dimanche 7 janvier 2018

Interview de Catherine Frot pour le film "Momo"


A l'occasion de la sortie du film "Momo" le 27 décembre, Catherine Frot a répondu à quelques questions.

Un soir, en rentrant chez eux, Monsieur et Madame Prioux découvrent avec stupéfaction qu’un certain Patrick s’est installé chez eux. Cet étrange garçon est revenu chez ses parents pour leur présenter sa femme. Les Prioux, qui n’ont jamais eu d’enfant, tombent des nues… D’autant que tout semble prouver que Patrick est bien leur fils. Patrick est-il un mythomane ? Un manipulateur ? Les Prioux ont-ils oublié qu’ils avaient un enfant ? Madame Prioux, qui souffre de ne pas être mère, s’invente-t-elle un fils ? 


On connaît votre passion de comédienne pour le théâtre. Connaissiez-vous le travail de Sébastien Thiéry, l’auteur de la pièce « Momo » et coréalisateur du film ?

Catherine Frot : Bien sûr : j’étais allée voir « Comme s’il en pleuvait » en 2012 avec Evelyne Bouix et Pierre Arditi. Mais malheureusement je n’avais pas pu voir « Momo » sur scène car au même moment je jouais « Fleur de cactus ». En revanche, j’ai évidemment lu le texte de Sébastien dans sa version théâtre, puis le scénario du film, et j’ai vu les changements importants qu’il y avait apportés. Son adaptation cinématographique entraîne l’histoire et les personnages ailleurs, en développant notamment le personnage d’André Prioux, interprété par Christian Clavier. Du coup, je trouve que mon rôle, celui de Mme Prioux a gagné en sentimentalité, en émotion.

C’est cette dimension-là qui vous donne envie de vous lancer dans ce projet de cinéma ?

Catherine Frot : Oui absolument. Je savais aussi que Christian Clavier avait déjà été choisi pour jouer André Prioux. Et puis, ce qui m’a tout de suite intéressée, c’est la dimension absurde de l’histoire : le fait que le récit et les personnages basculent vite dans un univers presque irréel.

Vous parlez de l’absurde : il devient soudainement très réaliste dans l’histoire et c’est tout le pari du film.

Catherine Frot : Oui, on doit adhérer à quelque chose d’insensé, qui n’existe pas !
Mon personnage est l’emblème de cela. Ce qui est troublant, c’est que pas mal des femmes que j’ai interprétées au cinéma évoluent dans cette dimension-là : des sortes de bulles de folie…

Cela signifie-t-il que vous avez ça en vous ?

Catherine Frot : Je ne sais pas mais ça me questionne en tout cas ! Si je repense à ODETTE TOULEMONDE, à MARGUERITE ou à Yolande dans UN AIR DE FAMILLE, je me rends compte que ce sont des femmes qui fonctionnent dans l’affabulation d’une autre vie. Apparemment, les réalisateurs m’imaginent ou m’envisagent parfois dans ce registre-là. C’est exactement ça dans MOMO : Laurence Prioux veut croire que cet homme qui fait irruption dans sa vie est bien son fils alors qu’elle n’a pas eu d’enfant.

Vous le dites, Mme Prioux est une femme qui n’a pas été mère… Vous qui l’êtes, êtes-vous allée puiser dans votre vécu pour construire ce personnage ?

Catherine Frot : Non parce que c’est avant tout de la comédie pure et je ne crois pas que pour jouer cela il faille aller chercher trop loin en soi. Cela ne m’empêche pas de me laisser aller à l’émotion, voire à me laisser déborder par elle quand je joue un personnage.




De quelle manière avez-vous travaillé avec vos deux coréalisateurs, Sébastien Thiéry et Vincent Lobelle ?

Catherine Frot : Les tâches étaient bien réparties entre eux deux : Sébastien se concentrait sur les comédiens et Vincent sur la mise en scène, l’aspect visuel du film. Il fallait trouver la balance entre la comédie, portée par Christian et l’émotion qui est au coeur du texte, car sur le fond, cette histoire-là raconte des choses qui vont bien au-delà du rire. La vraie difficulté, et ce que le film parvient à dégager il me semble, c’est un juste milieu entre la sensibilité et la comédie. C’est un mélange qui peut paraître incongru mais il est cohérent avec ce que raconte MOMO. En fait, c’est un film bâti sur des sentiments et des personnages opposés et l’on sait tous que parfois, ce qui s’oppose s’attire… Le plus et le moins peuvent déclencher la foudre : Christian dans la folie comique démesurée et moi dans l’émotion et la suspension !

Comment justement avez-vous vécu vos retrouvailles de cinéma avec Christian Clavier, 35 ans après vous être croisés dans « Les babas-cool » ?

Catherine Frot : Il y avait de la gourmandise pour moi à me confronter à la puissance de son jeu comique hors-normes. Je l’ai vraiment redécouvert dans QU’EST-CE QU’ON A FAIT AU BON DIEU ? où je le trouve hilarant ! Je suis très disponible pour ce genre d’exercice, j’aime recevoir l’énergie de mes partenaires sur un plateau.

Est-ce facile de trouver sa place face à cette machine de guerre du rire ?

Catherine Frot : Non pas toujours ! Ce qui m’a aidée, c’est le fait d’avoir à jouer une partition totalement opposée à la sienne et puis surtout, il y a entre nous un vrai respect de nos registres différents. MOMO est une sorte de curiosité absurde, comme dans les textes de Ionesco. On ressent également ça dans les décors très soignés qui rendent crédibles l’originalité du propos.

Un mot aussi de vos deux autres partenaires dans le film, Sébastien Thiéry qui joue votre « fils » et Pascale Arbillot dans le rôle de sa compagne.

Catherine Frot : J’aime beaucoup ces deux personnages qui amplifient la dimension très touchante du récit. On les croirait tous les deux quasiment sortis d’un film surréaliste, une sorte de couple à la Pierre Etaix ou Jérôme Deschamps ! Au final, vous avez André Prioux très concret, raisonnable, Laurence Prioux dans sa bulle inventée et puis « le fils » et sa compagne, dans une poésie qui dépasse l’entendement. J’aime beaucoup cela et j’espère vraiment que les spectateurs y seront également sensibles.


France Gall, une vie pour la musique


France Gall, de son vrai nom Isabelle Gall, a été bercée dès son plus jeune âge par le monde de la musique, son père Robert Gall, ancien élève du conservatoire était chanteur et auteur, il a signé entre autres, des "Amants merveilleux" pour Édith Piaf (1960) et "La Mamma" pour Charles Aznavour (1963). Sa mère, Cécile Berthier, est la fille de Paul Berthier, cofondateur de la Manécanterie des Petits Chanteurs à la croix de bois. Elle est la nièce de Jacques Berthier, compositeur et organiste, cousine du guitariste Denys Lable, de Vincent Berthier de Lioncourt (fils de Jacques), fondateur, en 1987, du Centre de musique baroque de Versailles et de François Brochet, sculpteur.

