mardi 10 avril 2018

Interview de Valérie Bonneton "La Ch’tite famille"


Valentin D. et Constance Brandt, un couple d’architectes designers en vogue préparent le vernissage de leur rétrospective au Palais de Tokyo. Mais ce que personne ne sait, c’est que pour s’intégrer au monde du design et du luxe parisien, Valentin a menti sur ses origines prolétaires et ch'tis. Alors, quand sa mère, son frère et sa belle-sœur débarquent par surprise au Palais de Tokyo, le jour du vernissage, la rencontre des deux mondes est fracassante. D’autant plus que Valentin, suite à un accident, va perdre la mémoire et se retrouver 20 ans en arrière, plus ch’ti que jamais !

LA CH’TITE FAMILLE EST VOTRE TROISIÈME FILM AVEC DANY, LE DEUXIÈME EN TANT QUE METTEUR EN SCÈNE... COMMENT PARLERIEZ-VOUS DE VOTRE RELATION PROFESSIONNELLE ET AMICALE AVEC LUI ?

Valérie Bonneton : En réalité, je considère que celui-ci est vraiment mon premier film avec Dany, celui où je le découvre vraiment. Je jouais un petit rôle dans SUPERCONDRIAQUE mais je l’avais déjà trouvé comme un poisson dans l’eau sur son plateau. Cette impression a été grandement confirmée... Humainement ensuite, je vous dirais qu’il n’a pas changé et pour moi, nous faisons vraiment partie de la même famille. Nous ressentons des choses communes l’un envers l’autre : de l’admiration, du respect et de la complicité qui s’exprime dans notre jeu d’acteur quand nous sommes réunis. Dany m’avait parlé il y a longtemps de cette « Ch’tite famille » et comme nous venons tous les deux du Nord, il y avait comme une évidence à ce que l’on retravaille ensemble, surtout sur ce rôle-là...

PARLEZ-NOUS DE LOULOUTE JUSTEMENT, VOTRE PERSONNAGE...

Valérie Bonneton : J’ai été très touchée par la lecture du scénario : il y avait pour moi entre les lignes quelque chose du conte... L’histoire de ce type qui renie ses origines parce qu’il a honte de là d’où il vient, qui est victime d’un accident et qui s’endort comme « La belle au bois dormant » avant de se réveiller et de retourner vers son amour d’enfance, vers ses racines... Quant à Louloute, c’est pour moi l’une de ces femmes typiques du Nord que je connais très bien. Elle est assez différente de ce qu’on me propose d’habitude, ces personnages forts, hauts en couleur. Là, c’est quelqu’un qui fait partie des « petites gens » comme on dit. Une fille honnête, droite, plus émouvante que comique d’ailleurs. J’ai adoré incarner Louloute, ce qui m’a permis aussi au passage de retrouver mon accent Ch’ti !

EST-CE QUE ÇA REVIENT VITE D’AILLEURS ?
ET COMMENT NE PAS EN FAIRE TROP POUR RESTER CRÉDIBLE ET PAS CARICATURAL ?

Valérie Bonneton : C’est la première chose à laquelle j’ai pensé !

Je crois en fait que je n’aurais pas joué ce rôle si ça ne me renvoyait pas à 200% à mes origines : cet accent ne m’a jamais quitté...

Il m’arrive très souvent de l’utiliser pour blaguer, je continue de parler le patois Ch’ti dans ma famille, où l’on est vraiment du Nord profond : celui des Corons pas celui de Lille... Et c’est sans doute pour cela que l’histoire du film m’a à ce point émue : moi aussi à l’adolescence j’ai eu un peu honte de cet accent, j’ai voulu le perdre, le quitter.

Ce qui est intéressant au final j’espère, c’est que la vérité du personnage de Louloute, ce qu’elle est vraiment, prime sur sa manière de parler...


JAMAIS PERSONNE NE VOUS A CONSEILLÉ DE METTRE CES RACINES NORDISTES DE CÔTÉ POUR « RÉUSSIR » COMME ON DIT ?

Valérie Bonneton : Non, jamais mais vous savez, je ne me serais pas laissée faire ! Mon père me disait que l’on retourne toujours de là où l’on vient... Bien sûr j’ai eu envie de partir mais j’y suis revenue et surtout, je n’ai jamais oublié combien ces gens du Nord sont rares. Quand je suis arrivée à Paris, on me prenait pour une folle parce que je disais bonjour à tout le monde dans la rue ! C’est une autre mentalité, un esprit différent...

VOUS ÊTES DONC DU NORD, COMME DANY BOON, LINE RENAUD, GUY LECLUYSE ET PIERRE RICHARD... IL Y AVAIT UNE SORTE DE « CLAN DES CH’TIS » SUR LE PLATEAU ?

Valérie Bonneton : Ah oui et pour de vrai ! Vous savez, les gens du Nord, c’est comme les belges : on les reconnait tout de suite et on est bien en leur compagnie. Vous parlez de Line : c’est une femme qui est restée très simple, sans aucun à priori ou jugement. Quand elle rencontre quelqu’un, elle regarde et elle écoute d’abord ! Alors je sais bien que l’on a coutume de dire que « le tournage a été merveilleux, etc » mais c’est pourtant vrai et cela tient surtout à Dany... Il sait s’entourer de personnes exceptionnelles, comme Line Renaud. Pour moi, ça a été une belle rencontre, une grande leçon.

