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mardi 12 mai 2015

Une Palme d’honneur pour Agnès Varda à Cannes


Une Palme d’or d’honneur sera remise à Agnès Varda lors de la Cérémonie de Clôture du 68e Festival de Cannes. A ce jour, seuls Woody Allen, en 2002, Clint Eastwood, en 2009, et Bernardo Bertolucci, en 2011, se sont vu remettre cette distinction suprême, au nom du Conseil d’Administration du Festival de Cannes. Elle est attribuée à un réalisateur de renom, dont l’œuvre fait autorité dans le monde mais qui n’a pourtant jamais reçu de Palme d’or.




Agnès Varda est la première femme réalisatrice à recevoir le précieux trophée : elle note avec son humour légendaire « Et pourtant, jamais mes films n’ont approché le nombre d’entrées des leurs ! »
Photographe, scénariste, actrice, réalisatrice, plasticienne, Agnès Varda est une artiste complète, géniale touche-à-tout que sa curiosité insatiable entraine dans les projets les plus variés dont elle tire toujours le meilleur.

Née le 30 mai 1928, elle étudie la photographie et fait ses premières armes au Festival d’Avignon sous la houlette de Jean Vilar. Elle choisit deux acteurs du TNP, Sylvia Montfort et Philippe Noiret pour son premier long métrage, La Pointe Courte, qui sera monté par Alain Resnais. Rétrospectivement, on peut voir dans cette œuvre de 1954 tout ce qui fera plus tard le succès de la Nouvelle Vague. Mais c’est en 1962, avec Cléo de 5 à 7 qu’Agnès Varda est reconnue, puis consacrée en 1965 par un Prix Louis-Delluc décerné à son film Le Bonheur.
Franc-tireuse dans l’âme, Agnès Varda passe, au gré de ses voyages et de ses passions du moment, du court au long métrage, du documentaire à la fiction, abordant tous les sujets : Mur, murs, Daguerréotypes, Jane B par Agnès V sont autant de reflets de sa fantaisie poétique alors que ses fictions, notamment L’Une chante, l’autre pas ou encore Sans toit ni loi (Lion d’or à Venise en 1985), témoignent sans concession de la réalité sociale.

jeudi 23 avril 2015

Interview de Virginie Elfira et Emmanuel Mouret


A l'occasion de la sortie du film "Caprice" le 22 avril, Virginie Elfira et Emmanuel Mouret le réalisateur ont répondu à quelques questions.

Clément, instituteur, est comblé jusqu'à l'étourdissement : Alicia, une actrice célèbre qu'il admire au plus haut point, devient sa compagne. Tout se complique quand il rencontre Caprice, une jeune femme excessive et débordante qui s'éprend de lui. Entretemps son meilleur ami, Thomas, se rapproche d'Alicia...



Caprice pose l’une des grandes questions amoureuses : doit-on se fier à l’instinct ou au destin pour trouver son âme sœur ?

Virgine Efira : À mon sens, les deux sont fortement liés. Alicia est obsédée par une prémonition selon laquelle elle va rencontrer quelqu’un qui ne sera pas du même milieu qu’elle. Mais elle y est réceptive parce que cela correspond à une envie, un instinct profond. Autour de moi, j’entends beaucoup de gens évoquer ces fameux « signes » mais c’est ce que l’on en fait qui m’intéresse vraiment. À partir du moment où ces « appels du destin » résonnent en soi, il y a une certaine beauté à se laisser guider. Dans le film, Emmanuel n’impose jamais au spectateur une direction, ne tranche pas entre instinct et destin, ce qui me convient tout à fait !

Emmanuel Mouret : Personnellement je ne crois ni au destin, ni à l’instinct. Je ne suis sûr de rien, et c’est peut-être ça qui rend les histoires amoureuses si passionnantes ! Est-ce que j’éprouve réellement tel sentiment envers une femme ou est-ce parce que j’ai follement envie de l’éprouver ?