Elle voit défiler chez ses parents de nombreux artistes comme Hugues Aufray, Marie Laforêt ou Claude Nougaro. Enfant, elle accompagne quelquefois son père dans les coulisses de l'Olympia. Il lui fait même manquer l'école pour l'emmener voir Piaf, Bécaud ou Aznavour en concert à Bruxelles. Elle commence le piano à cinq ans, puis la guitare vers onze ans. À treize-quatorze ans, elle fait de la musique avec ses deux frères, les jumeaux Patrice et Philippe : ils ont fondé un petit orchestre et jouent l'été sur les plages et l'hiver à Paris. La petite Isabelle est surnommée « Babou1 » par sa famille, surnom qu’elle portera jusqu'à sa mort. Son père, devant son caractère affirmé, lui octroie le titre de « petit caporal ». Ses violons d’Ingres sont la peinture et les jeux de société.


En 1956, France Gall est sélectionnée pour représenter le Luxembourg au 10ème Concours Eurovision de la chanson et gagne en interprétant "Poupée de cire, poupée de son"
Une de ses chansons les plus célèbres est écrite par Serge Gainsbourg "Les Sucettes" et commentée par les propos appuyés de son auteur, déclenche un vent de scandale grandissant au fil des mois et provoque un malaise dont France Gall ne sort pas indemne quand elle comprend, trop tard, qu'elle a été manipulée dans un but médiatique.


C'est en entendant à la radio, un jour de 1973, la chanson "Attends-moi" interprétée par Michel Berger que France Gall est subjuguée par sa musique. À l'occasion d'une émission de radio, elle lui demande s'il peut lui donner son avis à propos des chansons que son producteur voudrait lui faire enregistrer. Bien que Michel Berger soit déconcerté par la pauvreté des chansons proposées à France Gall, il n'est pas question pour lui d'une collaboration entre eux. Ce n'est que six mois plus tard, en 1974, qu'il accepte d'écrire pour elle, après qu'elle a fait une voix sur le titre "Mon fils" rira du rock'n'roll du nouvel album de Berger (Chansons pour une fan), et après que l'éditeur de Gall le lui a proposé. La chanteuse a déjà décidé : « Ce sera lui ou ce sera personne »

Après la mort de Michel Berger, elle met fin à sa carrière de chanteuse en 1997. Les 12 et 15 août 2000, elle fait deux apparitions sur la scène de l'Olympia, pour interpréter en duo avec Johnny Hallyday "Quelque chose de Tennessee" c'est la dernière fois que France Gall chante sur scène. Le cancer du sein de France Gall, traité en 1993, connaît une récidive en 2015. Sa maladie est gardée secrète du grand public et le 9 décembre 2017, elle ne peut assister aux obsèques de Johnny Hallyday, ce qui alimente les rumeurs sur son état de santé. Dix jours plus tard, elle est admise en soins intensifs à l'hôpital américain de Neuilly pour une « infection pulmonaire sévère ». Elle meurt dans cet hôpital le matin du 7 janvier 2018, à l'âge de 70 ans, des suites de la récidive de son cancer.

jeudi 4 janvier 2018

Trekking et aventure au Maroc



Peu de pays se vantent d'une diversité naturelle aussi impressionnante que le Maroc. De son littoral doux aux paysages lointains de son intérieur, le pays offre aux visiteurs tout, des plages décontractées aux escapades en montagne.
Pourtant, le trekking au Maroc reste le point culminant pour beaucoup. Les débutants profiteront avec terrasud adventures des douces incursions dans les montagnes de l'Atlas en été, tandis que le fait de s'attaquer à certains des terrains les plus difficiles d'Afrique dans les profondeurs de l'hiver ravagé par la neige représente un sérieux défi, même pour les randonneurs expérimentés.


Le Jebel Toubkal
Le plus haut sommet de l'Afrique du Nord, le Jebel Toubkal, s'élève à 4167m dans les cieux du Haut Atlas central, offrant des vues qui ne se contentent pas de récompenser l'effort de chalutage là-haut. Cette montagne quasi mythique est le sommet le plus élogieux du pays et mérite amplement les éloges qu'elle suscite. En été, c'est une aventure que les gens raisonnablement aptes visent à affronter dans les deux ou trois jours d'Imlil - le mal d'altitude, l'insolation et la déshydratation sont des obstacles à surmonter- et la Kasbah du Toubkal est une base idéale au départ de la piste.
En hiver, lorsque les sentiers sont épais avec de la neige, le Toubkal est une bête encore plus sérieuse nécessitant des équipements spécialisés et des compétences. Pour un défi épuisant mais exaltant, il y a aussi le Circuit Toubkal, une randonnée épuisante qui dure environ une semaine.

Jebel Sirwa
L'Anti-Atlas est une chaîne de montagnes beaucoup moins annoncée que le Haut Atlas et se trouve au sud du Maroc, mais il offre encore un certain nombre de sommets alléchants. Sirwa, une montagne volcanique trapue de 3304 mètres de haut, relie en fait les deux chaînes.
Il peut généralement être grimpé en deux jours, mais un guide est recommandé en particulier pour la section finale potentiellement risquée. Sinon, faites une semaine de balade à travers les vallées berbères, avec leurs champs en pente raide, sur un circuit de Taliouine d'une semaine.
  
>> Demande de renseignementsEn savoir plus : www.terrasudadventures.com/

Le portage salarial : Pourquoi ? Pour qui ? Comment ?


De plus en plus de personnes font le choix du travail indépendant pour exercer en autonomie, ne plus dépendre d’une hiérarchie et trouver un meilleur équilibre entre vie personnelle et vie professionnelle. Pour se mettre à à son compte, plusieurs statuts sont possibles. On peut créer son entreprise, se lancer en auto-entrepreneur, ou encore choisir le portage salarial.
Se lancer dans la création d’entreprise comporte des risques, en particulier en cette période d’incertitudes économiques. En revanche,  le portage salarial se présente en tant qu’alternative efficace et sécurisée permettant à tout professionnel indépendant d’expérimenter son activité et en évaluer sa rentabilité sans avoir à créer une structure.  Et surtout, cette solution permet de bénéficier du confort et des avantages du salariat.
Apparu à la fin des années 1980, le portage salarial, cette forme d’emploi atypique et innovante ne cesse de prouver son efficacité et de séduire de plus en plus de professionnels actifs. Reconnue et codifiée par l’ordonnance d’avril 2015, le portage salarial bénéficie depuis mars 2017 d’une branche professionnelle à part.

Le portage salarial, Pourquoi ?

À mi-chemin entre un contrat de CDD et freelance, le portage salarial est un statut qui permet à des professionnels indépendants de:
  • travailler de manière indépendante tout en étant salarié
  • bénéficier du statut de salarié et des avantages associés à celui-ci (Cotisation pour la retraite, Couverture sociale en cas de chômage ou de maladie…),
  • bénéficier d’une aide administrative et d’un encadrement juridique,
  • lancer et développer son activité de façon durable dans un cadre organisé et sécurisé,
  • proposer ses compétences sans contrainte hiérarchique,
  • bénéficier de formations et de coaching pour apprendre à faire valoriser son expertise auprès des entreprises clientes,
  • tester son activité sans investissement financier importants.
  • bénéficier de flexibilité,
  • bénéficier d’accompagnement dans le développement de son affaire,
  • développer un réseau professionnel et sortir de l’isolement,

Le portage salarial, Pour qui ?