SI L’ON AJOUTE FRANÇOIS BERLÉAND ET LAURENCE ARNÉ QUI SONT AUSSI DE VRAIES NATURES, Y A-T-IL EU DES MOMENTS SUR LE TOURNAGE OÙ DANY BOON RÉALISATEUR A ÉTÉ OBLIGÉ DE BRIDER UN PEU VOS ARDEURS COMIQUES ?

Valérie Bonneton : C’est vrai qu’il y avait de l’ambiance :

Laurence Arné et François Berléand ne sont pas les derniers quand il s’agit de s’amuser !

Mais le scénario de Dany était écrit très précisément. C’est avant tout un metteur en scène qui sait ce qu’il veut, même s’il est toujours à l’écoute de ce que ses comédiens peuvent lui proposer. Il prend ou pas ce que vous lui apportez mais il y fait attention...

Dany, je l’ai connu quand il avait 20 ans et il n’a pas changé : sur ce film, c’est lui qui a piqué le plus de fou-rires ! Nous n’avons jamais ressenti la moindre pression... Pour lui, rien n’est un problème ou un obstacle, tout le monde est le bienvenu sur le plateau.

Je me souviens d’un jour où ma fille était malade : il s’est arrangé pour aller la faire chercher à l’école et quand elle est arrivée, il l’a présentée à l’équipe, lui a montré les prises... C’est quelqu’un qui est dans la vie avant tout et dont l’intelligence lui permet de ne pas se laisser rattraper par la tension d’un film important comme LA CH’TITE FAMILLE ...

UN MOT DE GUY LECLUYSE QUI INCARNE GUS, VOTRE MARI, LE FRÈRE DE DANY DANS LE FILM. UN PERSONNAGE UN PEU À LA DÉRIVE QUI APPORTE BEAUCOUP DE TENDRESSE...

Valérie Bonneton : Absolument et le couple qu’il forme avec Louloute représente ces mariages qui résistent au temps malgré les problèmes et les défauts parfois insupportables de l’autre, l’alcool en l’occurrence pour Gus. Je trouve qu’il y a beaucoup de solidarité entre eux et c’est d’ailleurs leur seule richesse : à part leur amour, ils n’ont pas grand-chose.

Je suis certaine qu’à Paris, Louloute et Gus se seraient séparés, parce qu’il y a d’autres intérêts...

CE QUI EST INTÉRESSANT DANS LE FILM, C’EST QUE MALGRÉ LES NOMBREUX PERSONNAGES, VOUS PARVENEZ TOUS À EXISTER VRAIMENT, COMME S’IL N’Y AVAIT PAS DE RÔLE PRINCIPAL...

Valérie Bonneton : C’est tout à fait vrai et là encore, c’est grâce à Dany... Sur un tournage, il ne laisse jamais quelqu’un tout seul par exemple, il s’inquiète de savoir où vous êtes, avec qui vous mangez ! On se retrouve donc tous ensemble à regarder les scènes et croyezmoi, ce n’est pas toujours comme ça ! Dany n’est pas quelqu’un comme les autres et ses films s’en ressentent forcément... Vous savez, il n’y a pas de mystère à sa popularité : il ne triche pas, il raconte qui il est à travers ses films et son but ultime est vraiment de donner du bonheur à ses spectateurs... Dans LA CH’TITE FAMILLE, on pourrait se dire qu’opposer les designers parisiens et les petites gens du Nord c’est caricatural, mais non : le film n’est méchant ou moqueur à aucun moment, même s’il pointe les failles de chacun. C’est juste de la tendresse et de la bienveillance...

lundi 12 mars 2018

Deux lauréates des concours de nouvelles à LIVRE PARIS


Alors que nous nous apprêtons à lancer un nouveau concours de nouvelles, deux lauréates des précédents concours de nouvelles sont invitées au Salon du Livre de Paris le samedi 17 mars.

Laetitia Terlutte dédicacera le recueil "Célibataire, mais... je me soigne !" édité suite au concours de nouvelles chick-lit qui avait récompensé 10 auteures. Comme la plupart des lauréats des concours, Laetitia a poursuivi l'expérience chez PGCOM Editions avec la parution en octobre dernier de son premier roman "Le Portail"

Véronique Barbotin quant à elle dédicacera le recueil "Le Bal des Sorcières" édité suite au concours de nouvelles jeunesse qui avait également récompensé 10 auteurs. A la suite de ce concours, Véronique n'a pas cessé d'écrire, bien au contraire, de nombreux ouvrages sont parus chez PGCOM Editions : "Le clin d’œil de la plume" "Un bateau de rêves" "Le lapin magicien" et deux livres dont les droits d'auteurs sont reversés à des associations de soutien aux enfants malades avec "Petites histoires au pied du sapin" et "Un ours au pays du Père Noël"

Retrouvez ces deux auteures le samedi 17 mars de 11H à 15H au Salon du Livre de Paris sur le stand F47 de l'ECLA Nouvelle-Aquitaine

mardi 6 mars 2018

LOOK : une sélection aux couleurs printanières


NUANCES PRINTANIÈRES

Notre résolution pour la saison : porter plus de couleurs. Attirer le printemps avec des pièces originales et lumineuses, de jolis accessoires et des imprimés fleuris.

