mercredi 22 février 2017

Véronique Barbotin écrit pour les enfants malades


L'auteur Véronique Barbotin, qui faisait partie des lauréats du concours de nouvelles "jeunesse" sur le thème des sorcières organisé en 2012 par le magazine Femmes Actives, continue d'écrire des livres pour les enfants et son dernier livre a pour objectif d'aider les enfants malades.

Depuis la parution du recueil collectif "Le bal des sorcières", Véronique n'a cessé d'écrire et quatre livres ont vu le jour chez PGCOM Editions, un recueil de nouvelles pour adultes "Le clin d’œil de la plume" ainsi que trois livres jeunesse "Un bateau de rêve", "Petites histoires au pied du sapin" et "Un ours au pays du Père Noël"  

"Petites histoires au pied du sapin" et "Un ours au pays du Père Noël" sont des albums jeunesse illustrés par Michel Breton, l'auteur et l'illustrateur ont décidé de reverser leurs droits d'auteur à deux associations. Pour le premier livre, les droits d'auteur sont reversés à Enfants Cancers Santé, une association reconnue d’utilité publique qui œuvre pour la recherche contre les cancers et les leucémies de l’enfant et de l’adolescent. Pour le deuxième livre, les droits d'auteur sont reversés à l’Association Louis Carlesimo qui offre rêve et espérance aux enfants malades.

Ce sont de jolies petites histoires qui ont pour toile de décor les fêtes de Noël, mais la magie opère à n'importe quel moment de l'année, alors n'hésitez pas à acheter ces magnifiques petites livres, tous les enfants vont adorer et vous participerez à apporter un peu de joie à ceux qui luttent contre la maladie.

"Un ours au pays du Père Noël" 12 euros est en vente sur le site de l'éditeur : ici
"Petites histoires au pied du sapin" 12 euros est en vente sur le site de l'éditeur : ici

Michel Breton (illustrateur) Honoré Carlesimo (Président de l'association Louis Carlesimo) Véronique Barbotin (auteur)

jeudi 2 février 2017

Natalie Portman incarne Jackie Kennedy


Natalie Portman incarne Jackie Kennedy dans un film signé Pablo Larrain. Le long-métrage relate les quatre derniers jours ayant précédé l’as­sas­si­nat de JFK, vécus par son épouse Jackie Bouvier.
Jackie devait être à l'origine tourné par Darren Aronofsky, avec Rachel Weisz dans le rôle principal. Les deux ont finalement abandonné le projet, Aronofsky restant toutefois producteur du film.

Jackie est le premier film du Chilien Pablo Larrain à avoir été tourné aux États-Unis, en langue anglaise.


22 Novembre 1963 : John F. Kennedy, 35ème président des États-Unis, vient d’être assassiné à Dallas. Confrontée à la violence de son deuil, sa veuve, Jacqueline Bouvier Kennedy, First Lady admirée pour son élégance et sa culture, tente d’en surmonter le traumatisme, décidée à mettre en lumière l’héritage politique du président et à célébrer l’homme qu’il fut.

Programme de la prochaine Fashion Week à Paris


La semaine parisienne des défilés de prêt-à-porter Automne-Hiver 2017/2018 se déroule du 28 février au 7 mars 2017.

Ces huit journées de la très courue Fashion Week permettront de découvrir les tendances de la saison prochaine ! "Je suis très fière que la Fashion Week parisienne soit la première au monde en termes de nombres de défilés, de rédacteurs internationaux et d’acheteurs présents, a déclaré la maire de la capitale, Anne Hidalgo. C’est à Paris que s’affirment les tendances de demain, que le ton est donné pour les saisons suivantes. Nous sommes souvent imités, mais jamais égalés."

CALENDRIER OFFICIEL DES DÉFILÉS PRÊT-A-PORTER A PARIS

Mardi 28 février 2017
10h00 : LUCIEN PELLAT FINET - Voir invitation
11h00 : PASKAL - Voir invitation
12h00 : PAULE KA - Voir invitation
13h00 : LISELORE FROWIJN - Voir invitation
14h00 : JOUR/NE - Voir invitation (Paris 8e)
15h00 : AALTO - Voir invitation (Paris 3e)
16h00 : OLIVIER THEYSKENS - Voir invitation
17h00 : ANREALAGE - Voir invitation (Paris 1er)
18h00 : KOCHÉ - Voir invitation
19h00 : JACQUEMUS - Voir invitation
20h00 : SAINT LAURENT - Voir invitation
21h00 : Y/PROJECT - Voir invitation

Mercredi 1er mars 2017
10h00 : COURRÈGES - Voir invitation
11h00 : MAISON MARGIELA - Voir invitation
12h00 : LANVIN - Voir invitation
13h00 : NEHERA - Voir invitation
14h00 : ANNE SOFIE MADSEN - Voir invitation
15h00 : DRIES VAN NOTEN - Voir invitation
16h00 : GUY LAROCHE - Voir invitation (Paris 16e)
17h00 : ROCHAS - Voir invitation (Paris 16e)
18h00 : WANDA NYLON - Voir invitation
19h00 : LEMAIRE - Voir invitation (Paris 11e)
20h00 : KENZO - Voir invitation

Jeudi 2 mars 2017
10h00 : CHLOÉ - Voir invitation
11h00 : ATLEIN - Voir invitation (Paris 3e)
12h00 : MANISH ARORA - Voir invitation
13h00 : ANN DEMEULEMEESTER - Voir invitation (Paris 16e)
14h00 : PACO RABANNE - Voir invitation (Paris 16e)
15h00 : BALMAIN - Voir invitation
16h00 : ALEXIS MABILLE - Voir invitation
17h00 : BARBARA BUI - Voir invitation (Paris 8e)
18h00 : RICK OWENS - Voir invitation
19h00 : PASCAL MILLET - Voir invitation
20h00 : ISABEL MARANT - Voir invitation
21h00 : OFF-WHITE - Voir invitation

Vendredi 3 mars 2017
9h30 : LOEWE - Voir invitation
10h30 : UMA WANG - Voir invitation
11h30 : VANESSA SEWARD - Voir invitation
12h30 : ISSEY MIYAKE - Voir invitation (Paris 4e)
13h30 : CHRISTIAN WIJNANTS - Voir invitation (Paris 9e)
14h30 : CHRISTIAN DIOR - Voir invitation
15h30 : EACH X OTHER - Voir invitation (Paris 17e)
16h30 : UNDERCOVER - Voir invitation (Paris 16e)
17h30 : ANDREW GN - Voir invitation
18h30 : LUTZ HUELLE - Voir invitation
20h30 : YOHJI YAMAMOTO - Voir invitation

Samedi 4 mars 2017
9h30 : JUNYA WATANABE - Voir invitation
10h30 : HAIDER ACKERMANN - Voir invitation (Paris 16e)
11h30 : VÉRONIQUE LEROY - Voir invitation (Paris 16e)
12h30 : MUGLER - Voir invitation (Paris 16e)
14h00 : ACNE STUDIOS - Voir invitation (Paris 1er)
15h00 : ELIE SAAB - Voir invitation (Paris 8e)
16h00 : VIVIENNE WESTWOOD - Voir invitation
17h00 : COMME DES GARÇONS - Voir invitation
18h00 : NINA RICCI - Voir invitation
19h00 : RAHUL MISHRA - Voir invitation (Paris 16e)
20h00 : SONIA RYKIEL - Voir invitation