À sa création en 1988, le portage salarial s’adressait principalement à des consultants seniors et cadres. Au fil du temps son utilisation s’est étendue à tous les âges et types de missions. Dans le cadre de la législation actuelle, le portage concerne, toute personne justifiant d’un niveau d’expertise, de qualification et d’autonomie suffisant lui permettant de rechercher des clients. Plus précisément le portage salarial s’adresse aux :
  •  futurs créateurs d’entreprise désireux de tester la viabilité de leurs projets,
  • salariés en activité qui ont besoin de  réaliser des missions en dehors de leurs cadre d’emploi habituel en toute transparence.
  • salariés prouvant le besoin de changer de cadre professionnel et de devenir indépendants tout en conservant la sécurité sociale salariée,
  • freelances ou travailleurs indépendants à la recherche d’un cadre d’emploi sécurisant et de structure légale les déchargeant de la gestion administrative complexe de leurs activités,
  • jeunes diplômés ayant besoin d’acquérir une première expérience professionnelle,
  • demandeurs d’emploi indemnisés ayant besoin d’une nouvelle réinsertion sur le marché du travail,
  • retraités qui veulent conserver leurs activités et transmettre leurs expertises,
  • femmes qui souhaitent pouvoir concilier vie professionnelle et familiale.
Les métiers concernés par le portage salarial s’étendent des musiciens aux consultants, en passant par les webmasters, les formateurs, les graphistes ou les traducteurs. Sont en revanche exclues les professions réglementées, les activités d’achat-vente et les services d’aide à la personne.

Portage salarial, Comment ? 

L’article L1251-64 du Code du travail définit le portage salarial comme une relation contractuelle entre une « entreprise de portage, une personne portée et des entreprises clientes »
Le portage salarial est basé sur un dispositif simple aux démarches simplifiées et rapides, nul besoin d’attendre les validations administratives nécessaires à la mise en place d’une entreprise, ni d’engager de trésorerie ou de frais d’avocat.
Dans cette relation contractuelle, le consultant porté, considéré comme salarié de la société de portage se charge lui même de prospecter ses missions et de négocier avec le client les différents éléments relatifs à la prestation de service réalisée ( honoraires, objectif, durée, conditions..)
Dès qu’un accord verbal est conclu avec le client, le consultant entre en contact avec la société de portage qui assure toutes les démarches liées à la gestion administratives, juridique et comptable du contrat de prestation du consultant porté.
L’entreprise de portage salarial versera une rétribution mensuelle sous forme de salaire établie en fonction du chiffre d’affaires net réalisé par le consultant, après déduction des charges et d’une commission correspondant aux frais de gestion.
Le secteur du portage salarial, connait un franc succès, il  compte désormais près de 70 000 bénéficiaires en France et selon la Commission Européenne, leur nombre serait multiplié par 10 d’ici 2025.

vendredi 22 décembre 2017

J-30 avant la 2ème édition de la Nuit de la lecture


J-30 avant la 2ème édition de la Nuit de la lecture dans les bibliothèques et les librairies le samedi 20 janvier 2018


Pour sa deuxième édition, la Nuit de la lecture se déroulera le samedi 20 janvier 2018 dans les bibliothèques et librairies qui proposent plusieurs milliers d'événements partout en France.
Toute la journée et toute la soirée, les Français sont invités à venir découvrir des lectures musicales, des spectacles de théâtre, des lectures en pyjama, sous la couette ou à la lampe de poche, des expositions, des projections de films, des jeux autour du livre et de la lecture (quiz, enquête, chasse au trésor ou autre escape game), des ateliers d’écriture ou de découvertes livresques, des conférences, des dégustations littéraires… et bien sûr des rencontres avec des écrivains.

Cette manifestation nationale autour de la lecture et du plaisir de lire se veut donc inclusive et travaille avec ses partenaires associatifs pour que cette deuxième édition permette de développer la lecture ou d’organiser la rencontre avec le livre pour des publics les plus divers. Cette année particulièrement des événements sont organisés par des acteurs associatifs en liaison avec des bibliothèques et librairies auprès des migrants, auprès des publics en situation de handicap, hospitalisés ou en établissements de santé ainsi qu’auprès de personnes sous main de justice (adultes et mineurs, milieux ouverts et fermés).

La Nuit de la lecture 2018 permet également de renforcer des passerelles entre le milieu éducatif et le monde de la bibliothèque et de la librairie, notamment avec la participation de centres de documentation et d’informations d’établissements scolaires mais aussi de bibliothèques universitaires. Ainsi par exemple, « Les Petits champions de la lecture » et les classes théâtre des lycées sont invités à exercer leurs talents dans les bibliothèques et les librairies participant à la manifestation. Cette année, de nombreuses finales locales des Petits champions de la lecture, créé par le Syndicat national de l’édition et qui propose à tous les enfants de CM2, de participer à un concours de lecture à voix haute, se dérouleront le 20 janvier 2018.

Retrouvez toutes les informations sur la Nuit de la lecture 2018 sur www.nuitdelalecture.fr et sur les réseaux sociaux avec le mot-dièse #NuitLecture
En partenariat avec la Bibliothèque publique d’information, la Bibliothèque nationale de France, le Centre national du livre, le Syndicat national de l’édition, la Société des gens de lettres, le Syndicat de la librairie française, l’Association des bibliothécaires de France, l’Association des directeurs des bibliothèques municipales et des groupements intercommunaux des villes l’Association des bibliothécaires départementaux, ART+UNIVERSITÉ+CULTURE, France Loisirs, avec le soutien de la RATP, PhenixDigital, Mediatables, Toute l’histoire, Mangas, Science & Vie Junior, RTL 9, 20 minutes, Radio France et France Télévisions.

mercredi 6 décembre 2017

Le sapin de Noël naturel est le plus apprécié


Fidèle à la tradition, le sapin de Noël naturel garde toujours la préférence des Français. Après un léger fléchissement en 2015, il a retrouvé l'an passé une nouvelle vigueur. 
D'après la récente étude, commandée par FranceAgrimer et VAL'HOR, et effectuée par KANTAR TNS auprès de 6 000 foyers français, 21 % d'entre eux ont acquis un sapin naturel en décembre 2016, contre 18 % en décembre 2015. Ainsi, 5,8 millions de foyers ont acheté 6,1 millions de sapins naturels pour un chiffre d'affaires de 156,5 millions d'euros.


Une culture locale et raisonnée

Afin d'affronter la forte concurrence d'autres pays d'Europe, les producteurs de sapin naturel, regroupés au sein de l'Association Française du Sapin de Noël Naturel, mettent en avant leur mode de culture, la qualité de leurs résineux et le faible impact qu'ils exercent sur l'environnement. Ces producteurs tiennent à souligner que les sapins naturels sont bien issus d'une culture et que, contrairement aux idées reçues, ils ne sont pas extraits de forêts.
Cette culture raisonnée et de proximité crée des emplois, est moins dépensière en carburant pour le transport, et suit une démarche responsable. Les acteurs de la filière, tous passionnés par leur métier, se consacrent au développement de sapins « Made in France » exclusivement destinés aux fêtes de fin d'année, et entièrement recyclables. Une démarche qualité reconnue par la signature « Fleurs de France ».