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lundi 26 février 2018

Un épisode de grand froid et un épisode de pollution



Un épisode de froid sévit sur la France métropolitaine cette semaine. L’anticyclone se renforce à partir de dimanche 25 février en apportant de l’air glacial en provenance de Russie. Selon les prévisions, mardi 27 et mercredi 28 février devraient être les journées les plus froides de l’épisode, et des températures minimales négatives devraient être observées sur l’ensemble du territoire (jusqu’à -6 à -10 °C au nord et à l’est de l’hexagone).

Ces températures négatives peuvent être à l’origine de risques pour la santé : hypothermie (diminution de la température du corps en dessous de 35°C), gelures, aggravation d’éventuels risques cardio-vasculaires…
Dans certaines régions, cette vague de froid sera conjuguée à un épisode de pollution par les particules, les conditions anticycloniques froides et stables limitant leur dispersion et engendrant un surcroit d’émissions notamment dû au chauffage. Pour les jours à venir, Prevair, le laboratoire central de surveillance de la qualité de l’air, prévoit des niveaux de concentrations en particules modérés à assez élevés avec localement des dépassements du seuil d’information et recommandation possibles sur un grand quart Nord-Ouest du pays ou dans des zones épargnées par les vents (vallées Alpines).


Adoptez des gestes simples de prévention et de protection

En période de grand froid, mieux vaut limiter les efforts physiques même lorsqu’on est en bonne santé. Le froid demande des efforts supplémentaires à notre corps, et notamment à notre cœur qui bat plus vite pour lutter contre le refroidissement, et peut aggraver d’éventuels problèmes cardio-vasculaires.
Ne surchauffez pas votre logement, mais chauffez le normalement en vous assurant de sa bonne ventilation pour éviter tout risque d’intoxication au monoxyde de carbone (n’obstruez jamais les dispositifs d’aération).
Pour éviter tout risque d’hypothermie ou de gelures, habillez-vous chaudement quand vous sortez, en couvrant les parties du corps qui perdent de la chaleur : la tête, le cou, les mains et les pieds et en vous couvrant le nez et la bouche, pour respirer moins d’air froid.
Contrairement aux idées reçues, la consommation d’alcool ne réchauffe pas. Au contraire, cela peut s’avérer dangereux car l’engourdissement fait disparaitre les signaux d’alerte du froid qui incitent à se protéger.

Prêtez une attention accrue aux personnes fragiles, notamment aux enfants et aux personnes âgées.

Les nourrissons sont particulièrement exposés au froid car leur système de régulation de température est encore immature. Leur capacité d’adaptation aux changements de température n’est pas aussi performante que celle d’un enfant ou d’un adulte pour lutter contre le froid. Sauf nécessité impérative, évitez les sorties à votre nourrisson en période de grand froid.
Par mesure de prudence, les personnes âgées doivent, autant que possible, s’abstenir de sortir pour préserver leur santé et également pour éviter tout risque de chute, les périodes de grand froid étant propices à la survenue d’autres phénomènes météorologiques potentiellement dangereux, comme la neige et le verglas.

Pour faire face au pic de pollution atmosphérique, des mesures de réduction des émissions de particules sont mises en place.

Il est notamment recommandé aux automobilistes de privilégier des modes de transports moins polluants que la voiture individuelle (transports collectifs, covoiturage, etc.).
Pour les personnes vulnérables* et sensibles** à la pollution de l’air, il est rappelé les recommandations sanitaires suivantes :
  1. évitez les zones à fort trafic routier, aux périodes de pointe ;
  2. privilégiez les activités modérées ;
  3. privilégiez des sorties plus brèves et celles qui demandent le moins d’effort ;
  4. en cas de gêne respiratoire ou cardiaque, prenez conseil d’un professionnel de santé.
Enfin, si vous remarquez une personne sans abri ou en difficulté dans la rue, appelez le 115.

* Populations vulnérables : Femmes enceintes, nourrissons et jeunes enfants, personnes de plus de 65 ans, personnes souffrant de pathologies cardiovasculaires, insuffisants cardiaques ou respiratoires, personnes asthmatiques.
** Populations sensibles : Personnes se reconnaissant comme sensibles lors des pics de pollution et/ou dont les symptômes apparaissent ou sont amplifiés lors des pics (par exemple : personnes diabétiques, personnes immunodéprimées, personnes souffrant d’affections neurologiques ou à risque cardiaque, respiratoire, infectieux).