Lorsque l’on se raconte nos histoires amoureuses, on parle sincèrement de magie, puis quand elles s’achèvent, on se dit qu’on se racontait des histoires ! Ces deux sentiments sont justes, authentiques. L’amour est peut-être un honnête mensonge !? Une rencontre amoureuse un heureux malentendu !? Dans Caprice, Clément et tous les personnages portent, de façon plus ou moins apparente, un rêve. Et la personne « élue » doit forcément coïncider avec ce rêve. Et, quand elle ne rentre plus dans le cadre assez rigide de notre rêve, c’est là que les problèmes commencent !

Le couple Clément/Alicia s’établit sans se soucier des préoccupations habituelles, comme celle de la famille recomposée...

E. M. : Le sujet est ailleurs, ce n’est pas de ça que parle le fi lm. Pour Clément un rêve est en train de se réaliser, c’est tellement beau pour être vrai qu’il attend lui-même quand ça n’ira plus. Comme dans les débuts des films d’horreur, tout va bien, trop bien !

V. E. : À la place d’Alicia, j’angoisserais que tout se construise si joliment avec Clément et leurs enfants. On a envie de gratter sous le vernis, soulever la moquette, sonder les coins obscurs... Cela peut correspondre aussi à une quête de sérénité, si tant est qu’elle existe : il arrive un moment dans le fi lm où Clément fait le choix de cette vie-là mais la sérénité n’accompagne pas éternellement l’amour. Sinon, ça ressemble à une bulle prétendue invincible. Et je n’y crois pas. Le film parle de la véritable beauté de la vie : celle où ce sont les difficultés, les obstacles, la fluctuation des sentiments, les revirements du cœur qui stimulent le mystère amoureux.

Comme dans la plupart des films d’Emmanuel Mouret, Caprice s’inscrit dans un ton subtilement décalé par rapport au réel...

V. E. : C’est le cinéma que j’aime le plus et c’est ce que j’ai dit à Emmanuel lors de notre premier rendez-vous, avant même d’imaginer pouvoir travailler avec lui. Je crois davantage à la vérité de l’émotion qu’à l’assurance du « vrai » : il existe une obsession un peu pénible pour un cinéma de l’ultra-réalisme comme si lui seul était garant de sincérité. Révéler des paradoxes souterrains, des élans que l’on ne maîtrise pas, est plus émouvant, plus authentique.

E. M. : Me concernant, le cinéma n’est pas la réalité, le cinéma c’est avant tout du cinéma. De la même façon que lorsque nous écoutons de la musique, nous sommes dans un monde parallèle. Evidemment nous éprouvons, en regardant un film, des sensations, des émotions qui résonnent avec notre intimité, parfois si profondément que nous avons l’impression que le cinéma c’est la vie. En faisant le film, j’ai été essentiellement guidé par la notion de plaisir que j’ai éprouvé adolescent devant certains films, beaucoup plus que par celle de réalisme. Plaisir d’être avec les personnages, les décors, la musique, mais également plaisir de géométrie dans la construction dramatique et plaisir des paradoxes.

V. E. : Emmanuel a la délicatesse de ne pas trouver des réponses mais d’élargir le champ des questions. À travers son prisme, le monde et les gens sont un peu plus ronds, plus riches, plus fragiles forcément.

Vous suscitez une forte empathie envers tous vos personnages...

E. M. : Je le souhaite en tous cas. Je tente de révéler leur charme. Je dois mon éveil intellectuel et sensible à des rencontres que j’ai faites adolescent. Je suis tombé amoureux ; ça n’était pas partagé mais j’étais conquis... Dans un film comme dans la vie, charmer peut engager le rire, le cocasse, même la tristesse.

V. E. : En tant qu’acteur, il ne faut surtout pas chercher à la susciter...

E. M. : ... Comment ? Tu n’as pas conscience de l’empathie que tu peux susciter (rires) ?

V. E. : Très peu (rires). On se sent parfois très étranger à ce que l’on communique à l’écran. Voire très seule quand, par exemple, un film devient une entreprise commerciale qui calcule son effet et fait tout pour l’atteindre.
Caprice est l’inverse de cela : avec Emmanuel, on est partis de l’envie d’échanger ensemble, de célébrer la complexité humaine à travers une fiction

L’une des forces d’équilibre du film est de préserver l’intégrité, la vérité de ces deux femmes amoureuses.