Les ménages français plébiscitent le sapin naturel

Acheter un sapin de Noël naturel plutôt qu'un sapin artificiel constitue un geste « vert », car l'artificiel est composé de matériaux issus du pétrole et son mode de production est polluant (teintures employées, émanations, déchets...).
Ainsi, 85 % des foyers ayant acheté un sapin ont fait le choix du naturel et seulement 15 % ont opté pour un sapin artificiel.


Nordmann et épicéa dominent le marché du sapin naturel

Le Nordmann caracole toujours en tête des ventes, et poursuit sa progression. En décembre 2016, il représente 75 % des parts de marché en volume, soit une hausse de 1,9 point par rapport à 2015. Cette espèce représente 80 % des parts de marché en valeur, soit une hausse de 1,4 point par rapport à 2015.
Quant à l'épicéa, placé en deuxième position, il accuse une légère baisse en 2016, perdant 2,3 points de parts de marché en volume, totalisant 22 % du marché en volume, contre 24,3 % en 2015.
Le prix moyen d'un sapin Nordmann est de 27,60 euros, tandis que le prix moyen d'un épicéa est de 20,20 euros.


Moyens et grands sapins de Noël ont la cote

Les Français préfèrent les sapins de Noël naturels de plus d'un mètre de haut, qui ont belle allure et resplendissent sous leurs ornements de fête.
3 millions de sapins naturels mesurant entre 1 m et 1,50 m de haut totalisent 49 % des ventes de sapins naturels.
33 % des ventes représentent les sapins naturels de plus de 1,50 m, soit 2 millions d'unités.


Des achats de plus en plus tôt

Les Français préfèrent s'y prendre à l'avance pour acheter leur sapin. Cette tendance se renforce : la part des sapins naturels achetés entre le 1er et le 9 décembre 2016 a représenté 43 % du volume, contre 41 % en 2015. Soit plus de 4 sapins sur 10.
Entre le 10 et le 14 décembre, 22 % des sapins s'achètent, puis la période du 15 au 20 décembre enregistre une remontée, avec 30 % des achats. Les achats tardifs, après le 20 décembre, ont totalisé 5 % des achats.


Où achète-t-on son sapin de Noël ?

Les grandes surfaces alimentaires restent le principal lieu d'achat des sapins de Noël avec 33 % des ventes en volume.
Suivent les jardineries spécialisées avec 13 %, puis les producteurs détaillants et les magasins de décoration et de l'aménagement de la maison avec chacun 9 % des ventes en volume.


Le souci du recyclage de son sapin naturel

Les acheteurs de sapins naturels se montrent soucieux de l'environnement. Ainsi, 3 acheteurs sur 4 déclarent recycler leur sapin, en le déposant à un point de collecte, en assurant eux-mêmes sa transformation ou en le replantant.
Pour la moitié des acheteurs, la prise en compte lors de l'achat de la possibilité de recycler ou de replanter le sapin après les fêtes est importante.

mercredi 22 février 2017

Véronique Barbotin écrit pour les enfants malades


L'auteur Véronique Barbotin, qui faisait partie des lauréats du concours de nouvelles "jeunesse" sur le thème des sorcières organisé en 2012 par le magazine Femmes Actives, continue d'écrire des livres pour les enfants et son dernier livre a pour objectif d'aider les enfants malades.

Depuis la parution du recueil collectif "Le bal des sorcières", Véronique n'a cessé d'écrire et quatre livres ont vu le jour chez PGCOM Editions, un recueil de nouvelles pour adultes "Le clin d’œil de la plume" ainsi que trois livres jeunesse "Un bateau de rêve", "Petites histoires au pied du sapin" et "Un ours au pays du Père Noël"  

"Petites histoires au pied du sapin" et "Un ours au pays du Père Noël" sont des albums jeunesse illustrés par Michel Breton, l'auteur et l'illustrateur ont décidé de reverser leurs droits d'auteur à deux associations. Pour le premier livre, les droits d'auteur sont reversés à Enfants Cancers Santé, une association reconnue d’utilité publique qui œuvre pour la recherche contre les cancers et les leucémies de l’enfant et de l’adolescent. Pour le deuxième livre, les droits d'auteur sont reversés à l’Association Louis Carlesimo qui offre rêve et espérance aux enfants malades.

Ce sont de jolies petites histoires qui ont pour toile de décor les fêtes de Noël, mais la magie opère à n'importe quel moment de l'année, alors n'hésitez pas à acheter ces magnifiques petites livres, tous les enfants vont adorer et vous participerez à apporter un peu de joie à ceux qui luttent contre la maladie.

"Un ours au pays du Père Noël" 12 euros est en vente sur le site de l'éditeur : ici
"Petites histoires au pied du sapin" 12 euros est en vente sur le site de l'éditeur : ici

Michel Breton (illustrateur) Honoré Carlesimo (Président de l'association Louis Carlesimo) Véronique Barbotin (auteur)

jeudi 2 février 2017

Natalie Portman incarne Jackie Kennedy


Natalie Portman incarne Jackie Kennedy dans un film signé Pablo Larrain. Le long-métrage relate les quatre derniers jours ayant précédé l’as­sas­si­nat de JFK, vécus par son épouse Jackie Bouvier.
Jackie devait être à l'origine tourné par Darren Aronofsky, avec Rachel Weisz dans le rôle principal. Les deux ont finalement abandonné le projet, Aronofsky restant toutefois producteur du film.

Jackie est le premier film du Chilien Pablo Larrain à avoir été tourné aux États-Unis, en langue anglaise.


22 Novembre 1963 : John F. Kennedy, 35ème président des États-Unis, vient d’être assassiné à Dallas. Confrontée à la violence de son deuil, sa veuve, Jacqueline Bouvier Kennedy, First Lady admirée pour son élégance et sa culture, tente d’en surmonter le traumatisme, décidée à mettre en lumière l’héritage politique du président et à célébrer l’homme qu’il fut.

Programme de la prochaine Fashion Week à Paris


La semaine parisienne des défilés de prêt-à-porter Automne-Hiver 2017/2018 se déroule du 28 février au 7 mars 2017.

Ces huit journées de la très courue Fashion Week permettront de découvrir les tendances de la saison prochaine ! "Je suis très fière que la Fashion Week parisienne soit la première au monde en termes de nombres de défilés, de rédacteurs internationaux et d’acheteurs présents, a déclaré la maire de la capitale, Anne Hidalgo. C’est à Paris que s’affirment les tendances de demain, que le ton est donné pour les saisons suivantes. Nous sommes souvent imités, mais jamais égalés."