Un "Degas" volé en 2009 retrouvé par la douane


Découverte par la douane d’une œuvre d'Edgar Degas volée en 2009 et appartenant aux collections nationales

Françoise Nyssen, ministre de la Culture, et Gérald Darmanin, ministre de l’Action et des Comptes publics, se félicitent de la découverte par les douaniers de Marne-la-Vallée d’une œuvre d'Edgar Degas, Les Choristes, dissimulée dans la soute à bagages d’un bus. Cette composition, réalisée par l’artiste en 1877, avait été volée en 2009 à Marseille, dans les locaux du Musée Cantini, qui avait accueilli le tableau prêté par le musée d’Orsay. L’enquête menée après ce vol par l’Office central de lutte contre le trafic des biens culturels (OCBC) n’avait malheureusement pas permis de retrouver l’œuvre.

Le vendredi 16 février, les agents de la brigade des douanes de Marne-la-Vallée ont contrôlé un bus stationné sur l’aire d’autoroute de Ferrières-en-Brie, en Seine-et-Marne. Ils ont découvert à cette occasion dans une valise une œuvre portant la signature « Degas », pour lequel aucun des passagers ne s’est identifié comme propriétaire. Les douaniers ont alors saisi le tableau et sollicité l’expertise du musée d’Orsay afin d’en confirmer l’authenticité. Les premiers éléments de l’expertise permettent d’affirmer qu’il s’agit bien de l’œuvre recherchée.

Dans une conversation avec Daniel Halévy, Degas a dit que ce pastel représentait une scène de l'opéra Don Juan. Seule œuvre de Degas inspirée d'un opéra ne figurant pas de danseuses, Les Choristes montrerait le final du chœur du premier acte, qui célèbre les fiançailles de Masetto et de Zerlina.

Également intitulée Les Figurants, cette œuvre est un monotype, procédé d'estampe qui se situe à mi-chemin entre peinture et gravure. L'artiste a réalisé une composition à l'encre, apposée au pinceau sur une plaque de métal, avant de faire passer cette plaque sous presse. Cette technique ne permet de tirer qu'une seule bonne épreuve de la composition ainsi exécutée, que Degas a, ici, reprise au pastel, associant la vivacité des couleurs de ce médium, travaillées en un camaïeu maîtrisé de rouges, d'oranges et de jaunes, au fond sombre qui en rehausse l'éclat par contraste.

Degas a commencé à faire des monotypes vers 1876-1877 et les expose rapidement.  Les Choristes ont été présentés à l'exposition impressionniste de 1877 et ne sont pas passés inaperçus aux yeux des critiques, qui en ont souligné tant le réalisme cruel que la mise en page audacieuse. Les Choristes sont entrés dans la collection de Gustave Caillebotte dès avant l'exposition impressionniste de 1877, et dans les collections nationales françaises à la faveur du legs Caillebotte en 1894.

Françoise Nyssen se réjouit de « cette heureuse redécouverte d’une œuvre précieuse appartenant aux collections nationales, dont la disparition représentait une lourde perte pour le patrimoine impressionniste français, et rend hommage à l’action de la douane, complémentaire dans la lutte contre le trafic de biens culturels sous toutes ses formes de celle des services patrimoniaux du ministère de la Culture ».

La ministre de la Culture rappelle que 2017 fut l’année du centenaire de la mort de Degas et que l’exposition Degas Danse Dessin. Hommage à Degas avec Paul Valéry se termine ce dimanche et aura accueilli au musée d’Orsay plus de 400 000 visiteurs. Enfin, elle annonce que le pastel des Choristes aura une place toute particulière dans l’exposition Degas à l’Opéra programmée au musée d’Orsay en septembre 2019 (du 23 sept 2019 au 19 janvier 2020).

Gérald Darmanin a salué « la vigilance constante de la douane dans la lutte contre le trafic de biens culturels et son engagement dans la protection du patrimoine culturel ».

« En 2018, année européenne du patrimoine culturel, la mobilisation des douaniers se poursuivra et nous travaillerons à faire aboutir un dispositif européen de contrôle renouvelé ».

En 2016, la douane française a traité, sur l’ensemble du territoire, 71 affaires portant sur des biens culturels et saisi plus de 10 000 objets d'art, notamment des monnaies anciennes et des objets archéologiques.

En octobre 2017, huit antiquités égyptiennes de plus de 3000 ans, découvertes par les douaniers de la Gare du nord dans les bagages d’un résident britannique, ont été restituées aux autorités égyptiennes. En juillet 2015, ce sont les douaniers de Calvi qui avaient intercepté à bord d’un voilier un tableau de Picasso intitulé Tête de jeune fille en partance pour la Suisse, et restitué aux autorités espagnoles en concertation avec le ministère de la Culture.

De même, la douane lutte contre le trafic de biens culturels en provenance des zones sensibles, susceptibles de financer le terrorisme. En mars 2016, les douaniers de Roissy avaient saisi deux bas-reliefs en marbre des XIVème et XVIème siècles, identifiés comme tels avec l’aide des conservateurs du musée du Louvre et probablement issus du pillage du patrimoine syrien.

samedi 17 février 2018

Risque de cancer avec les aliments ultra-transformés


Durant les dernières décennies, les habitudes alimentaires se sont modifiées dans le sens d’une augmentation de la consommation d'aliments ultra-transformés qui contribuent aujourd’hui à plus de la moitié des apports énergétiques dans de nombreux pays occidentaux. Ils se caractérisent souvent par une qualité nutritionnelle plus faible, mais aussi par la présence d'additifs alimentaires, de composés néoformés et de composés provenant des emballages et autres matériaux de contact.
  