E. M. : Virginie avait une partition très délicate. Alicia est une actrice célèbre, nantie, reconnue dans la profession alors que Caprice est une débutante sans le sou à laquelle le spectateur pourrait plus facilement s’identifier. Il a fallu faire très attention à ne pas perdre Alicia : au final, elle est plus adorable que son image publique et c’est grâce à Virginie. Quand Alicia apprend qu’elle a été trompée, Virginie le joue en douceur, sans élever le ton. Alicia n’est jamais méprisante envers Caprice. C’est dans toutes ces petites inflexions, ces réactions humaines inattendues, que la beauté d’un personnage se dessine.

V. E. : Au départ, je me suis interrogée sur la tranquillité d’Alicia. Au-delà du confort qu’elle représente pour Clément, Alicia aurait pu déraper dans le conformisme, l’humeur égale un peu casse-pieds, la fadeur comparée à la fougue de Caprice. C’est Emmanuel qui m’a montré une image très inspirante de Marilyn Monroe où elle affiche un émerveillement constant. C’est une arme redoutable. Il existe également des possibles qui jalonnent la trajectoire d’Alicia, des pulsions à l’égard de Thomas qu’interprète Laurent Stocker. Et peu importe qu’elle y cède ou non.

E. M. : La retenue est l’un des points communs et cardinaux à tous les personnages. C’est ce qui nous fonde en tant qu’individu civilisé et qui m’émeut au cinéma.

V. E. : En tant qu’actrice, j’aime l’idée qu’il y a des forces qui nous dépassent. Le pire est de se retrouver avec un personnage figé, barbouillé d’une seule couleur.

Qu’est-ce qu’Emmanuel a pu vous cacher d’Alicia ?

V. E. : Quelques mots, par-ci par-là. Quand il se lance dans des indications de jeu, il lui arrive de ne pas terminer ses phrases (rires). J’avais parfois l’impression de ne pas comprendre ce dont il me parlait alors que tout était clair. Je n’avais pas besoin d’être rassurée. Emmanuel évoquait souvent l’harmonie et cela me suffisait... Nous étions en phase sur Alicia, en éveil constant, donc je n’ai jamais envisagé que le film pouvait se tromper de ton ou de direction.

E. M. : Sur un tournage, le travail est rarement dans l’analyse, mais dans l’écoute les uns des autres. Je ne cache rien de façon préméditée : au contraire, j’adore m’en remettre à tous ceux qui m’entourent et communiquent dans la même direction

mercredi 25 mars 2015

le Festival de Cannes rend hommage à Ingrid Bergman


À l’occasion de sa 68e édition (13-24 mai 2015), le Festival de Cannes rend hommage à Ingrid Bergman en la choisissant pour figurer sur son affiche, succédant à Marcello Mastroianni.

Icône moderne, femme libre, actrice audacieuse, Ingrid Bergman fut à la fois star hollywoodienne et figure du néoréalisme, changeant de rôles et de pays d’adoption au gré de ses passions, sans jamais perdre ce qu’elle avait de grâce et de simplicité.


Sur l’affiche, l’actrice d’Alfred Hitchcock, de Roberto Rossellini et d’Ingmar Bergman, qui a donné la réplique à Cary Grant, Humphrey Bogart ou encore Gregory Peck, se dévoile dans l’évidence de sa beauté, offrant un visage serein qui semble tourné vers un horizon de promesses.

Liberté, audace, modernité, autant de valeurs que revendique le Festival, année après année, à travers les artistes et les films qu’il choisit de mettre à l’honneur. Ingrid Bergman, qui fut Présidente du Jury en 1973, l’encourage dans cette voie…

" Ma famille et moi-même sommes très touchés que le Festival de Cannes ait choisi notre merveilleuse mère pour figurer sur l’affiche officielle, l’année du centenaire de sa naissance", déclare Isabella Rossellini. "Son exceptionnel parcours a couvert tant de pays, des petites productions artisanales européennes aux grandes machines hollywoodiennes. Maman adorait son métier d’actrice : pour elle, jouer la comédie n’était pas une profession mais une vocation. Elle disait : 'Je n’ai pas choisi de jouer, c’est le jeu qui m’a choisie."