CALENDRIER OFFICIEL DES DÉFILÉS PRÊT-A-PORTER A PARIS

Mardi 28 février 2017
10h00 : LUCIEN PELLAT FINET - Voir invitation
11h00 : PASKAL - Voir invitation
12h00 : PAULE KA - Voir invitation
13h00 : LISELORE FROWIJN - Voir invitation
14h00 : JOUR/NE - Voir invitation (Paris 8e)
15h00 : AALTO - Voir invitation (Paris 3e)
16h00 : OLIVIER THEYSKENS - Voir invitation
17h00 : ANREALAGE - Voir invitation (Paris 1er)
18h00 : KOCHÉ - Voir invitation
19h00 : JACQUEMUS - Voir invitation
20h00 : SAINT LAURENT - Voir invitation
21h00 : Y/PROJECT - Voir invitation

Mercredi 1er mars 2017
10h00 : COURRÈGES - Voir invitation
11h00 : MAISON MARGIELA - Voir invitation
12h00 : LANVIN - Voir invitation
13h00 : NEHERA - Voir invitation
14h00 : ANNE SOFIE MADSEN - Voir invitation
15h00 : DRIES VAN NOTEN - Voir invitation
16h00 : GUY LAROCHE - Voir invitation (Paris 16e)
17h00 : ROCHAS - Voir invitation (Paris 16e)
18h00 : WANDA NYLON - Voir invitation
19h00 : LEMAIRE - Voir invitation (Paris 11e)
20h00 : KENZO - Voir invitation

Jeudi 2 mars 2017
10h00 : CHLOÉ - Voir invitation
11h00 : ATLEIN - Voir invitation (Paris 3e)
12h00 : MANISH ARORA - Voir invitation
13h00 : ANN DEMEULEMEESTER - Voir invitation (Paris 16e)
14h00 : PACO RABANNE - Voir invitation (Paris 16e)
15h00 : BALMAIN - Voir invitation
16h00 : ALEXIS MABILLE - Voir invitation
17h00 : BARBARA BUI - Voir invitation (Paris 8e)
18h00 : RICK OWENS - Voir invitation
19h00 : PASCAL MILLET - Voir invitation
20h00 : ISABEL MARANT - Voir invitation
21h00 : OFF-WHITE - Voir invitation

Vendredi 3 mars 2017
9h30 : LOEWE - Voir invitation
10h30 : UMA WANG - Voir invitation
11h30 : VANESSA SEWARD - Voir invitation
12h30 : ISSEY MIYAKE - Voir invitation (Paris 4e)
13h30 : CHRISTIAN WIJNANTS - Voir invitation (Paris 9e)
14h30 : CHRISTIAN DIOR - Voir invitation
15h30 : EACH X OTHER - Voir invitation (Paris 17e)
16h30 : UNDERCOVER - Voir invitation (Paris 16e)
17h30 : ANDREW GN - Voir invitation
18h30 : LUTZ HUELLE - Voir invitation
20h30 : YOHJI YAMAMOTO - Voir invitation

Samedi 4 mars 2017
9h30 : JUNYA WATANABE - Voir invitation
10h30 : HAIDER ACKERMANN - Voir invitation (Paris 16e)
11h30 : VÉRONIQUE LEROY - Voir invitation (Paris 16e)
12h30 : MUGLER - Voir invitation (Paris 16e)
14h00 : ACNE STUDIOS - Voir invitation (Paris 1er)
15h00 : ELIE SAAB - Voir invitation (Paris 8e)
16h00 : VIVIENNE WESTWOOD - Voir invitation
17h00 : COMME DES GARÇONS - Voir invitation
18h00 : NINA RICCI - Voir invitation
19h00 : RAHUL MISHRA - Voir invitation (Paris 16e)
20h00 : SONIA RYKIEL - Voir invitation

Dimanche 5 mars 2017
10h00 : MAISON RABIH KAYROUZ - Voir invitation (Paris 7e)
11h30 : BALENCIAGA - Voir invitation
13h00 : CÉLINE - Voir invitation
15h00 : VALENTINO - Voir invitation (Paris 8e)
16h00 : AKRIS - Voir invitation (Paris 16e)
17h00 : MASHA MA - Voir invitation
18h00 : JOHN GALLIANO - Voir invitation (Paris 8e)
19h00 : HOOD BY AIR - Voir invitation
20h00 : GIVENCHY - Voir invitation

Lundi 6 mars 2017
10h00 : STELLA MCCARTNEY - Voir invitation
11h00 : SACAI - Voir invitation
12h00 : LEONARD PARIS - Voir invitation (Paris 8e)
13h30 : GIAMBATTISTA VALLI - Voir invitation
14h30 : VERONIQUE BRANQUINHO - Voir invitation
15h30 : VALENTIN YUDASHKIN - Voir invitation (Paris 16e)
16h30 : HERMÈS - Voir invitation
19h00 : ESTEBAN CORTAZAR - Voir invitation
20h00 : ALEXANDER MCQUEEN - Voir invitation

Mardi 7 mars 2017
10h30 : CHANEL - Voir invitation
11h30 : AGNÈS B. - Voir invitation
12h30 : MONCLER GAMME ROUGE - Voir invitation
13h30 : ELLERY - Voir invitation (Paris 16e)
14h30 : MIU MIU - Voir invitation
15h30 : JUNKO SHIMADA - Voir invitation
16h30 : MOON YOUNG HEE - Voir invitation
17h30 : SHIATZY CHEN - Voir invitation (Paris 8e)
18h30 : LOUIS VUITTON - Voir invitation
20h00 : PAUL & JOE - Voir invitation


mercredi 25 janvier 2017

Jean-Paul Gaultier présente "Les Reines du shopping"


Du 30 janvier au 3 février, Jean-Paul Gaultier sera juré exceptionnel aux côtés de Cristina Cordula dans "Les Reines du shopping : le retour des gagnantes" (M6)

Retrouver Jean-Paul Gaultier dans le programme n'est pas si surprenant que ça. Comme il l'a confié au magazine Télé 7 Jours, il l'a toujours apprécié, tout comme le travail de son animatrice. "J'aime bien l'émission. Je la regarde quand je peux, parfois en replay. Ensuite, je trouve que Cristina distille ses conseils de manière merveilleuse. Elle est généreuse, sans agressivité ni ironie. Tout est dit de façon bienveillante (...) J'apprécie le côté spontané des Reines du shopping", explique-t-il. N'allez pas croire au discours de circonstance et politiquement correct : Jean-Paul Gaultier est réellement un fan des Reines du shopping et n'a pas oublié certaines candidates. "Notamment Virginie, qui avait les cheveux longs et qui est revenue avec une coupe courte. Preuve que Jean-Paul ne ment pas et qu'il regarde vraiment l'émission", révèle Cristina Cordula.

Il n'a donc pas été difficile pour l'animatrice de le convaincre de venir à ses côtés. L'expérience s'est très bien passée pour le couturier, même s'il a fallu faire attention à plusieurs détails. "Je me suis senti assez libre, mais c'est un exercice délicat. Une fille très jolie peut mettre en valeur une tenue, même si elle n'est pas exceptionnelle au niveau style. Du coup, c'est difficile d'être objectif. Il faut composer avec le travail fourni, le budget... Ici tout est relatif. Ce qui est à la mode aujourd'hui est démodé le lendemain", raconte Jean-Paul Gaultier. Sa prestation a en tout cas ravi sa camarade Cristina Cordula, très enthousiaste sur son naturel pendant le tournage. "C'est un très bon client. Il a vraiment dit ce qu'il pensait. J'étais fière d'entendre que nos avis se rejoignaient souvent. Avoir Jean-Paul Gaultier dans cette émission montre que les gens de la mode apprécient ce programme", dit-elle.