Dimanche 5 mars 2017
10h00 : MAISON RABIH KAYROUZ - Voir invitation (Paris 7e)
11h30 : BALENCIAGA - Voir invitation
13h00 : CÉLINE - Voir invitation
15h00 : VALENTINO - Voir invitation (Paris 8e)
16h00 : AKRIS - Voir invitation (Paris 16e)
17h00 : MASHA MA - Voir invitation
18h00 : JOHN GALLIANO - Voir invitation (Paris 8e)
19h00 : HOOD BY AIR - Voir invitation
20h00 : GIVENCHY - Voir invitation

Lundi 6 mars 2017
10h00 : STELLA MCCARTNEY - Voir invitation
11h00 : SACAI - Voir invitation
12h00 : LEONARD PARIS - Voir invitation (Paris 8e)
13h30 : GIAMBATTISTA VALLI - Voir invitation
14h30 : VERONIQUE BRANQUINHO - Voir invitation
15h30 : VALENTIN YUDASHKIN - Voir invitation (Paris 16e)
16h30 : HERMÈS - Voir invitation
19h00 : ESTEBAN CORTAZAR - Voir invitation
20h00 : ALEXANDER MCQUEEN - Voir invitation

Mardi 7 mars 2017
10h30 : CHANEL - Voir invitation
11h30 : AGNÈS B. - Voir invitation
12h30 : MONCLER GAMME ROUGE - Voir invitation
13h30 : ELLERY - Voir invitation (Paris 16e)
14h30 : MIU MIU - Voir invitation
15h30 : JUNKO SHIMADA - Voir invitation
16h30 : MOON YOUNG HEE - Voir invitation
17h30 : SHIATZY CHEN - Voir invitation (Paris 8e)
18h30 : LOUIS VUITTON - Voir invitation
20h00 : PAUL & JOE - Voir invitation


mercredi 25 janvier 2017

Jean-Paul Gaultier présente "Les Reines du shopping"


Du 30 janvier au 3 février, Jean-Paul Gaultier sera juré exceptionnel aux côtés de Cristina Cordula dans "Les Reines du shopping : le retour des gagnantes" (M6)

Retrouver Jean-Paul Gaultier dans le programme n'est pas si surprenant que ça. Comme il l'a confié au magazine Télé 7 Jours, il l'a toujours apprécié, tout comme le travail de son animatrice. "J'aime bien l'émission. Je la regarde quand je peux, parfois en replay. Ensuite, je trouve que Cristina distille ses conseils de manière merveilleuse. Elle est généreuse, sans agressivité ni ironie. Tout est dit de façon bienveillante (...) J'apprécie le côté spontané des Reines du shopping", explique-t-il. N'allez pas croire au discours de circonstance et politiquement correct : Jean-Paul Gaultier est réellement un fan des Reines du shopping et n'a pas oublié certaines candidates. "Notamment Virginie, qui avait les cheveux longs et qui est revenue avec une coupe courte. Preuve que Jean-Paul ne ment pas et qu'il regarde vraiment l'émission", révèle Cristina Cordula.

Il n'a donc pas été difficile pour l'animatrice de le convaincre de venir à ses côtés. L'expérience s'est très bien passée pour le couturier, même s'il a fallu faire attention à plusieurs détails. "Je me suis senti assez libre, mais c'est un exercice délicat. Une fille très jolie peut mettre en valeur une tenue, même si elle n'est pas exceptionnelle au niveau style. Du coup, c'est difficile d'être objectif. Il faut composer avec le travail fourni, le budget... Ici tout est relatif. Ce qui est à la mode aujourd'hui est démodé le lendemain", raconte Jean-Paul Gaultier. Sa prestation a en tout cas ravi sa camarade Cristina Cordula, très enthousiaste sur son naturel pendant le tournage. "C'est un très bon client. Il a vraiment dit ce qu'il pensait. J'étais fière d'entendre que nos avis se rejoignaient souvent. Avoir Jean-Paul Gaultier dans cette émission montre que les gens de la mode apprécient ce programme", dit-elle.



Interview de Dany Boon pour le film "RAID dingue"


A l'occasion de la sortie du film "RAID dingue" le 1er février, Dany Boon a répondu à quelques questions.

Johanna Pasquali est une fliquette pas comme les autres. Distraite, rêveuse et maladroite, elle est d'un point de vue purement policier sympathique mais totalement nulle. Dotée pourtant de réelles compétences, sa maladresse fait d'elle une menace pour les criminels, le grand public et ses collègues.
Assignée à des missions aussi dangereuses que des voitures mal garées ou des vols à l'étalage, elle s'entraîne sans relâche pendant son temps libre pour réaliser son rêve : être la première femme à intégrer le groupe d'élite du RAID.
Acceptée au centre de formation du RAID pour des raisons obscures et politiques, elle se retrouve alors dans les pattes de l'agent Eugène Froissard (dit Poissard), le plus misogyne des agents du RAID. Ce duo improbable se voit chargé d'arrêter le redoutable Gang des Léopards, responsable de gros braquages dans les rues de la capitale.
Mais avant de pouvoir les arrêter, il faudrait déjà qu"ils parviennent à travailler en binôme sans s'entretuer au cours des entraînements ou des missions de terrain plus rocambolesques les unes que les autres.

DANS VOS SOUVENIRS, À QUAND REMONTE L’ENVIE DE RACONTER CETTE HISTOIRE-LÀ ?

Je dirais que l’idée de RAID DINGUE date d’il y a une dizaine d’années. Je m’étais alors dit que je jouerais bien un flic un peu foireux, maladroit qui intégrerait par erreur une police d’élite. L’envie était aussi d’en faire une comédie d’action… Avec les années, j’ai écrit des bouts d’idées que je mettais dans un coin en y revenant de temps en temps. En fait, il me manquait le déclic pour démarrer vraiment le scénario. Je trouvais que ce style de film avait déjà été fait et je cherchais un angle original, le petit plus pour me convaincre qu’il s’agissait bien d’un projet excitant…


ET CE DÉCLIC EST VENU À QUELLE OCCASION ?

C’est une histoire de rencontre. Quand j’ai tourné SUPERCONDRIAQUE en 2013, j’ai confié le premier rôle féminin à Alice Pol avec qui j’avais joué dans UN PLAN PARFAIT de Pascal Chaumeil deux ans plus tôt… Nous étions allés la voir sur scène avec ma femme entre temps, et lors de ses essais, Alice avait été tellement formidable que j’avais décidé de lui donner plus de place dans mon film…

Durant le tournage, j’ai eu l’impression de rencontrer un Pierre Richard au féminin ! Dans la vie, Alice Pol est tête en l’air, maladroite, drôle. C’est en plus une fille très jolie mais qui n’hésite jamais à aller loin dans les mimiques ou le ridicule, sans enlever quoique ce soit à ses qualités de comédienne. C’est là où j’ai eu le déclic : et si mon personnage de flic maladroit était une femme ? Avec ma coscénariste Sarah Kaminsky nous avons donc sérieusement commencé à écrire, il y a de cela deux ans et demi… C’est à ce moment que j’ai aussi débuté mes recherches sur le GIGN, qui est rattaché aux militaires et sur le Raid, qui m’intéressait plus car il dépend de la police… Je voulais que mon personnage rende hommage aux films de Belmondo et à ces polars français qui ont influencé le cinéma américain, comme les films de Bruce Willis par exemple où le héros y apparaît à la fois héroïque mais aussi drôle et maladroit…



CES RÉFÉRENCES SONT EN EFFET TRÈS PRÉSENTES DANS RAID DINGUE, DE CELLE DE PIERRE RICHARD AUX AFFICHES DE BELMONDO QUE L’ON VOIT AU DOMICILE DE VOTRE PERSONNAGE. L’HISTOIRE ELLEMÊME ET VOTRE FAÇON DE LA TOURNER RENVOIENT AUX CLASSIQUES DE PHILIPPE DE BROCA, EDOUARD MOLINARO OU GÉRARD OURY. UN GENRE SUR LEQUEL LE CINÉMA FRANÇAIS EST DEVENU PLUS FRILEUX ET QUI POURTANT A NOURRI TOUTE UNE GÉNÉRATION D’ARTISTES COMME VOUS D’AILLEURS…


Absolument, nous avons grandi avec ces films : c’est toujours un bonheur de les revoir car ils sont à la fois divertissants, drôles et remplis d’aventure. À l’époque en plus, Hollywood produisait des choses plus lisses, monolithiques, moins intéressantes.