À partir d’une photographie de David Seymour, cofondateur de l’agence Magnum, Hervé Chigioni, déjà auteur de l’affiche remarquée de l’année dernière, signe la nouvelle image du Festival 2015 avec son graphiste Gilles Frappier.

Il a réalisé également un film d’animation à partir du visuel, sur un remix du thème musical du Festival, "Le Carnaval des animaux" de Camille Saint-Saëns, avec un arrangement imaginé par deux musiciens suédois, Patrik Andersson et Andreas Söderström.

mercredi 18 mars 2015

Ben Stiller et Owen Wilson ont clôturé le défilé Valentino


C'est le moment le plus inattendu de la Fashion Week de Paris qui vient de se terminer, l'apparition à la fin du défilé Valentino des acteurs Ben Stiller et Owen Wilson qui ont joué les mannequins d'un jour en parodiant leurs rôles respectifs dans le film "Zoolander"

Ben Stiller portait un costume de brocart de papillons de nuit personnalisé avec manteau brodé à la main et des chaussures noires de plante grimpante. Owen Wilson portait un costume soie Continent de la pyjama imprimé avec manteau de Cachemire Double et baskets ouvertes.



mercredi 4 mars 2015

Pour la Fashion Week Etam offre un show très chaud


Alors que démarre la Fashion Week de Paris, Etam a offert un magnifique show mardi soir dans le superbe cadre de la Piscine Molitor.


Les pièces présentées et créées par Natalia Vodianova n'avaient rien à envier aux marques de lingerie les prestigieuses. Les pièces de lingerie sexy étaient à dominante noire, les sous-vêtements étaient d'un style plutôt fleuri.












vendredi 27 février 2015

Interview de Pierre Niney César du meilleur acteur


 Interview de Pierre Niney, César du meilleur acteur, pour le film "Un homme idéal" qui sortira dans les salles le 18 mars

Mathieu, 25 ans, aspire depuis toujours à devenir un auteur reconnu. Un rêve qui lui semble inaccessible car malgré tous ses efforts, il n’a jamais réussi à être édité. En attendant, il gagne sa vie en travaillant chez son oncle qui dirige une société de déménagement…
Son destin bascule le jour où il tombe par hasard sur le manuscrit d’un vieil homme solitaire qui vient de décéder. Mathieu hésite avant finalement de s’en emparer, et de signer le texte de son nom...
Devenu le nouvel espoir le plus en vue de la littérature française, et alors que l’attente autour de son second roman devient chaque jour plus pressante, Mathieu va plonger dans une spirale mensongère et criminelle pour préserver à tout prix son secret…


C’est la première fois que vous jouez dans un thriller
Pierre Niney : Alors que c’est un genre dont je suis très fan. Quand un thriller est réussi, ce qui est rare, ça m’embarque vraiment.

Connaissiez-vous Yann Gozlan ?

Pierre Niney :Je n’avais pas vu CAPTIFS mais je connaissais ses deux courts métrages. Je me souviens avoir lu son scénario dans l’avion qui m’emmenait au Festival de Cannes il y a deux ans, je pensais lire quinze pages puis faire autre chose, je ne l’ai pas lâché.
Ma lecture terminée, j’avais la chair de poule. À peine l’avion avait-il atterri à Nice que j’avais déjà rallumé mon portable : c’était quand il voulait.
En France, quand on s’attaque au thriller, on a souvent tendance à en exploiter le côté très noir. Chez Yann Gozlan, je retrouvais vraiment les codes d’un GHOSTWRITER, de Roman Polanski, ou d’un MATCH POINT, de Woody Allen ; une qualité d’écriture américaine associée à l’image française de PLEIN SOLEIL, de René Clément, ou de LA PISCINE, de Jacques Deray.
En refermant le scénario, je me rappelle avoir également pensé au film de Dominik Moll, HARRY, UN AMI QUI VOUS VEUT DU BIEN : un récit qui débute de façon on ne peut plus normale et qui dérape sans possibilité de retour en arrière.