Interview de Dany Boon pour le film "RAID dingue"


A l'occasion de la sortie du film "RAID dingue" le 1er février, Dany Boon a répondu à quelques questions.

Johanna Pasquali est une fliquette pas comme les autres. Distraite, rêveuse et maladroite, elle est d'un point de vue purement policier sympathique mais totalement nulle. Dotée pourtant de réelles compétences, sa maladresse fait d'elle une menace pour les criminels, le grand public et ses collègues.
Assignée à des missions aussi dangereuses que des voitures mal garées ou des vols à l'étalage, elle s'entraîne sans relâche pendant son temps libre pour réaliser son rêve : être la première femme à intégrer le groupe d'élite du RAID.
Acceptée au centre de formation du RAID pour des raisons obscures et politiques, elle se retrouve alors dans les pattes de l'agent Eugène Froissard (dit Poissard), le plus misogyne des agents du RAID. Ce duo improbable se voit chargé d'arrêter le redoutable Gang des Léopards, responsable de gros braquages dans les rues de la capitale.
Mais avant de pouvoir les arrêter, il faudrait déjà qu"ils parviennent à travailler en binôme sans s'entretuer au cours des entraînements ou des missions de terrain plus rocambolesques les unes que les autres.

DANS VOS SOUVENIRS, À QUAND REMONTE L’ENVIE DE RACONTER CETTE HISTOIRE-LÀ ?

Je dirais que l’idée de RAID DINGUE date d’il y a une dizaine d’années. Je m’étais alors dit que je jouerais bien un flic un peu foireux, maladroit qui intégrerait par erreur une police d’élite. L’envie était aussi d’en faire une comédie d’action… Avec les années, j’ai écrit des bouts d’idées que je mettais dans un coin en y revenant de temps en temps. En fait, il me manquait le déclic pour démarrer vraiment le scénario. Je trouvais que ce style de film avait déjà été fait et je cherchais un angle original, le petit plus pour me convaincre qu’il s’agissait bien d’un projet excitant…


ET CE DÉCLIC EST VENU À QUELLE OCCASION ?

C’est une histoire de rencontre. Quand j’ai tourné SUPERCONDRIAQUE en 2013, j’ai confié le premier rôle féminin à Alice Pol avec qui j’avais joué dans UN PLAN PARFAIT de Pascal Chaumeil deux ans plus tôt… Nous étions allés la voir sur scène avec ma femme entre temps, et lors de ses essais, Alice avait été tellement formidable que j’avais décidé de lui donner plus de place dans mon film…

Durant le tournage, j’ai eu l’impression de rencontrer un Pierre Richard au féminin ! Dans la vie, Alice Pol est tête en l’air, maladroite, drôle. C’est en plus une fille très jolie mais qui n’hésite jamais à aller loin dans les mimiques ou le ridicule, sans enlever quoique ce soit à ses qualités de comédienne. C’est là où j’ai eu le déclic : et si mon personnage de flic maladroit était une femme ? Avec ma coscénariste Sarah Kaminsky nous avons donc sérieusement commencé à écrire, il y a de cela deux ans et demi… C’est à ce moment que j’ai aussi débuté mes recherches sur le GIGN, qui est rattaché aux militaires et sur le Raid, qui m’intéressait plus car il dépend de la police… Je voulais que mon personnage rende hommage aux films de Belmondo et à ces polars français qui ont influencé le cinéma américain, comme les films de Bruce Willis par exemple où le héros y apparaît à la fois héroïque mais aussi drôle et maladroit…



CES RÉFÉRENCES SONT EN EFFET TRÈS PRÉSENTES DANS RAID DINGUE, DE CELLE DE PIERRE RICHARD AUX AFFICHES DE BELMONDO QUE L’ON VOIT AU DOMICILE DE VOTRE PERSONNAGE. L’HISTOIRE ELLEMÊME ET VOTRE FAÇON DE LA TOURNER RENVOIENT AUX CLASSIQUES DE PHILIPPE DE BROCA, EDOUARD MOLINARO OU GÉRARD OURY. UN GENRE SUR LEQUEL LE CINÉMA FRANÇAIS EST DEVENU PLUS FRILEUX ET QUI POURTANT A NOURRI TOUTE UNE GÉNÉRATION D’ARTISTES COMME VOUS D’AILLEURS…


Absolument, nous avons grandi avec ces films : c’est toujours un bonheur de les revoir car ils sont à la fois divertissants, drôles et remplis d’aventure. À l’époque en plus, Hollywood produisait des choses plus lisses, monolithiques, moins intéressantes.

Là, il y avait un peu de chair, de l’humain…


DE QUELLE MANIÈRE AVEZ-VOUS ENGAGÉ LE DIALOGUE AVEC LE RAID POUR LEUR PARLER DU PROJET ?

Avec Sarah, nous sommes allés les voir en juin 2014 et nous avons déjeuné avec le grand patron, Jean-Michel Fauvergue.

Je le sentais un peu inquiet au début ! « Ouh là, Dany Boon veut faire un film sur nous… »

Ma première question a été de savoir s’il y avait des femmes dans cette unité d’élite. Et en fait il y en a 3 sur, environ 170 agents… Nous les avons vues elles aussi, notamment la toute première à avoir intégré le RAID. Ensuite, je me suis plongé dans les livres consacrés au sujet, par exemple celui de Robert Paturel, un des piliers historiques du groupe, qui a été l’un de nos conseillers sur le film. Il joue d’ailleurs le rôle de l’instructeur-pygmalion d’Alice…

J’ai été très impressionné par ces hommes et ces femmes, cette unité d’élite de notre police.

Leur abnégation, leur courage et leur sens du dévouement forcent le respect. Mais j’ai aussi découvert que ces gens avaient une réelle conscience de leur rôle et de ses dangers.

Le RAID n’engage pas de jeunes policiers mais plutôt des personnes de 30-40 ans.

Il faut d’abord avoir effectué plusieurs années au sein de la police pour pouvoir postuler.

Les responsables ne cherchent pas des têtes brulées mais au contraire des gens qui ont des choses à perdre, donc une vie de famille par exemple… Je les admire beaucoup et je suis d’ailleurs toujours en contact avec pas mal d’entre eux. Pour moi, le film devait aussi saluer leur mission pour notre sécurité, surtout au vu de ce que nous vivons depuis quelques temps…

ARRIVENT EN EFFET LES ATTENTATS DE 2015 : VOUS ÊTES-VOUS DEMANDÉ À CE MOMENT S’IL FALLAIT CONTINUER ?

Non, au contraire, cela m’a conforté dans l’idée de parler de ces héros d’aujourd’hui.