Là, il y avait un peu de chair, de l’humain…


DE QUELLE MANIÈRE AVEZ-VOUS ENGAGÉ LE DIALOGUE AVEC LE RAID POUR LEUR PARLER DU PROJET ?

Avec Sarah, nous sommes allés les voir en juin 2014 et nous avons déjeuné avec le grand patron, Jean-Michel Fauvergue.

Je le sentais un peu inquiet au début ! « Ouh là, Dany Boon veut faire un film sur nous… »

Ma première question a été de savoir s’il y avait des femmes dans cette unité d’élite. Et en fait il y en a 3 sur, environ 170 agents… Nous les avons vues elles aussi, notamment la toute première à avoir intégré le RAID. Ensuite, je me suis plongé dans les livres consacrés au sujet, par exemple celui de Robert Paturel, un des piliers historiques du groupe, qui a été l’un de nos conseillers sur le film. Il joue d’ailleurs le rôle de l’instructeur-pygmalion d’Alice…

J’ai été très impressionné par ces hommes et ces femmes, cette unité d’élite de notre police.

Leur abnégation, leur courage et leur sens du dévouement forcent le respect. Mais j’ai aussi découvert que ces gens avaient une réelle conscience de leur rôle et de ses dangers.

Le RAID n’engage pas de jeunes policiers mais plutôt des personnes de 30-40 ans.

Il faut d’abord avoir effectué plusieurs années au sein de la police pour pouvoir postuler.

Les responsables ne cherchent pas des têtes brulées mais au contraire des gens qui ont des choses à perdre, donc une vie de famille par exemple… Je les admire beaucoup et je suis d’ailleurs toujours en contact avec pas mal d’entre eux. Pour moi, le film devait aussi saluer leur mission pour notre sécurité, surtout au vu de ce que nous vivons depuis quelques temps…

ARRIVENT EN EFFET LES ATTENTATS DE 2015 : VOUS ÊTES-VOUS DEMANDÉ À CE MOMENT S’IL FALLAIT CONTINUER ?

Non, au contraire, cela m’a conforté dans l’idée de parler de ces héros d’aujourd’hui.

Au moment des événements dramatiques dont vous parlez, j’ai eu peur à la fois pour les victimes bien entendu mais également pour ceux qui risquaient leur vie à leur venir en aide. Il y a d’ailleurs dans RAID DINGUE des moments d’émotion qui rendent bien compte de ce qu’est leur quotidien. Mon personnage Eugène Froissard est un policier qui pense être un peu poissard et ç’est le genre de chose qui ressort parfois dans les récits que j’ai pu lire lors de la préparation du film.

Il y a chez certains une part de superstition, du fait d’exercer un métier où l’on met sa vie constamment en danger. Ce sont des destins, des vies incroyables. Et puis j’ai été fasciné par les femmes du Raid : comme les hommes, elles suivent un entrainement intensif en y allant à fond et je voulais aborder cette question.

Il y a peu ou pas de comédies d’action dans lesquelles le rôle principal est tenu par un personnage féminin… Les événements de 2015 ont à un moment compliqué les choses : nous ne pouvions plus tourner en France dans les rues avec des uniformes ou des équipements du Raid par exemple. Certaines scènes d’action ont donc dû être réalisées en Belgique…

LE RAID VOUS A PERMIS DE TOURNER AVEC SES MOYENS LOGISTIQUES MAIS ÉGALEMENT AU COEUR DE SON QG…

Oui, nous avons en effet eu la chance de pouvoir poser nos caméras dans leur base opérationnelle. J’ai en fait rencontré tous les responsables de la chaîne hiérarchique, jusqu’au Ministre de l’Intérieur, Monsieur Bernard Cazeneuve qui a été formidable avec nous. Avec Sarah, nous avons pu passer beaucoup de temps avec eux, les observer, participer à des simulations d’opérations, suivre leur entrainement afin d’être au plus proche de leur réalité. Au final, dans la mesure évidemment de ce qui était possible et faisable, nous avons pu trouver notre place dans l’unité. Cela représente deux ans et demi de vie en commun dont il reste forcément quelque chose de fort. Nous avons « J’ai été fasciné par les femmes du Raid : comme les hommes, elles suivent un entraînement intensif en y allant à fond et je voulais aborder cette question. Il y a peu ou pas de comédies d’action dans lesquelles le rôle principal est tenu par un personnage féminin… »

organisé une projection pour les Orphelins de la Police, une autre spécialement pour le RAID et je sais qu’ils apprécient vraiment le film, notamment le fait, (c’est une constante dans ma filmographie), de rire « avec » mais jamais « contre » quelque chose ou quelqu’un…

PARLONS AUSSI DE VOTRE PRÉPARATION PHYSIQUE : ON VOIT PLUSIEURS FOIS À L’ÉCRAN QUE L’ENTRAÎNEMENT A ÉTÉ INTENSIF !

C’est Alain Figlarz qui m’en a parlé le premier… C’est un type formidable et un fou furieux à la fois ! C’est lui qui a réglé les cascades et les combats d’Alice. Lors de notre premier rendez-vous, il m’a regardé et il m’a demandé : « Tu vas garder ce corps là ou tu vas changer pour ton film ? »

Je voulais absolument être crédible en agent du RAID donc Alain m’a vivement conseillé de commencer vite ! J’ai débuté un entrainement intensif avec un coach formidable, Fred Mompo, à base de musculation tout en changeant complètement d’alimentation, à base de blanc d’oeuf, de viande des Grisons ou de fromage blanc 0%... J’ai eu la chance de pratiquer le sport dans ma jeunesse donc les automatismes sont revenus assez vite et j’ai eu la satisfaction de voir mon corps changer ! Il fallait absolument que les spectateurs croient que je pouvais être un des formateurs du Raid. J’ai donc modestement commencé avec 20 pompes par jour et à la fin, j’en faisais plus de 200 ! J’ai perdu 15 kilos pour en reprendre 10 de muscles…

Cette transformation a beaucoup plu à ma femme Yaël et ça m’a d’ailleurs déstabilisé.

Je lui ai demandé pourquoi elle ne semblait pas aussi intéressée avant quand j’avais mon corps de comique ? Il m’était déjà arrivé de justifier un surpoids passager en disant que je préparais un rôle, façon Actors Studio ! Mais faire un régime, on a l’impression que c’est pour la vie, il n’y a pas vraiment de date butoir.

C’est d’ailleurs pour cela que généralement, on abandonne en cours de route. Là, il fallait que je sois prêt pour le premier jour du tournage… Moi qui adore bien manger, je me suis sevré de tout un tas d’aliments comme le sucre rapide par exemple. Bon, je m’y suis remis un peu depuis mais je continue à faire du sport !