Qu’est-ce qui vous attirait dans cette histoire ?

Pierre Niney : La problématique identitaire et les questions que pose le film sur l’art sont très inspirantes pour un comédien. Dès l’instant où il est pris au piège de son mensonge, Mathieu s’enfonce dans un engrenage qui l’oblige à accomplir un parcours initiatique dans les méandres du mal et cela donne matière à pas mal de questionnements : a-t-on besoin de traverser des épreuves aussi difficiles pour avoir quelque chose à dire ? Qu’est-ce qui permet de créer ?
J’aimais tout particulièrement l’idée que ce type, passionné, ne soit pas talentueux.
Le cinéma a plus souvent tendance à s’intéresser à des artistes qui ont un don magnifique.
Rares sont les réalisateurs qui se penchent sur ce genre de figures, mis à part les « losers magnifiques » des frères Cohen que j’adore. Ici Mathieu va devoir inventer ce don, ce talent, car cela devient une question de survie !

Vous est-il arrivé d’éprouver également ce genre d’angoisse au moment d’interpréter une scène ?

Pierre Niney : Tous les interprètes connaissent des pannes d’inspiration. Mais l’appel du public est là et on finit souvent par trouver la solution. Mon personnage est animé par le même appel de survie : il ment et va jusqu’à tuer pour régler très temporairement les problèmes qui se présentent à lui.

Quel plaisir procure le fait de jouer un usurpateur d’identité lorsqu’on joue soi-même à en changer chaque soir sur scène ?

Pierre Niney : C’est excitant. En préparant ce personnage, je ne pouvais pas m’empêcher d’établir un lien avec mon propre métier et mon moi profond. Mathieu éprouve du plaisir à se faire passer pour ce qu’il n’est pas mais ça le dépasse. J’ai éprouvé ce sentiment en jouant Yves Saint Laurent : je ne m’appartenais plus tout à fait, c’était troublant.

Pour rentrer dans la peau d’un auteur de best seller, Mathieu procède un peu comme un comédien. Il s’imprègne d’histoire algérienne, observe les gens célèbres en interview.

Pierre Niney : Je suis persuadé qu’il éprouve une véritable admiration pour l’auteur du manuscrit volé : il y a une forme de respect dans cette préparation à laquelle il s’astreint. On est vraiment dans un jeu d’identité.
Dont il sort souvent perdant… Il ne parvient pas, par exemple, à trouver sa place au sein de la famille d’Alice…
Tout comme le personnage joué par Rhys Meyer dans MATCH POINT. Ou comme l’aspiration d’un Martin Eden à intégrer la bourgeoisie. C’est l’éternelle impossibilité d’une classe à fusionner avec une autre. Mathieu prétend s’intégrer mais au fond il ne le peut pas. Symboliquement c’est très fort, je trouve.

Comme au théâtre, le film se déroule presque à huis-clos.

Pierre Niney : On est 80% du temps dans cette superbe villa et cela participe au sentiment d’angoisse qui court tout au long du film. Cette maison, je la vois comme un personnage qui jouerait le rôle d’un témoin et d’une alliée dans les crimes que commet Mathieu. Tout se construit autour de cet endroit isolé d’une beauté à couper le souffle. Il y a là quelque chose de théâtral qui me plaît. L’effet de contraste entre la magnificence du lieu et la violence de ce qui s’y déroule est très fort.

Vous ne cachez pas votre désir d’écrire, de réaliser et de produire. Vous êtes vous impliqué dans le scénario du film ?

Pierre Niney : Le scénario était écrit au cordeau, Yann savait parfaitement ce qu’il voulait, il n’y avait plus qu’à jouer. Je lui ai juste proposé de rajouter la scène où Mathieu demande des comptes à l’éditeur qui a refusé son premier manuscrit : elle souligne à quel point le personnage est réellement passionné de littérature et son besoin viscéral d’être reconnu. Il y a quelque chose d’un peu naïf dans la conversation que Mathieu a avec son interlocuteur : « Je peux tout changer », lui dit-il. Il est plein de bonne volonté et prêt à tout pour vivre de son art…

Y a-t-il des films que vous avez vus ou revus pour le rôle ?