Au moment des événements dramatiques dont vous parlez, j’ai eu peur à la fois pour les victimes bien entendu mais également pour ceux qui risquaient leur vie à leur venir en aide. Il y a d’ailleurs dans RAID DINGUE des moments d’émotion qui rendent bien compte de ce qu’est leur quotidien. Mon personnage Eugène Froissard est un policier qui pense être un peu poissard et ç’est le genre de chose qui ressort parfois dans les récits que j’ai pu lire lors de la préparation du film.

Il y a chez certains une part de superstition, du fait d’exercer un métier où l’on met sa vie constamment en danger. Ce sont des destins, des vies incroyables. Et puis j’ai été fasciné par les femmes du Raid : comme les hommes, elles suivent un entrainement intensif en y allant à fond et je voulais aborder cette question.

Il y a peu ou pas de comédies d’action dans lesquelles le rôle principal est tenu par un personnage féminin… Les événements de 2015 ont à un moment compliqué les choses : nous ne pouvions plus tourner en France dans les rues avec des uniformes ou des équipements du Raid par exemple. Certaines scènes d’action ont donc dû être réalisées en Belgique…

LE RAID VOUS A PERMIS DE TOURNER AVEC SES MOYENS LOGISTIQUES MAIS ÉGALEMENT AU COEUR DE SON QG…

Oui, nous avons en effet eu la chance de pouvoir poser nos caméras dans leur base opérationnelle. J’ai en fait rencontré tous les responsables de la chaîne hiérarchique, jusqu’au Ministre de l’Intérieur, Monsieur Bernard Cazeneuve qui a été formidable avec nous. Avec Sarah, nous avons pu passer beaucoup de temps avec eux, les observer, participer à des simulations d’opérations, suivre leur entrainement afin d’être au plus proche de leur réalité. Au final, dans la mesure évidemment de ce qui était possible et faisable, nous avons pu trouver notre place dans l’unité. Cela représente deux ans et demi de vie en commun dont il reste forcément quelque chose de fort. Nous avons « J’ai été fasciné par les femmes du Raid : comme les hommes, elles suivent un entraînement intensif en y allant à fond et je voulais aborder cette question. Il y a peu ou pas de comédies d’action dans lesquelles le rôle principal est tenu par un personnage féminin… »

organisé une projection pour les Orphelins de la Police, une autre spécialement pour le RAID et je sais qu’ils apprécient vraiment le film, notamment le fait, (c’est une constante dans ma filmographie), de rire « avec » mais jamais « contre » quelque chose ou quelqu’un…

PARLONS AUSSI DE VOTRE PRÉPARATION PHYSIQUE : ON VOIT PLUSIEURS FOIS À L’ÉCRAN QUE L’ENTRAÎNEMENT A ÉTÉ INTENSIF !

C’est Alain Figlarz qui m’en a parlé le premier… C’est un type formidable et un fou furieux à la fois ! C’est lui qui a réglé les cascades et les combats d’Alice. Lors de notre premier rendez-vous, il m’a regardé et il m’a demandé : « Tu vas garder ce corps là ou tu vas changer pour ton film ? »

Je voulais absolument être crédible en agent du RAID donc Alain m’a vivement conseillé de commencer vite ! J’ai débuté un entrainement intensif avec un coach formidable, Fred Mompo, à base de musculation tout en changeant complètement d’alimentation, à base de blanc d’oeuf, de viande des Grisons ou de fromage blanc 0%... J’ai eu la chance de pratiquer le sport dans ma jeunesse donc les automatismes sont revenus assez vite et j’ai eu la satisfaction de voir mon corps changer ! Il fallait absolument que les spectateurs croient que je pouvais être un des formateurs du Raid. J’ai donc modestement commencé avec 20 pompes par jour et à la fin, j’en faisais plus de 200 ! J’ai perdu 15 kilos pour en reprendre 10 de muscles…

Cette transformation a beaucoup plu à ma femme Yaël et ça m’a d’ailleurs déstabilisé.

Je lui ai demandé pourquoi elle ne semblait pas aussi intéressée avant quand j’avais mon corps de comique ? Il m’était déjà arrivé de justifier un surpoids passager en disant que je préparais un rôle, façon Actors Studio ! Mais faire un régime, on a l’impression que c’est pour la vie, il n’y a pas vraiment de date butoir.

C’est d’ailleurs pour cela que généralement, on abandonne en cours de route. Là, il fallait que je sois prêt pour le premier jour du tournage… Moi qui adore bien manger, je me suis sevré de tout un tas d’aliments comme le sucre rapide par exemple. Bon, je m’y suis remis un peu depuis mais je continue à faire du sport !

JE VOUDRAIS ABORDER LA MISE EN SCÈNE DE RAID DINGUE À PRÉSENT. IL Y A DES SCÈNES D’ACTION VRAIMENT IMPRESSIONNANTES À VAUX-LE- VICOMTE NOTAMMENT ET D’UNE MANIÈRE GÉNÉRALE, JE DIRAIS QUE DE FILM EN FILM VOUS HAUSSEZ LE NIVEAU EN TANT QUE RÉALISATEUR…

Je vois ce que vous voulez dire. Il faut d’abord préciser que j’ai les moyens et les équipes pour tourner ce dont j’ai envie. Je veux par exemple, saluer le travail extraordinaire de mon chef décorateur Hervé Gallet avec qui je travaillais pour la première fois, ou Denis Rouden mon chef opérateur qui a lui aussi été formidable. Tout le monde s’est investi dans le projet, ce qui permet de réaliser des séquences très lourdes et complexes comme celle du château en effet. Ensuite, au fil des films, j’ai l’impression de mieux maîtriser mon propos et d’aller de plus en plus à l’essentiel. Sur les premiers films, on peut ressentir de la frustration en constatant le temps qui a manqué où les idées de mise en scène qui ne sont pas venues sur le moment, d’autant que sur un plateau, mille choses se passent en même temps et peuvent vous perturber… Aujourd’hui, je sais comment faire ces scènes compliquées qui demandent parfois une semaine pour ne durer qu’une à deux minutes à l’écran, tout en gérant le reste. Pour Vaux-le-Vicomte, nous avons dû reconstruire certaines pièces en studio, (parce qu’il fallait les détruire dans le scénario), tout en soignant les raccords avec le vrai château, ce qui nécessitait beaucoup d’attention. Mais j’ai réussi dans le même temps à adapter mon script, écrivant ou réécrivant des scènes la nuit pour les tourner au matin, en leur trouvant une place dans un plan de travail déjà chargé !

Tout cela pour dire que je me sens désormais très à l’aise sur un plateau : j’ai une vision des choses assez globales, je sais où je vais et ça me permet de composer avec les aléas d’un tournage… Sur RAID DINGUE, en dehors de la mise en scène pure, je crois que cela a servi tous les personnages. J’ai le sentiment qu’ils existent vraiment à travers l’histoire que je raconte…



ON EN ARRIVE JUSTEMENT À VOS COMÉDIENS.
REVENONS SUR LE CAS ALICE POL…

Juste une anecdote. Le premier jour de tournage de SUPERCONDRIAQUE, elle arrive totalement flippée, va s’asseoir et renverse intégralement son mug de thé dans mon porte document où se trouve mon scénario avec toutes mes notes ! C’est ça Alice Pol… Mais encore une fois, pour moi c’est la rencontre avec une nature comique qui me fait beaucoup rire et pour qui j’ai de l’admiration. Croyezmoi, il y a peu d’actrices qui osent comme elle aller aussi loin dans la comédie. Elle y va à fond, comme Pierre Richard le faisait en s’enfonçant dans les sables mouvants dans LA CHÈVRE ! Je n’avais aucun doute en lui confiant le premier rôle du film, comme je n’en n’avais aucun en le donnant à Kad Merad dans BIENVENUE CHEZ LES CH’TIS.