JE VOUDRAIS ABORDER LA MISE EN SCÈNE DE RAID DINGUE À PRÉSENT. IL Y A DES SCÈNES D’ACTION VRAIMENT IMPRESSIONNANTES À VAUX-LE- VICOMTE NOTAMMENT ET D’UNE MANIÈRE GÉNÉRALE, JE DIRAIS QUE DE FILM EN FILM VOUS HAUSSEZ LE NIVEAU EN TANT QUE RÉALISATEUR…

Je vois ce que vous voulez dire. Il faut d’abord préciser que j’ai les moyens et les équipes pour tourner ce dont j’ai envie. Je veux par exemple, saluer le travail extraordinaire de mon chef décorateur Hervé Gallet avec qui je travaillais pour la première fois, ou Denis Rouden mon chef opérateur qui a lui aussi été formidable. Tout le monde s’est investi dans le projet, ce qui permet de réaliser des séquences très lourdes et complexes comme celle du château en effet. Ensuite, au fil des films, j’ai l’impression de mieux maîtriser mon propos et d’aller de plus en plus à l’essentiel. Sur les premiers films, on peut ressentir de la frustration en constatant le temps qui a manqué où les idées de mise en scène qui ne sont pas venues sur le moment, d’autant que sur un plateau, mille choses se passent en même temps et peuvent vous perturber… Aujourd’hui, je sais comment faire ces scènes compliquées qui demandent parfois une semaine pour ne durer qu’une à deux minutes à l’écran, tout en gérant le reste. Pour Vaux-le-Vicomte, nous avons dû reconstruire certaines pièces en studio, (parce qu’il fallait les détruire dans le scénario), tout en soignant les raccords avec le vrai château, ce qui nécessitait beaucoup d’attention. Mais j’ai réussi dans le même temps à adapter mon script, écrivant ou réécrivant des scènes la nuit pour les tourner au matin, en leur trouvant une place dans un plan de travail déjà chargé !

Tout cela pour dire que je me sens désormais très à l’aise sur un plateau : j’ai une vision des choses assez globales, je sais où je vais et ça me permet de composer avec les aléas d’un tournage… Sur RAID DINGUE, en dehors de la mise en scène pure, je crois que cela a servi tous les personnages. J’ai le sentiment qu’ils existent vraiment à travers l’histoire que je raconte…



ON EN ARRIVE JUSTEMENT À VOS COMÉDIENS.
REVENONS SUR LE CAS ALICE POL…

Juste une anecdote. Le premier jour de tournage de SUPERCONDRIAQUE, elle arrive totalement flippée, va s’asseoir et renverse intégralement son mug de thé dans mon porte document où se trouve mon scénario avec toutes mes notes ! C’est ça Alice Pol… Mais encore une fois, pour moi c’est la rencontre avec une nature comique qui me fait beaucoup rire et pour qui j’ai de l’admiration. Croyezmoi, il y a peu d’actrices qui osent comme elle aller aussi loin dans la comédie. Elle y va à fond, comme Pierre Richard le faisait en s’enfonçant dans les sables mouvants dans LA CHÈVRE ! Je n’avais aucun doute en lui confiant le premier rôle du film, comme je n’en n’avais aucun en le donnant à Kad Merad dans BIENVENUE CHEZ LES CH’TIS.

Et puis j’ajoute que je trouve ça fort de donner cette place à une femme dans le film : celle de quelqu’un qui a l’ambition d’intégrer l’unité d’élite de la police. Dans un monde de mecs, je trouve ça moderne…

VOUS VOUS ÊTES ÉCRIT LE PERSONNAGE D’EUGÈNE FROISSARD, UN POLICIER TACITURNE, MISOGYNE, TRISTE ET RENFERMÉ. UN HOMME INQUIÉTANT ET TOUCHANT À LA FOIS... CE REGISTRE SEMBLE VOUS ATTIRER DE PLUS EN PLUS FRANCHEMENT, FILM APRÈS FILM...

Non, je n’ai pas cherché à m’écrire un rôle précis dans un registre en particulier. Il s’est dessiné au fur et à mesure de la construction de l’histoire et de l’antagonisme nécessaire à créer de bonnes situations comiques entre le personnage de Johanna et celui d’Eugène.

Tous deux sont diamétralement opposés au départ et vont inexorablement se rapprocher l’un de l’autre. Ils vont s’apporter quelque chose, combler un vide affectif, se rassurer l’un l’autre au fil de l’histoire afin d’amener aussi de l’émotion. C’est plutôt cela qui a guidé notre écriture.

JOHANNA PASQUALI, LE PERSONNAGE D’ALICE POL, EST LA FILLE DU MINISTRE DE L’INTÉRIEUR, JOUÉ PAR MICHEL BLANC. C’EST ASSEZ TOUCHANT DE VOIR QUE VOTRE UNIVERS ET CELUI D’UN DES MEMBRES ÉMINENTS DU SPLENDID SE MARIENT PARFAITEMENT…

J’étais ravi qu’il ait aimé le rôle et accepté de faire le film. Michel tourne peu et refuse beaucoup de choses… Je suis très admiratif de son parcours d’acteur, d’auteur et de metteur en scène. Des BRONZÉS à MONSIEUR HIRE en passant par GROSSE FATIGUE, c’est d’une « Je trouve ça fort de donner cette place à une femme dans le f ilm : celle de quelqu’un qui a l’ambitiond’intégrer l’unité d’élite de la police.Dans un monde de mecs, je trouve ça moderne… »

richesse incroyable. J’ai été impressionné par son trac positif : Michel se questionne beaucoup avant de jouer sa scène, il cherche, il s’investit constamment et au final il donne énormément. C’est un acteur qui a besoin d’entrer dans une zone de fragilité et en même temps dans un échange avec son réalisateur. Son personnage est touchant car il est à la fois homme politique et père de famille. Ça se ressent dans le duo que Michel forme à l’écran avec François Levantal, mon patron du Raid. C’est un des autres duos du film… Le Ministre veut forcer la main au policier pour qu’il engage sa fille afin de la dégoûter de son idée de s’engager. Mais il doit le convaincre en lui faisant un peu de chantage : sa fille contre le budget du Raid ! Il a de l’amour pour elle et il est prêt à tout pour la préserver… Michel a joué à la perfection ce côté affectif puis cette froideur dont sont capables certains politiques.

VOUS PARLIEZ DE FRANÇOIS LEVANTAL : C’EST UNE DES GUEULES DU CINÉMA FRANÇAIS…

Oui et c’est aussi un grand comédien. Nous parlions au début du cinéma français des années 70/80, une période où l’on travaillait vraiment sur les seconds rôles. François est remarquable dans le film : il fait beaucoup rire et dans le même temps, il est très crédible en chef du RAID. Je suis très heureux de l’avoir choisi pour ce rôle…

IL VOUS FALLAIT AUSSI UN MÉCHANT ET LÀ, VOUS OFFREZ À YVAN ATTAL UN PERSONNAGE ASSEZ DÉMESURÉ, UNE SORTE DE VILAIN FAÇON JAMES BOND !

Yvan a dit oui tout de suite car on ne lui avait jamais proposé ce genre de rôle.

Je dois préciser que c’est Yaël qui en a eu l’idée, comme de me parler de Patrick Mille pour jouer le fiancé d’Alice d’ailleurs. Pour Viktor, le méchant, je voulais un personnage très travaillé, qui amène de la folie, de la couleur. Mon idée était qu’il soit déguisé de manière différente à chaque fois qu’on le verrait ! Ça commence en convoyeur de fond, puis en policier, en dandy, en travesti, jusqu’en Louis XIV pour la fameuse scène de Vaux-le-Vicomte. J’ai eu beaucoup de chance qu’Yvan s’investisse autant dans son rôle.

C’est valable d’ailleurs pour tous mes autres rôles secondaires : Sabine Azéma, Patrick Mille, Anne Marivin, Florent Peyre…

RAID DINGUE EST VOTRE 5ÈME FILM DE RÉALISATEUR.