Des études récentes ont montré des associations entre la consommation d’aliments ultra-transformés et un risque accru de dyslipidémies, de surpoids, d’obésité, et d’hypertension artérielle. Toutefois, aucune étude n’a porté sur le risque de cancer, alors que des expérimentations chez l’animal suggèrent de potentiels effets cancérogènes de plusieurs composants habituellement présents dans les aliments ultra-transformés.
  
Au total, 104 980 participants de la cohorte française NutriNet-Santé (suivis entre 2009 et 2017) ont été inclus. Les données alimentaires ont été recueillies à l’entrée dans l’étude à l'aide d'enregistrements de 24h répétés, conçus pour évaluer la consommation habituelle des participants pour 3300 aliments différents. Ceux-ci ont été classés en fonction de leur degré de transformation par la classification NOVA (voir encadré ci-dessous).
  
Au cours du suivi, 2 228 cas de cancers ont été diagnostiqués et validés. Une augmentation de 10% de la proportion d'aliments ultra-transformés dans le régime alimentaire s’est révélée être associée à une augmentation de plus de 10% des risques de développer un cancer au global et un cancer du sein en particulier. Ces résultats étaient significatifs après prise en compte d’un grand nombre de facteurs sociodémographiques et liés au mode de vie, et également en tenant compte de la qualité nutritionnelle de l'alimentation. Ceci suggère que la moins bonne qualité nutritionnelle globale des aliments ultra-transformés ne serait pas le seul facteur impliqué dans cette relation.
  
Ces résultats doivent être considérés comme une première piste d’investigation dans ce domaine et doivent être confirmés dans d’autres populations d’étude. Notamment, le lien de cause à effet reste à démontrer. De même, d'autres études sont nécessaires afin de mieux comprendre l'impact relatif des différentes dimensions de la transformation des aliments (composition nutritionnelle, additifs alimentaires, matériaux de contact et contaminants néoformés) dans ces relations.
  
Pour poursuivre ces travaux, l’équipe de recherche lance actuellement un nouveau programme sur les additifs alimentaires, dont l’objectif principal sera d’évaluer les expositions alimentaires usuelles à ces substances et d’étudier leurs effets potentiels sur la santé et la survenue de maladies chroniques. Ceci sera rendu possible grâce à une évaluation précise et répétée de l'exposition alimentaire dans la cohorte NutriNet-Santé (mais également des compléments alimentaires et des médicaments), incluant les marques et noms commerciaux des aliments industriels consommés. Ce dernier point est fondamental pour estimer de manière précise l’exposition aux additifs au niveau individuel étant donné la grande variabilité des compositions entre les marques. Le recrutement de nouveaux volontaires pour participer à l’étude NutriNet-Santé se poursuit. Il suffit pour cela de s’inscrire en ligne (www.etude-nutrinet-sante.fr) et de remplir des questionnaires, qui permettront aux chercheurs de faire progresser les connaissances sur les relations entre nutrition et santé et ainsi d’améliorer la prévention des maladies chroniques par notre alimentation.
  
Définition et exemples d’aliments ultra-transformés
La classification NOVA permet de catégoriser les aliments selon 4 groupes, en fonction de leur degré de transformation industrielle (aliments peu ou pas transformés, ingrédients culinaires, aliments transformés, aliments ultra-transformés). Cette étude portait sur le groupe des «aliments ultra-transformés», qui comprend par exemple les pains et brioches industriels, les barres chocolatées, les biscuits apéritifs, les sodas et boissons sucrées aromatisées, les nuggets de volaille et de poisson, les soupes instantanées, les plats cuisinés congelés ou prêts à consommer, et tous produits transformés avec ajout de conservateurs autre que le sel (nitrites par exemple), ainsi que les produits alimentaires principalement ou entièrement constitués de sucre, de matières grasses et d'autres substances non utilisées dans les préparations culinaires telles que les huiles hydrogénées et les amidons modifiés. Les procédés industriels comprennent par exemple l'hydrogénation, l'hydrolyse, l'extrusion, et le prétraitement par friture. Des colorants, émulsifiants, texturants, édulcorants et d'autres additifs sont souvent ajoutés à ces produits.
Exemples :
-Les compotes de fruits avec seulement du sucre ajouté sont considérées comme des «aliments transformés», tandis que les desserts aux fruits aromatisés avec du sucre ajouté, mais également des agents texturants et des colorants sont considérés comme des «aliments ultra-transformés».
-Les viandes rouges ou blanches salées sont considérées comme des «aliments transformés» alors que les viandes fumées et/ou avec des nitrites et des conservateurs ajoutés, comme les saucisses et le jambon, sont classées comme «aliments ultra-transformés».
-De même, les conserves de légumes uniquement salées sont considérées comme des «aliments transformés» alors que les légumes industriels cuits ou frits, marinés dans des sauces et/ou avec des arômes ou texturants ajoutés (comme les poêlées industrielles de légumes) sont considérés comme des «aliments ultra-transformés».