Et puis j’ajoute que je trouve ça fort de donner cette place à une femme dans le film : celle de quelqu’un qui a l’ambition d’intégrer l’unité d’élite de la police. Dans un monde de mecs, je trouve ça moderne…

VOUS VOUS ÊTES ÉCRIT LE PERSONNAGE D’EUGÈNE FROISSARD, UN POLICIER TACITURNE, MISOGYNE, TRISTE ET RENFERMÉ. UN HOMME INQUIÉTANT ET TOUCHANT À LA FOIS... CE REGISTRE SEMBLE VOUS ATTIRER DE PLUS EN PLUS FRANCHEMENT, FILM APRÈS FILM...

Non, je n’ai pas cherché à m’écrire un rôle précis dans un registre en particulier. Il s’est dessiné au fur et à mesure de la construction de l’histoire et de l’antagonisme nécessaire à créer de bonnes situations comiques entre le personnage de Johanna et celui d’Eugène.

Tous deux sont diamétralement opposés au départ et vont inexorablement se rapprocher l’un de l’autre. Ils vont s’apporter quelque chose, combler un vide affectif, se rassurer l’un l’autre au fil de l’histoire afin d’amener aussi de l’émotion. C’est plutôt cela qui a guidé notre écriture.

JOHANNA PASQUALI, LE PERSONNAGE D’ALICE POL, EST LA FILLE DU MINISTRE DE L’INTÉRIEUR, JOUÉ PAR MICHEL BLANC. C’EST ASSEZ TOUCHANT DE VOIR QUE VOTRE UNIVERS ET CELUI D’UN DES MEMBRES ÉMINENTS DU SPLENDID SE MARIENT PARFAITEMENT…

J’étais ravi qu’il ait aimé le rôle et accepté de faire le film. Michel tourne peu et refuse beaucoup de choses… Je suis très admiratif de son parcours d’acteur, d’auteur et de metteur en scène. Des BRONZÉS à MONSIEUR HIRE en passant par GROSSE FATIGUE, c’est d’une « Je trouve ça fort de donner cette place à une femme dans le f ilm : celle de quelqu’un qui a l’ambitiond’intégrer l’unité d’élite de la police.Dans un monde de mecs, je trouve ça moderne… »

richesse incroyable. J’ai été impressionné par son trac positif : Michel se questionne beaucoup avant de jouer sa scène, il cherche, il s’investit constamment et au final il donne énormément. C’est un acteur qui a besoin d’entrer dans une zone de fragilité et en même temps dans un échange avec son réalisateur. Son personnage est touchant car il est à la fois homme politique et père de famille. Ça se ressent dans le duo que Michel forme à l’écran avec François Levantal, mon patron du Raid. C’est un des autres duos du film… Le Ministre veut forcer la main au policier pour qu’il engage sa fille afin de la dégoûter de son idée de s’engager. Mais il doit le convaincre en lui faisant un peu de chantage : sa fille contre le budget du Raid ! Il a de l’amour pour elle et il est prêt à tout pour la préserver… Michel a joué à la perfection ce côté affectif puis cette froideur dont sont capables certains politiques.

VOUS PARLIEZ DE FRANÇOIS LEVANTAL : C’EST UNE DES GUEULES DU CINÉMA FRANÇAIS…

Oui et c’est aussi un grand comédien. Nous parlions au début du cinéma français des années 70/80, une période où l’on travaillait vraiment sur les seconds rôles. François est remarquable dans le film : il fait beaucoup rire et dans le même temps, il est très crédible en chef du RAID. Je suis très heureux de l’avoir choisi pour ce rôle…

IL VOUS FALLAIT AUSSI UN MÉCHANT ET LÀ, VOUS OFFREZ À YVAN ATTAL UN PERSONNAGE ASSEZ DÉMESURÉ, UNE SORTE DE VILAIN FAÇON JAMES BOND !

Yvan a dit oui tout de suite car on ne lui avait jamais proposé ce genre de rôle.

Je dois préciser que c’est Yaël qui en a eu l’idée, comme de me parler de Patrick Mille pour jouer le fiancé d’Alice d’ailleurs. Pour Viktor, le méchant, je voulais un personnage très travaillé, qui amène de la folie, de la couleur. Mon idée était qu’il soit déguisé de manière différente à chaque fois qu’on le verrait ! Ça commence en convoyeur de fond, puis en policier, en dandy, en travesti, jusqu’en Louis XIV pour la fameuse scène de Vaux-le-Vicomte. J’ai eu beaucoup de chance qu’Yvan s’investisse autant dans son rôle.

C’est valable d’ailleurs pour tous mes autres rôles secondaires : Sabine Azéma, Patrick Mille, Anne Marivin, Florent Peyre…

RAID DINGUE EST VOTRE 5ÈME FILM DE RÉALISATEUR.

IL SORT AU TERME D’UNE ANNÉE TRÈS RICHE POUR L’ARTISTE QUE VOUS ÊTES : RADIN ! EN TANT QU’ACTEUR ET VOS 25 ANS DE SCÈNE NOTAMMENT… À QUOI VOULEZ-VOUS VOUS CONSACRER À L’AVENIR ?

L’écriture de scénario va prendre de plus en plus de place. J’ai annoncé que j’arrêtais le one-man-show après ce dernier spectacle parce que je veux passer plus de temps sur d’autres projets. Je suis par exemple le producteur exécutif d’un film qui s’est tourné en Colombie avec Penelope Cruz et Javier Bardem, réalisé par Fernando Leon, consacré à l’histoire d’amour entre une journaliste et Pablo Escobar. Cela fait 4 ans qu’on y travaille avec notre associé américain Dean Nichols et c’est Yaël qui est allée sur place parce que moi j’étais en tournée et à l’Olympia, ce dont évidemment, j’étais dans le même temps très heureux… Je voudrais réaliser mon prochain film assez vite, peut-être dès 2017. Je l’ai écrit avec Sarah Kaminsky pendant que je jouais mon spectacle. Il s’agit de UNE JOLIE CH’TITE FAMILLE, un projet qui date de 2011.

Je me rends compte en fait que les idées mettent du temps à mûrir et qu’il faut vraiment s’y intéresser pour qu’elles aboutissent.

Parfois, comme pour RAID DINGUE, c’est à l’occasion d’une rencontre, d’une association d’idée, d’un fou rire… Et pour terminer sur un détail amusant que mon premier assistant Nicolas Guy m’a fait remarquer au début du tournage ; Alice Pol joue là son premier 1er rôle au cinéma, une fonctionnaire de police passionnée… Et « Alice Pol » c’est l’anagramme de « La Police ». Comme quoi, il n’y a pas de hasard.

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