IL SORT AU TERME D’UNE ANNÉE TRÈS RICHE POUR L’ARTISTE QUE VOUS ÊTES : RADIN ! EN TANT QU’ACTEUR ET VOS 25 ANS DE SCÈNE NOTAMMENT… À QUOI VOULEZ-VOUS VOUS CONSACRER À L’AVENIR ?

L’écriture de scénario va prendre de plus en plus de place. J’ai annoncé que j’arrêtais le one-man-show après ce dernier spectacle parce que je veux passer plus de temps sur d’autres projets. Je suis par exemple le producteur exécutif d’un film qui s’est tourné en Colombie avec Penelope Cruz et Javier Bardem, réalisé par Fernando Leon, consacré à l’histoire d’amour entre une journaliste et Pablo Escobar. Cela fait 4 ans qu’on y travaille avec notre associé américain Dean Nichols et c’est Yaël qui est allée sur place parce que moi j’étais en tournée et à l’Olympia, ce dont évidemment, j’étais dans le même temps très heureux… Je voudrais réaliser mon prochain film assez vite, peut-être dès 2017. Je l’ai écrit avec Sarah Kaminsky pendant que je jouais mon spectacle. Il s’agit de UNE JOLIE CH’TITE FAMILLE, un projet qui date de 2011.

Je me rends compte en fait que les idées mettent du temps à mûrir et qu’il faut vraiment s’y intéresser pour qu’elles aboutissent.

Parfois, comme pour RAID DINGUE, c’est à l’occasion d’une rencontre, d’une association d’idée, d’un fou rire… Et pour terminer sur un détail amusant que mon premier assistant Nicolas Guy m’a fait remarquer au début du tournage ; Alice Pol joue là son premier 1er rôle au cinéma, une fonctionnaire de police passionnée… Et « Alice Pol » c’est l’anagramme de « La Police ». Comme quoi, il n’y a pas de hasard.

mardi 12 mai 2015

Une Palme d’honneur pour Agnès Varda à Cannes


Une Palme d’or d’honneur sera remise à Agnès Varda lors de la Cérémonie de Clôture du 68e Festival de Cannes. A ce jour, seuls Woody Allen, en 2002, Clint Eastwood, en 2009, et Bernardo Bertolucci, en 2011, se sont vu remettre cette distinction suprême, au nom du Conseil d’Administration du Festival de Cannes. Elle est attribuée à un réalisateur de renom, dont l’œuvre fait autorité dans le monde mais qui n’a pourtant jamais reçu de Palme d’or.




Agnès Varda est la première femme réalisatrice à recevoir le précieux trophée : elle note avec son humour légendaire « Et pourtant, jamais mes films n’ont approché le nombre d’entrées des leurs ! »
Photographe, scénariste, actrice, réalisatrice, plasticienne, Agnès Varda est une artiste complète, géniale touche-à-tout que sa curiosité insatiable entraine dans les projets les plus variés dont elle tire toujours le meilleur.

Née le 30 mai 1928, elle étudie la photographie et fait ses premières armes au Festival d’Avignon sous la houlette de Jean Vilar. Elle choisit deux acteurs du TNP, Sylvia Montfort et Philippe Noiret pour son premier long métrage, La Pointe Courte, qui sera monté par Alain Resnais. Rétrospectivement, on peut voir dans cette œuvre de 1954 tout ce qui fera plus tard le succès de la Nouvelle Vague. Mais c’est en 1962, avec Cléo de 5 à 7 qu’Agnès Varda est reconnue, puis consacrée en 1965 par un Prix Louis-Delluc décerné à son film Le Bonheur.
Franc-tireuse dans l’âme, Agnès Varda passe, au gré de ses voyages et de ses passions du moment, du court au long métrage, du documentaire à la fiction, abordant tous les sujets : Mur, murs, Daguerréotypes, Jane B par Agnès V sont autant de reflets de sa fantaisie poétique alors que ses fictions, notamment L’Une chante, l’autre pas ou encore Sans toit ni loi (Lion d’or à Venise en 1985), témoignent sans concession de la réalité sociale.

jeudi 23 avril 2015

Interview de Virginie Elfira et Emmanuel Mouret


A l'occasion de la sortie du film "Caprice" le 22 avril, Virginie Elfira et Emmanuel Mouret le réalisateur ont répondu à quelques questions.

Clément, instituteur, est comblé jusqu'à l'étourdissement : Alicia, une actrice célèbre qu'il admire au plus haut point, devient sa compagne. Tout se complique quand il rencontre Caprice, une jeune femme excessive et débordante qui s'éprend de lui. Entretemps son meilleur ami, Thomas, se rapproche d'Alicia...



Caprice pose l’une des grandes questions amoureuses : doit-on se fier à l’instinct ou au destin pour trouver son âme sœur ?

Virgine Efira : À mon sens, les deux sont fortement liés. Alicia est obsédée par une prémonition selon laquelle elle va rencontrer quelqu’un qui ne sera pas du même milieu qu’elle. Mais elle y est réceptive parce que cela correspond à une envie, un instinct profond. Autour de moi, j’entends beaucoup de gens évoquer ces fameux « signes » mais c’est ce que l’on en fait qui m’intéresse vraiment. À partir du moment où ces « appels du destin » résonnent en soi, il y a une certaine beauté à se laisser guider. Dans le film, Emmanuel n’impose jamais au spectateur une direction, ne tranche pas entre instinct et destin, ce qui me convient tout à fait !

Emmanuel Mouret : Personnellement je ne crois ni au destin, ni à l’instinct. Je ne suis sûr de rien, et c’est peut-être ça qui rend les histoires amoureuses si passionnantes ! Est-ce que j’éprouve réellement tel sentiment envers une femme ou est-ce parce que j’ai follement envie de l’éprouver ?

Lorsque l’on se raconte nos histoires amoureuses, on parle sincèrement de magie, puis quand elles s’achèvent, on se dit qu’on se racontait des histoires ! Ces deux sentiments sont justes, authentiques. L’amour est peut-être un honnête mensonge !? Une rencontre amoureuse un heureux malentendu !? Dans Caprice, Clément et tous les personnages portent, de façon plus ou moins apparente, un rêve. Et la personne « élue » doit forcément coïncider avec ce rêve. Et, quand elle ne rentre plus dans le cadre assez rigide de notre rêve, c’est là que les problèmes commencent !

Le couple Clément/Alicia s’établit sans se soucier des préoccupations habituelles, comme celle de la famille recomposée...

E. M. : Le sujet est ailleurs, ce n’est pas de ça que parle le fi lm. Pour Clément un rêve est en train de se réaliser, c’est tellement beau pour être vrai qu’il attend lui-même quand ça n’ira plus. Comme dans les débuts des films d’horreur, tout va bien, trop bien !

V. E. : À la place d’Alicia, j’angoisserais que tout se construise si joliment avec Clément et leurs enfants. On a envie de gratter sous le vernis, soulever la moquette, sonder les coins obscurs... Cela peut correspondre aussi à une quête de sérénité, si tant est qu’elle existe : il arrive un moment dans le fi lm où Clément fait le choix de cette vie-là mais la sérénité n’accompagne pas éternellement l’amour. Sinon, ça ressemble à une bulle prétendue invincible. Et je n’y crois pas. Le film parle de la véritable beauté de la vie : celle où ce sont les difficultés, les obstacles, la fluctuation des sentiments, les revirements du cœur qui stimulent le mystère amoureux.

Comme dans la plupart des films d’Emmanuel Mouret, Caprice s’inscrit dans un ton subtilement décalé par rapport au réel...