Source : Monteiro CA, Cannon G, Moubarac JC, Levy RB, Louzada MLC, Jaime PC. The UN Decade of Nutrition, the NOVA food classification and the trouble with ultra-processing. Public Health Nutr 2018;21:5-17. http://dx.doi.org/10.1017

Rougeole : la vaccination est la meilleure protection


Recrudescence des cas de rougeole :

la vaccination est la meilleure protection


Depuis le 1er novembre 2017, 387 cas de rougeole ayant entraîné 1 décès et 83 hospitalisations, dont 6 en services de réanimation, ont été déclarés en France. En effet, plusieurs foyers épidémiques ont été identifiés sur l’ensemble du territoire, principalement en Nouvelle-Aquitaine, chez des personnes non immunisées contre cette maladie. Afin de limiter le risque de propagation de l’épidémie, la Direction générale de la Santé et Santé publique France rappellent que la vaccination est le moyen le plus efficace de se protéger contre la rougeole.

La rougeole est une maladie infectieuse très contagieuse. Une personne contaminée peut infecter 15 à 20 personnes en cas de couverture vaccinale insuffisante dans l’entourage. Or, cette maladie peut présenter des formes sévères (insuffisance respiratoire, complications neurologiques parfois irréversibles) nécessitant une hospitalisation et pouvant conduire au décès du patient dans les cas les plus graves. Entre 2008 et 2017, 33 cas d’encéphalite et 20 décès suite à une rougeole ont été recensés en France par Santé publique France.

Lorsqu’un foyer épidémique de rougeole est identifié, les investigations épidémiologiques mettent en évidence une absence de vaccination, ou une vaccination incomplète, chez la grande majorité des personnes infectées.

Tous les enfants et jeunes adultes devraient être vaccinés contre la rougeole. C’est une vaccination très efficace qui protège de la maladie dans près de 100% des cas après 2 doses de vaccin. C’est pourquoi, depuis le 1er janvier 2018, la vaccination contre la rougeole fait partie des 11 vaccinations obligatoires chez les enfants.

La Direction générale de la Santé invite toutes les personnes non vaccinées ou qui auraient des doutes concernant leur statut vaccinal à consulter dès à présent leur médecin traitant pour une éventuelle mise à jour de leurs vaccinations.

En milieu de soins, les professionnels de santé dont les antécédents de vaccination ou de rougeole sont incertains, sont également invités à mettre à jour leur vaccination pour éviter la propagation de cette maladie et protéger les patients les plus fragiles.

La commission technique des vaccinations de la Haute Autorité de Santé recommande par ailleurs de vacciner les personnes de plus de 6 mois, ayant été en contact avec un malade atteint de la rougeole, dans les 72 heures qui suivent le contact afin de prévenir le risque de contagion.

Plus d’info sur la vaccination et la maladie : http://www.vaccination-info-service.fr/

Une technique d'imagerie médicale non invasive


Actuellement en pleine ébullition, l’imagerie médicale pourrait bien avoir trouvé une technique inédite permettant d’observer de multiples facettes du vivant en temps réel et de manière non invasive. En effet, des équipes de l’Institut Langevin (ESPCI Paris - Université PSL / CNRS), de l’Accélérateur de Recherche Technologique (A.R.T. Inserm) en Ultrasons biomédicaux et du centre de recherche cardiovasculaire de Paris (Inserm / Université Paris Descartes) ont mis au point un nouvel instrument d’imagerie médicale associant la tomographie par émission de positons – « Pet-scan* » - avec l’imagerie ultrasonore ultrarapide, baptisé PETRUS pour Positron Emission Tomography Registered Ultrafast Sonography. Elles ont obtenu des images en trois dimensions où l’anatomie, le métabolisme, la fonctionnalité et même l’élasticité des organes sont parfaitement superposés. Ces travaux font la couverture de la revue Nature Biomedical Engineering le 6 Février.

Les chercheurs ont pu tester leur méthode à partir d’instruments commercialisés et assemblés sans modification majeure. Ils ont notamment imagé des tumeurs cancéreuses chez la souris, ou encore l’activité cardiaque chez le rat afin de tester la synchronisation des deux méthodes et la complémentarité des paramètres observés. Parce qu’elle permet de visualiser simultanément plusieurs paramètres biologiques fondamentaux sous forme de cartes paramétriques quantitatives, cette nouvelle imagerie reflète encore plus finement la complexité de la topologie du vivant.
Cette technique totalement a-traumatique d’observation du vivant en temps réel offre de nombreuses perspectives : explorer le lien entre le métabolisme et la vascularisation d’organes comme le coeur, le rein ou encore le foie, suivre de manière plus précise l’effet des nouveaux traitements sur le cancer, caractériser les suites d’un infarctus, etc. Développée dans un contexte préclinique, PETRUS est une technologie performante aisément traduisible cliniquement pour la recherche biomédicale.