Pierre Niney : J’ai revisionné LA PISCINE de Jaques Deray, PLEIN SOLEIL, de René Clément. Certains films de Polanski. J’ai aussi voulu revoir LES INFILTRÉS, de Martin Scorsese, dans lequel il y a également tout un jeu passionnant sur l’identité.

Comment avez-vous abordé le personnage ?

Pierre Niney : En passant, comme presque toujours, par le travail du corps. C’est une méthode que j’ai découverte très tôt grâce à des artistes russes. À 18 ans, j’ai eu la chance de jouer une pièce de théâtre à Moscou – « Le Gars » de Marina Tsvetaïeva – un spectacle monté moitié en français et moitié en russe. Qu’ils soient musiciens ou comédiens, les Russes ont une technique très physique d’investir les rôles : cela passe par des sensations, du chant de la danse. C’est une approche moins intellectuelle que la nôtre et que je trouve très complémentaire. Pour en revenir au film, je me suis entraîné dans une salle, je me suis musclé et j’ai fait en sorte de prendre un peu de poids. Mathieu, mon personnage doit fournir beaucoup d’efforts physiques, notamment dans la deuxième partie du film. Il fallait qu’il ait de l’endurance.

Son apparence s’est-elle tout de suite imposée à vous ?

Pierre Niney : Yann avait une idée très précise de la façon dont Mathieu devait s’habiller : avec des références très marquées cinéma des années 1960. La chemise que je porte au bord de la piscine et que nous avions baptisée la chemise Delon donne, je trouve, un côté très sensuel à toutes ces scènes. Cela correspondait à l’envie de réaliser un film qui soit non seulement beau et moderne, violent parfois mais aussi sensuel et sexy.
J’ai eu un moment l’idée de me laisser pousser la barbe. Après la sortie de « Sable noir », ce livre volé à un autre, je trouvais intéressant que Mathieu ait envie de se cacher. Yann me voulait, au contraire, rasé de près : la jeunesse de mon visage devait contraster avec la violence des actes du personnage. Il avait raison.

Vous réussissez à faire passer ce contraste de manière incroyable : serein en apparence, bouillonnant à l’intérieur.

Pierre Niney : C’était le défi du film. Comment donner des couleurs aux émotions de ce gars alors qu’il est dans un état de tension permanente ? J’ai parfois eu peur de ne pas tenir la distance.
Yann a été une source d’inspiration directe. On dit parfois qu’un sujet ressemble à son auteur : je l’ai vérifié sur ce tournage, je lui ai volé beaucoup de choses.

À certains moments, le personnage a un côté presque animal.

Pierre Niney : Quand on est un usurpateur, qu’on est sur un territoire dangereux où l’on peut être démasqué à tout moment, on est réellement en mode de survie. On dort d’un oeil, comme un animal, on est toujours prêt à bondir, réagir. Yann me dirigeait dans ce sens, sur la nervosité. On devait pouvoir ressentir que, dans la situation de danger et d’extrême inconfort où se trouve Mathieu, il est capable de tout.

Le film a parfois des accents lynchéens : cette scène, par exemple, où le personnage voit du sang dégouliner du plafond lors d’un dîner de famille…

Pierre Niney : J’adore cette scène ! Il décroche complètement de la réalité, son corps est en train de dérailler. Cette scène et celle du cauchemar contribuent à accroitre un peu plus l’angoisse qui le torture.

Vous évoquiez le scénario au cordeau. Y a-t-il des moments où vous avez donné libre cours à l’improvisation ?

Pierre Niney : Au début du film, il y a une séquence où Mathieu, vient de recevoir une réponse négative de l’éditeur. Sans même se le dire, Yann et moi sentions qu’il manquait quelque chose. Pendant une prise j’ai alors continué la scène après le coup de téléphone et j’ai frappé contre la vitre de l’appartement. Je l’ai carrément cassée. J’ai eu peur que ça pose des soucis pour la suite du tournage. Mais Yann a tout de suite crié « j’adore ! ». Le contrôle de soi et l’automutilation sont des thèmes qui hantent les courts métrages de Yann, c’est sans doute aussi pour cela que ça lui a plu… il a gardé cette prise pour le film.