V. E. : C’est le cinéma que j’aime le plus et c’est ce que j’ai dit à Emmanuel lors de notre premier rendez-vous, avant même d’imaginer pouvoir travailler avec lui. Je crois davantage à la vérité de l’émotion qu’à l’assurance du « vrai » : il existe une obsession un peu pénible pour un cinéma de l’ultra-réalisme comme si lui seul était garant de sincérité. Révéler des paradoxes souterrains, des élans que l’on ne maîtrise pas, est plus émouvant, plus authentique.

E. M. : Me concernant, le cinéma n’est pas la réalité, le cinéma c’est avant tout du cinéma. De la même façon que lorsque nous écoutons de la musique, nous sommes dans un monde parallèle. Evidemment nous éprouvons, en regardant un film, des sensations, des émotions qui résonnent avec notre intimité, parfois si profondément que nous avons l’impression que le cinéma c’est la vie. En faisant le film, j’ai été essentiellement guidé par la notion de plaisir que j’ai éprouvé adolescent devant certains films, beaucoup plus que par celle de réalisme. Plaisir d’être avec les personnages, les décors, la musique, mais également plaisir de géométrie dans la construction dramatique et plaisir des paradoxes.

V. E. : Emmanuel a la délicatesse de ne pas trouver des réponses mais d’élargir le champ des questions. À travers son prisme, le monde et les gens sont un peu plus ronds, plus riches, plus fragiles forcément.

Vous suscitez une forte empathie envers tous vos personnages...

E. M. : Je le souhaite en tous cas. Je tente de révéler leur charme. Je dois mon éveil intellectuel et sensible à des rencontres que j’ai faites adolescent. Je suis tombé amoureux ; ça n’était pas partagé mais j’étais conquis... Dans un film comme dans la vie, charmer peut engager le rire, le cocasse, même la tristesse.

V. E. : En tant qu’acteur, il ne faut surtout pas chercher à la susciter...

E. M. : ... Comment ? Tu n’as pas conscience de l’empathie que tu peux susciter (rires) ?

V. E. : Très peu (rires). On se sent parfois très étranger à ce que l’on communique à l’écran. Voire très seule quand, par exemple, un film devient une entreprise commerciale qui calcule son effet et fait tout pour l’atteindre.
Caprice est l’inverse de cela : avec Emmanuel, on est partis de l’envie d’échanger ensemble, de célébrer la complexité humaine à travers une fiction

L’une des forces d’équilibre du film est de préserver l’intégrité, la vérité de ces deux femmes amoureuses.

E. M. : Virginie avait une partition très délicate. Alicia est une actrice célèbre, nantie, reconnue dans la profession alors que Caprice est une débutante sans le sou à laquelle le spectateur pourrait plus facilement s’identifier. Il a fallu faire très attention à ne pas perdre Alicia : au final, elle est plus adorable que son image publique et c’est grâce à Virginie. Quand Alicia apprend qu’elle a été trompée, Virginie le joue en douceur, sans élever le ton. Alicia n’est jamais méprisante envers Caprice. C’est dans toutes ces petites inflexions, ces réactions humaines inattendues, que la beauté d’un personnage se dessine.

V. E. : Au départ, je me suis interrogée sur la tranquillité d’Alicia. Au-delà du confort qu’elle représente pour Clément, Alicia aurait pu déraper dans le conformisme, l’humeur égale un peu casse-pieds, la fadeur comparée à la fougue de Caprice. C’est Emmanuel qui m’a montré une image très inspirante de Marilyn Monroe où elle affiche un émerveillement constant. C’est une arme redoutable. Il existe également des possibles qui jalonnent la trajectoire d’Alicia, des pulsions à l’égard de Thomas qu’interprète Laurent Stocker. Et peu importe qu’elle y cède ou non.

E. M. : La retenue est l’un des points communs et cardinaux à tous les personnages. C’est ce qui nous fonde en tant qu’individu civilisé et qui m’émeut au cinéma.

V. E. : En tant qu’actrice, j’aime l’idée qu’il y a des forces qui nous dépassent. Le pire est de se retrouver avec un personnage figé, barbouillé d’une seule couleur.

Qu’est-ce qu’Emmanuel a pu vous cacher d’Alicia ?

V. E. : Quelques mots, par-ci par-là. Quand il se lance dans des indications de jeu, il lui arrive de ne pas terminer ses phrases (rires). J’avais parfois l’impression de ne pas comprendre ce dont il me parlait alors que tout était clair. Je n’avais pas besoin d’être rassurée. Emmanuel évoquait souvent l’harmonie et cela me suffisait... Nous étions en phase sur Alicia, en éveil constant, donc je n’ai jamais envisagé que le film pouvait se tromper de ton ou de direction.

E. M. : Sur un tournage, le travail est rarement dans l’analyse, mais dans l’écoute les uns des autres. Je ne cache rien de façon préméditée : au contraire, j’adore m’en remettre à tous ceux qui m’entourent et communiquent dans la même direction

mercredi 25 mars 2015

le Festival de Cannes rend hommage à Ingrid Bergman


À l’occasion de sa 68e édition (13-24 mai 2015), le Festival de Cannes rend hommage à Ingrid Bergman en la choisissant pour figurer sur son affiche, succédant à Marcello Mastroianni.

Icône moderne, femme libre, actrice audacieuse, Ingrid Bergman fut à la fois star hollywoodienne et figure du néoréalisme, changeant de rôles et de pays d’adoption au gré de ses passions, sans jamais perdre ce qu’elle avait de grâce et de simplicité.


Sur l’affiche, l’actrice d’Alfred Hitchcock, de Roberto Rossellini et d’Ingmar Bergman, qui a donné la réplique à Cary Grant, Humphrey Bogart ou encore Gregory Peck, se dévoile dans l’évidence de sa beauté, offrant un visage serein qui semble tourné vers un horizon de promesses.

Liberté, audace, modernité, autant de valeurs que revendique le Festival, année après année, à travers les artistes et les films qu’il choisit de mettre à l’honneur. Ingrid Bergman, qui fut Présidente du Jury en 1973, l’encourage dans cette voie…

" Ma famille et moi-même sommes très touchés que le Festival de Cannes ait choisi notre merveilleuse mère pour figurer sur l’affiche officielle, l’année du centenaire de sa naissance", déclare Isabella Rossellini. "Son exceptionnel parcours a couvert tant de pays, des petites productions artisanales européennes aux grandes machines hollywoodiennes. Maman adorait son métier d’actrice : pour elle, jouer la comédie n’était pas une profession mais une vocation. Elle disait : 'Je n’ai pas choisi de jouer, c’est le jeu qui m’a choisie."

À partir d’une photographie de David Seymour, cofondateur de l’agence Magnum, Hervé Chigioni, déjà auteur de l’affiche remarquée de l’année dernière, signe la nouvelle image du Festival 2015 avec son graphiste Gilles Frappier.

Il a réalisé également un film d’animation à partir du visuel, sur un remix du thème musical du Festival, "Le Carnaval des animaux" de Camille Saint-Saëns, avec un arrangement imaginé par deux musiciens suédois, Patrik Andersson et Andreas Söderström.

mercredi 18 mars 2015

Ben Stiller et Owen Wilson ont clôturé le défilé Valentino


C'est le moment le plus inattendu de la Fashion Week de Paris qui vient de se terminer, l'apparition à la fin du défilé Valentino des acteurs Ben Stiller et Owen Wilson qui ont joué les mannequins d'un jour en parodiant leurs rôles respectifs dans le film "Zoolander"

Ben Stiller portait un costume de brocart de papillons de nuit personnalisé avec manteau brodé à la main et des chaussures noires de plante grimpante. Owen Wilson portait un costume soie Continent de la pyjama imprimé avec manteau de Cachemire Double et baskets ouvertes.



mercredi 4 mars 2015

Pour la Fashion Week Etam offre un show très chaud


Alors que démarre la Fashion Week de Paris, Etam a offert un magnifique show mardi soir dans le superbe cadre de la Piscine Molitor.