*Pet-Scan ou Tomographie par émission de Positons : imagerie médicale en 3D permettant d’imager en 3D l’activité métabolique ou moléculaire d’un organe, en s’appuyant sur le principe de la scintigraphie.

dimanche 7 janvier 2018

Interview de Catherine Frot pour le film "Momo"


A l'occasion de la sortie du film "Momo" le 27 décembre, Catherine Frot a répondu à quelques questions.

Un soir, en rentrant chez eux, Monsieur et Madame Prioux découvrent avec stupéfaction qu’un certain Patrick s’est installé chez eux. Cet étrange garçon est revenu chez ses parents pour leur présenter sa femme. Les Prioux, qui n’ont jamais eu d’enfant, tombent des nues… D’autant que tout semble prouver que Patrick est bien leur fils. Patrick est-il un mythomane ? Un manipulateur ? Les Prioux ont-ils oublié qu’ils avaient un enfant ? Madame Prioux, qui souffre de ne pas être mère, s’invente-t-elle un fils ? 


On connaît votre passion de comédienne pour le théâtre. Connaissiez-vous le travail de Sébastien Thiéry, l’auteur de la pièce « Momo » et coréalisateur du film ?

Catherine Frot : Bien sûr : j’étais allée voir « Comme s’il en pleuvait » en 2012 avec Evelyne Bouix et Pierre Arditi. Mais malheureusement je n’avais pas pu voir « Momo » sur scène car au même moment je jouais « Fleur de cactus ». En revanche, j’ai évidemment lu le texte de Sébastien dans sa version théâtre, puis le scénario du film, et j’ai vu les changements importants qu’il y avait apportés. Son adaptation cinématographique entraîne l’histoire et les personnages ailleurs, en développant notamment le personnage d’André Prioux, interprété par Christian Clavier. Du coup, je trouve que mon rôle, celui de Mme Prioux a gagné en sentimentalité, en émotion.

C’est cette dimension-là qui vous donne envie de vous lancer dans ce projet de cinéma ?

Catherine Frot : Oui absolument. Je savais aussi que Christian Clavier avait déjà été choisi pour jouer André Prioux. Et puis, ce qui m’a tout de suite intéressée, c’est la dimension absurde de l’histoire : le fait que le récit et les personnages basculent vite dans un univers presque irréel.

Vous parlez de l’absurde : il devient soudainement très réaliste dans l’histoire et c’est tout le pari du film.

Catherine Frot : Oui, on doit adhérer à quelque chose d’insensé, qui n’existe pas !
Mon personnage est l’emblème de cela. Ce qui est troublant, c’est que pas mal des femmes que j’ai interprétées au cinéma évoluent dans cette dimension-là : des sortes de bulles de folie…

Cela signifie-t-il que vous avez ça en vous ?

Catherine Frot : Je ne sais pas mais ça me questionne en tout cas ! Si je repense à ODETTE TOULEMONDE, à MARGUERITE ou à Yolande dans UN AIR DE FAMILLE, je me rends compte que ce sont des femmes qui fonctionnent dans l’affabulation d’une autre vie. Apparemment, les réalisateurs m’imaginent ou m’envisagent parfois dans ce registre-là. C’est exactement ça dans MOMO : Laurence Prioux veut croire que cet homme qui fait irruption dans sa vie est bien son fils alors qu’elle n’a pas eu d’enfant.

Vous le dites, Mme Prioux est une femme qui n’a pas été mère… Vous qui l’êtes, êtes-vous allée puiser dans votre vécu pour construire ce personnage ?

Catherine Frot : Non parce que c’est avant tout de la comédie pure et je ne crois pas que pour jouer cela il faille aller chercher trop loin en soi. Cela ne m’empêche pas de me laisser aller à l’émotion, voire à me laisser déborder par elle quand je joue un personnage.




De quelle manière avez-vous travaillé avec vos deux coréalisateurs, Sébastien Thiéry et Vincent Lobelle ?

Catherine Frot : Les tâches étaient bien réparties entre eux deux : Sébastien se concentrait sur les comédiens et Vincent sur la mise en scène, l’aspect visuel du film. Il fallait trouver la balance entre la comédie, portée par Christian et l’émotion qui est au coeur du texte, car sur le fond, cette histoire-là raconte des choses qui vont bien au-delà du rire. La vraie difficulté, et ce que le film parvient à dégager il me semble, c’est un juste milieu entre la sensibilité et la comédie. C’est un mélange qui peut paraître incongru mais il est cohérent avec ce que raconte MOMO. En fait, c’est un film bâti sur des sentiments et des personnages opposés et l’on sait tous que parfois, ce qui s’oppose s’attire… Le plus et le moins peuvent déclencher la foudre : Christian dans la folie comique démesurée et moi dans l’émotion et la suspension !

Comment justement avez-vous vécu vos retrouvailles de cinéma avec Christian Clavier, 35 ans après vous être croisés dans « Les babas-cool » ?

Catherine Frot : Il y avait de la gourmandise pour moi à me confronter à la puissance de son jeu comique hors-normes. Je l’ai vraiment redécouvert dans QU’EST-CE QU’ON A FAIT AU BON DIEU ? où je le trouve hilarant ! Je suis très disponible pour ce genre d’exercice, j’aime recevoir l’énergie de mes partenaires sur un plateau.

