours de grandes discussions sur le cinéma, parfois très animées quand on n’était pas d’accord sur un acteur… Quelques temps après, James m’a envoyé un mail en me demandant si j’accepterais qu’il écrive un film pour moi. c’était le monde à l’envers ! J’ai une liste avec les cinéastes avec qui je rêverais de travailler, et James Gray est sur la liste bien sûr. C’est moi qui aurais dû lui demander de tourner avec lui. Ce mail m’a mise dans un état indescriptible.

Qu’avez-vous aimé dans cette histoire ?

Marion Cotillard : C’est un sujet très personnel pour James. Ce qui est beau, c’est que c’est un film historique mais à la taille de cette petite bonne femme . Ce pourrait être une grande une fresque en costumes sur l’arrivée d’une Polonaise à New York. Mais c’est surtout un film très intimiste.

La grande difficulté pour vous qui ne parliez pas un mot de polonais, c’était bien sûr la langue…

Marion Cotillard : Quand j’ai envie de faire un film, je pense d’abord à la beauté de l’histoire et du personnage… Je n’ai donc pas paniqué tout de suite. Et puis vient le moment de rentrer dans le travail, et là, c’est dur. En polonais, il n’y a pas un mot qui ressemble à de l’anglais ou à du français. Mais je n’avais pas le choix : je devais faire tout ce qui était en mon pouvoir pour parler en polonais sans accent. J’avais peu de temps, juste un peu plus d’un mois entre le tournage de De Rouille et d’Os (Jacques Audiard, 2012)et le début de The Immigrant. J’ai travaillé avec plusieurs coaches dont l’actrice qui joue ma tante dans le film. A la moitié du tournage, James est venu me voir, sidéré : « Dis donc tu as beaucoup de polonais ! ». Il découvrait soudain qu’il m’avait écrit vingt pages en polonais… Dès que j’avais une minute sur le tournage, je me plongeais dans mon cahier. Je rêvais que ce soit parfait…

Retrouvez la suite de l'interview dans le numéro 24 du magazine Femmes Actives

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