Les pièces présentées et créées par Natalia Vodianova n'avaient rien à envier aux marques de lingerie les prestigieuses. Les pièces de lingerie sexy étaient à dominante noire, les sous-vêtements étaient d'un style plutôt fleuri.












vendredi 27 février 2015

Interview de Pierre Niney César du meilleur acteur


 Interview de Pierre Niney, César du meilleur acteur, pour le film "Un homme idéal" qui sortira dans les salles le 18 mars

Mathieu, 25 ans, aspire depuis toujours à devenir un auteur reconnu. Un rêve qui lui semble inaccessible car malgré tous ses efforts, il n’a jamais réussi à être édité. En attendant, il gagne sa vie en travaillant chez son oncle qui dirige une société de déménagement…
Son destin bascule le jour où il tombe par hasard sur le manuscrit d’un vieil homme solitaire qui vient de décéder. Mathieu hésite avant finalement de s’en emparer, et de signer le texte de son nom...
Devenu le nouvel espoir le plus en vue de la littérature française, et alors que l’attente autour de son second roman devient chaque jour plus pressante, Mathieu va plonger dans une spirale mensongère et criminelle pour préserver à tout prix son secret…


C’est la première fois que vous jouez dans un thriller
Pierre Niney : Alors que c’est un genre dont je suis très fan. Quand un thriller est réussi, ce qui est rare, ça m’embarque vraiment.

Connaissiez-vous Yann Gozlan ?

Pierre Niney :Je n’avais pas vu CAPTIFS mais je connaissais ses deux courts métrages. Je me souviens avoir lu son scénario dans l’avion qui m’emmenait au Festival de Cannes il y a deux ans, je pensais lire quinze pages puis faire autre chose, je ne l’ai pas lâché.
Ma lecture terminée, j’avais la chair de poule. À peine l’avion avait-il atterri à Nice que j’avais déjà rallumé mon portable : c’était quand il voulait.
En France, quand on s’attaque au thriller, on a souvent tendance à en exploiter le côté très noir. Chez Yann Gozlan, je retrouvais vraiment les codes d’un GHOSTWRITER, de Roman Polanski, ou d’un MATCH POINT, de Woody Allen ; une qualité d’écriture américaine associée à l’image française de PLEIN SOLEIL, de René Clément, ou de LA PISCINE, de Jacques Deray.
En refermant le scénario, je me rappelle avoir également pensé au film de Dominik Moll, HARRY, UN AMI QUI VOUS VEUT DU BIEN : un récit qui débute de façon on ne peut plus normale et qui dérape sans possibilité de retour en arrière.

Qu’est-ce qui vous attirait dans cette histoire ?

Pierre Niney : La problématique identitaire et les questions que pose le film sur l’art sont très inspirantes pour un comédien. Dès l’instant où il est pris au piège de son mensonge, Mathieu s’enfonce dans un engrenage qui l’oblige à accomplir un parcours initiatique dans les méandres du mal et cela donne matière à pas mal de questionnements : a-t-on besoin de traverser des épreuves aussi difficiles pour avoir quelque chose à dire ? Qu’est-ce qui permet de créer ?
J’aimais tout particulièrement l’idée que ce type, passionné, ne soit pas talentueux.
Le cinéma a plus souvent tendance à s’intéresser à des artistes qui ont un don magnifique.
Rares sont les réalisateurs qui se penchent sur ce genre de figures, mis à part les « losers magnifiques » des frères Cohen que j’adore. Ici Mathieu va devoir inventer ce don, ce talent, car cela devient une question de survie !

Vous est-il arrivé d’éprouver également ce genre d’angoisse au moment d’interpréter une scène ?

Pierre Niney : Tous les interprètes connaissent des pannes d’inspiration. Mais l’appel du public est là et on finit souvent par trouver la solution. Mon personnage est animé par le même appel de survie : il ment et va jusqu’à tuer pour régler très temporairement les problèmes qui se présentent à lui.

Quel plaisir procure le fait de jouer un usurpateur d’identité lorsqu’on joue soi-même à en changer chaque soir sur scène ?

Pierre Niney : C’est excitant. En préparant ce personnage, je ne pouvais pas m’empêcher d’établir un lien avec mon propre métier et mon moi profond. Mathieu éprouve du plaisir à se faire passer pour ce qu’il n’est pas mais ça le dépasse. J’ai éprouvé ce sentiment en jouant Yves Saint Laurent : je ne m’appartenais plus tout à fait, c’était troublant.

Pour rentrer dans la peau d’un auteur de best seller, Mathieu procède un peu comme un comédien. Il s’imprègne d’histoire algérienne, observe les gens célèbres en interview.

Pierre Niney : Je suis persuadé qu’il éprouve une véritable admiration pour l’auteur du manuscrit volé : il y a une forme de respect dans cette préparation à laquelle il s’astreint. On est vraiment dans un jeu d’identité.
Dont il sort souvent perdant… Il ne parvient pas, par exemple, à trouver sa place au sein de la famille d’Alice…
Tout comme le personnage joué par Rhys Meyer dans MATCH POINT. Ou comme l’aspiration d’un Martin Eden à intégrer la bourgeoisie. C’est l’éternelle impossibilité d’une classe à fusionner avec une autre. Mathieu prétend s’intégrer mais au fond il ne le peut pas. Symboliquement c’est très fort, je trouve.

Comme au théâtre, le film se déroule presque à huis-clos.

Pierre Niney : On est 80% du temps dans cette superbe villa et cela participe au sentiment d’angoisse qui court tout au long du film. Cette maison, je la vois comme un personnage qui jouerait le rôle d’un témoin et d’une alliée dans les crimes que commet Mathieu. Tout se construit autour de cet endroit isolé d’une beauté à couper le souffle. Il y a là quelque chose de théâtral qui me plaît. L’effet de contraste entre la magnificence du lieu et la violence de ce qui s’y déroule est très fort.

Vous ne cachez pas votre désir d’écrire, de réaliser et de produire. Vous êtes vous impliqué dans le scénario du film ?

Pierre Niney : Le scénario était écrit au cordeau, Yann savait parfaitement ce qu’il voulait, il n’y avait plus qu’à jouer. Je lui ai juste proposé de rajouter la scène où Mathieu demande des comptes à l’éditeur qui a refusé son premier manuscrit : elle souligne à quel point le personnage est réellement passionné de littérature et son besoin viscéral d’être reconnu. Il y a quelque chose d’un peu naïf dans la conversation que Mathieu a avec son interlocuteur : « Je peux tout changer », lui dit-il. Il est plein de bonne volonté et prêt à tout pour vivre de son art…

Y a-t-il des films que vous avez vus ou revus pour le rôle ?

Pierre Niney : J’ai revisionné LA PISCINE de Jaques Deray, PLEIN SOLEIL, de René Clément. Certains films de Polanski. J’ai aussi voulu revoir LES INFILTRÉS, de Martin Scorsese, dans lequel il y a également tout un jeu passionnant sur l’identité.

Comment avez-vous abordé le personnage ?