Est-ce facile de trouver sa place face à cette machine de guerre du rire ?

Catherine Frot : Non pas toujours ! Ce qui m’a aidée, c’est le fait d’avoir à jouer une partition totalement opposée à la sienne et puis surtout, il y a entre nous un vrai respect de nos registres différents. MOMO est une sorte de curiosité absurde, comme dans les textes de Ionesco. On ressent également ça dans les décors très soignés qui rendent crédibles l’originalité du propos.

Un mot aussi de vos deux autres partenaires dans le film, Sébastien Thiéry qui joue votre « fils » et Pascale Arbillot dans le rôle de sa compagne.

Catherine Frot : J’aime beaucoup ces deux personnages qui amplifient la dimension très touchante du récit. On les croirait tous les deux quasiment sortis d’un film surréaliste, une sorte de couple à la Pierre Etaix ou Jérôme Deschamps ! Au final, vous avez André Prioux très concret, raisonnable, Laurence Prioux dans sa bulle inventée et puis « le fils » et sa compagne, dans une poésie qui dépasse l’entendement. J’aime beaucoup cela et j’espère vraiment que les spectateurs y seront également sensibles.


France Gall, une vie pour la musique


France Gall, de son vrai nom Isabelle Gall, a été bercée dès son plus jeune âge par le monde de la musique, son père Robert Gall, ancien élève du conservatoire était chanteur et auteur, il a signé entre autres, des "Amants merveilleux" pour Édith Piaf (1960) et "La Mamma" pour Charles Aznavour (1963). Sa mère, Cécile Berthier, est la fille de Paul Berthier, cofondateur de la Manécanterie des Petits Chanteurs à la croix de bois. Elle est la nièce de Jacques Berthier, compositeur et organiste, cousine du guitariste Denys Lable, de Vincent Berthier de Lioncourt (fils de Jacques), fondateur, en 1987, du Centre de musique baroque de Versailles et de François Brochet, sculpteur.

Elle voit défiler chez ses parents de nombreux artistes comme Hugues Aufray, Marie Laforêt ou Claude Nougaro. Enfant, elle accompagne quelquefois son père dans les coulisses de l'Olympia. Il lui fait même manquer l'école pour l'emmener voir Piaf, Bécaud ou Aznavour en concert à Bruxelles. Elle commence le piano à cinq ans, puis la guitare vers onze ans. À treize-quatorze ans, elle fait de la musique avec ses deux frères, les jumeaux Patrice et Philippe : ils ont fondé un petit orchestre et jouent l'été sur les plages et l'hiver à Paris. La petite Isabelle est surnommée « Babou1 » par sa famille, surnom qu’elle portera jusqu'à sa mort. Son père, devant son caractère affirmé, lui octroie le titre de « petit caporal ». Ses violons d’Ingres sont la peinture et les jeux de société.


En 1956, France Gall est sélectionnée pour représenter le Luxembourg au 10ème Concours Eurovision de la chanson et gagne en interprétant "Poupée de cire, poupée de son"
Une de ses chansons les plus célèbres est écrite par Serge Gainsbourg "Les Sucettes" et commentée par les propos appuyés de son auteur, déclenche un vent de scandale grandissant au fil des mois et provoque un malaise dont France Gall ne sort pas indemne quand elle comprend, trop tard, qu'elle a été manipulée dans un but médiatique.


C'est en entendant à la radio, un jour de 1973, la chanson "Attends-moi" interprétée par Michel Berger que France Gall est subjuguée par sa musique. À l'occasion d'une émission de radio, elle lui demande s'il peut lui donner son avis à propos des chansons que son producteur voudrait lui faire enregistrer. Bien que Michel Berger soit déconcerté par la pauvreté des chansons proposées à France Gall, il n'est pas question pour lui d'une collaboration entre eux. Ce n'est que six mois plus tard, en 1974, qu'il accepte d'écrire pour elle, après qu'elle a fait une voix sur le titre "Mon fils" rira du rock'n'roll du nouvel album de Berger (Chansons pour une fan), et après que l'éditeur de Gall le lui a proposé. La chanteuse a déjà décidé : « Ce sera lui ou ce sera personne »

Après la mort de Michel Berger, elle met fin à sa carrière de chanteuse en 1997. Les 12 et 15 août 2000, elle fait deux apparitions sur la scène de l'Olympia, pour interpréter en duo avec Johnny Hallyday "Quelque chose de Tennessee" c'est la dernière fois que France Gall chante sur scène. Le cancer du sein de France Gall, traité en 1993, connaît une récidive en 2015. Sa maladie est gardée secrète du grand public et le 9 décembre 2017, elle ne peut assister aux obsèques de Johnny Hallyday, ce qui alimente les rumeurs sur son état de santé. Dix jours plus tard, elle est admise en soins intensifs à l'hôpital américain de Neuilly pour une « infection pulmonaire sévère ». Elle meurt dans cet hôpital le matin du 7 janvier 2018, à l'âge de 70 ans, des suites de la récidive de son cancer.

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