Pierre Niney : En passant, comme presque toujours, par le travail du corps. C’est une méthode que j’ai découverte très tôt grâce à des artistes russes. À 18 ans, j’ai eu la chance de jouer une pièce de théâtre à Moscou – « Le Gars » de Marina Tsvetaïeva – un spectacle monté moitié en français et moitié en russe. Qu’ils soient musiciens ou comédiens, les Russes ont une technique très physique d’investir les rôles : cela passe par des sensations, du chant de la danse. C’est une approche moins intellectuelle que la nôtre et que je trouve très complémentaire. Pour en revenir au film, je me suis entraîné dans une salle, je me suis musclé et j’ai fait en sorte de prendre un peu de poids. Mathieu, mon personnage doit fournir beaucoup d’efforts physiques, notamment dans la deuxième partie du film. Il fallait qu’il ait de l’endurance.

Son apparence s’est-elle tout de suite imposée à vous ?

Pierre Niney : Yann avait une idée très précise de la façon dont Mathieu devait s’habiller : avec des références très marquées cinéma des années 1960. La chemise que je porte au bord de la piscine et que nous avions baptisée la chemise Delon donne, je trouve, un côté très sensuel à toutes ces scènes. Cela correspondait à l’envie de réaliser un film qui soit non seulement beau et moderne, violent parfois mais aussi sensuel et sexy.
J’ai eu un moment l’idée de me laisser pousser la barbe. Après la sortie de « Sable noir », ce livre volé à un autre, je trouvais intéressant que Mathieu ait envie de se cacher. Yann me voulait, au contraire, rasé de près : la jeunesse de mon visage devait contraster avec la violence des actes du personnage. Il avait raison.

Vous réussissez à faire passer ce contraste de manière incroyable : serein en apparence, bouillonnant à l’intérieur.

Pierre Niney : C’était le défi du film. Comment donner des couleurs aux émotions de ce gars alors qu’il est dans un état de tension permanente ? J’ai parfois eu peur de ne pas tenir la distance.
Yann a été une source d’inspiration directe. On dit parfois qu’un sujet ressemble à son auteur : je l’ai vérifié sur ce tournage, je lui ai volé beaucoup de choses.

À certains moments, le personnage a un côté presque animal.

Pierre Niney : Quand on est un usurpateur, qu’on est sur un territoire dangereux où l’on peut être démasqué à tout moment, on est réellement en mode de survie. On dort d’un oeil, comme un animal, on est toujours prêt à bondir, réagir. Yann me dirigeait dans ce sens, sur la nervosité. On devait pouvoir ressentir que, dans la situation de danger et d’extrême inconfort où se trouve Mathieu, il est capable de tout.

Le film a parfois des accents lynchéens : cette scène, par exemple, où le personnage voit du sang dégouliner du plafond lors d’un dîner de famille…

Pierre Niney : J’adore cette scène ! Il décroche complètement de la réalité, son corps est en train de dérailler. Cette scène et celle du cauchemar contribuent à accroitre un peu plus l’angoisse qui le torture.

Vous évoquiez le scénario au cordeau. Y a-t-il des moments où vous avez donné libre cours à l’improvisation ?

Pierre Niney : Au début du film, il y a une séquence où Mathieu, vient de recevoir une réponse négative de l’éditeur. Sans même se le dire, Yann et moi sentions qu’il manquait quelque chose. Pendant une prise j’ai alors continué la scène après le coup de téléphone et j’ai frappé contre la vitre de l’appartement. Je l’ai carrément cassée. J’ai eu peur que ça pose des soucis pour la suite du tournage. Mais Yann a tout de suite crié « j’adore ! ». Le contrôle de soi et l’automutilation sont des thèmes qui hantent les courts métrages de Yann, c’est sans doute aussi pour cela que ça lui a plu… il a gardé cette prise pour le film.

Vous venez du théâtre où les répétitions jouent un rôle important. Quel genre d’acteur êtes-vous au cinéma ?

Pierre Niney : Je crois au travail. Répéter est une chose qui n’a pas de prix et c’est toujours payant.
Nous avons pu répéter pour le film ; avec Yann, avec Ana Girardot, qui joue Alice – il était important que nous commencions à former un couple avant d’arriver sur le plateau. Cela n’ôte en rien la spontanéité d’une prise, cela permet d’exploiter des pistes, tester des idées. Après, je crois que chaque film, chaque pièce, génèrent une méthode particulière.
Il m’arrive de demander au réalisateur de faire une prise supplémentaire mais la plupart du temps, s’il est satisfait, je n’insiste pas. Mes amis prétendent que j’ai le syndrome André Dussollier ; comme lui, la journée terminée, je refais la prise toute la soirée dans ma chambre d’hôtel, en enrageant d’avoir peut-être raté la bonne.
C’est sans doute de cette insatisfaction permanente que me vient le désir de prolonger mon métier en écrivant, en réalisant et en montant.

Vous êtes au Français depuis 2010, vous enchainez les films et faites aussi des incursions à la télévision avec notamment « Casting(s) » sur Canal Plus. Comment réussit-on à concilier autant d’activités ?

Pierre Niney : Le rythme de la Comédie Française est assez soutenu – il m’est arrivé de jouer « Phèdre », l’après-midi et « Un chapeau de paille d’Italie », le soir. C’est la grande difficulté, la grande exigence mais aussi la grande chance de cette maison : cela permet de travailler son outil, comme on le ferait d’un muscle ou d’un instrument de musique, de se remettre en permanence en question. Je sais que je ne lâcherai jamais le théâtre qui est pour moi la meilleure école pour un acteur. Cela ne m’empêche pas de faire d’autres choses, je ne m’interdis rien, je ne me fixe aucune limite, c’est juste une question de planning. J’ai de l’énergie et un bon agenda.

Parlez-nous du choix de vos films. Le succès d’YVES SAINT LAURENT influe-t-il sur eux ?

Pierre Niney : Je n’ai pas de stratégie de carrière. Je vais où les scénarios me plaisent. Une histoire bien racontée reste une histoire magique.

Comment gère-t-on le succès à 26 ans ?

Pierre Niney : J’aurais mauvaise grâce de m’en plaindre, j’ai eu tant de chance, dont celle de grandir auprès d’une famille dotée d’une éthique solide : chez eux, l’art et sa pratique passent avant tout le reste.

vendredi 20 février 2015

Sean Penn recevra ce soir le César d'Honneur 2015


La 40ème cérémonie des César se déroulera ce vendredi soir au Théâtre du Châtelet et sera retransmise en clair sur Canal +, elle sera cette année présidée par Dany Boon.


Au cours de la cérémonie, un hommage sera rendu à Roger Hanin disparu le 11 février.

L'acteur américain Sean Penn recevra le César d'Honneur 2015. Acteur mythique, personnalité engagée, réalisateur d’exception, Sean Penn est une icône a part dans le Cinéma Américain, une Iégende de son vivant. Réclamé par les plus grands réalisateurs, Woody Allen, Terrence Malick,
Brian de Palma, David Fincher, Sydney Pollack, Oliver Stone, Barry Levinson et bien d’autres... Il passe derrière la caméra dés 1991 avec son premier long métrage «The Indian Runner», suivi de quatre autres films dont le mondialement acclamé «Into The Wild». Cette reconnaissance internationale Iui vaudra également d’être désigné comme Président du Festival de Cannes en 2008.

Les nominations :

Pour le César de la meilleure actrice : Juliette Binoche, Marion Cotillard, Catherine Deneuve, Emilie Dequenne, Adèle Haenel, Sandrine Kiberlain et Karin Viard

Pour le César du meilleur acteur : Niels Arestrup, Guillaume Canet, François Damien, Romain Duris, Vincent Lacoste, Pierre Niney et Gaspard Ulliel

Pierre Niney et Gaspard Ulliel sont tous les deux en compétition pour leur interprétation du couturier Yves St Laurent.

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