Vous venez du théâtre où les répétitions jouent un rôle important. Quel genre d’acteur êtes-vous au cinéma ?

Pierre Niney : Je crois au travail. Répéter est une chose qui n’a pas de prix et c’est toujours payant.
Nous avons pu répéter pour le film ; avec Yann, avec Ana Girardot, qui joue Alice – il était important que nous commencions à former un couple avant d’arriver sur le plateau. Cela n’ôte en rien la spontanéité d’une prise, cela permet d’exploiter des pistes, tester des idées. Après, je crois que chaque film, chaque pièce, génèrent une méthode particulière.
Il m’arrive de demander au réalisateur de faire une prise supplémentaire mais la plupart du temps, s’il est satisfait, je n’insiste pas. Mes amis prétendent que j’ai le syndrome André Dussollier ; comme lui, la journée terminée, je refais la prise toute la soirée dans ma chambre d’hôtel, en enrageant d’avoir peut-être raté la bonne.
C’est sans doute de cette insatisfaction permanente que me vient le désir de prolonger mon métier en écrivant, en réalisant et en montant.

Vous êtes au Français depuis 2010, vous enchainez les films et faites aussi des incursions à la télévision avec notamment « Casting(s) » sur Canal Plus. Comment réussit-on à concilier autant d’activités ?

Pierre Niney : Le rythme de la Comédie Française est assez soutenu – il m’est arrivé de jouer « Phèdre », l’après-midi et « Un chapeau de paille d’Italie », le soir. C’est la grande difficulté, la grande exigence mais aussi la grande chance de cette maison : cela permet de travailler son outil, comme on le ferait d’un muscle ou d’un instrument de musique, de se remettre en permanence en question. Je sais que je ne lâcherai jamais le théâtre qui est pour moi la meilleure école pour un acteur. Cela ne m’empêche pas de faire d’autres choses, je ne m’interdis rien, je ne me fixe aucune limite, c’est juste une question de planning. J’ai de l’énergie et un bon agenda.

Parlez-nous du choix de vos films. Le succès d’YVES SAINT LAURENT influe-t-il sur eux ?

Pierre Niney : Je n’ai pas de stratégie de carrière. Je vais où les scénarios me plaisent. Une histoire bien racontée reste une histoire magique.

Comment gère-t-on le succès à 26 ans ?

Pierre Niney : J’aurais mauvaise grâce de m’en plaindre, j’ai eu tant de chance, dont celle de grandir auprès d’une famille dotée d’une éthique solide : chez eux, l’art et sa pratique passent avant tout le reste.

vendredi 20 février 2015

Sean Penn recevra ce soir le César d'Honneur 2015


La 40ème cérémonie des César se déroulera ce vendredi soir au Théâtre du Châtelet et sera retransmise en clair sur Canal +, elle sera cette année présidée par Dany Boon.


Au cours de la cérémonie, un hommage sera rendu à Roger Hanin disparu le 11 février.

L'acteur américain Sean Penn recevra le César d'Honneur 2015. Acteur mythique, personnalité engagée, réalisateur d’exception, Sean Penn est une icône a part dans le Cinéma Américain, une Iégende de son vivant. Réclamé par les plus grands réalisateurs, Woody Allen, Terrence Malick,
Brian de Palma, David Fincher, Sydney Pollack, Oliver Stone, Barry Levinson et bien d’autres... Il passe derrière la caméra dés 1991 avec son premier long métrage «The Indian Runner», suivi de quatre autres films dont le mondialement acclamé «Into The Wild». Cette reconnaissance internationale Iui vaudra également d’être désigné comme Président du Festival de Cannes en 2008.

Les nominations :

Pour le César de la meilleure actrice : Juliette Binoche, Marion Cotillard, Catherine Deneuve, Emilie Dequenne, Adèle Haenel, Sandrine Kiberlain et Karin Viard

Pour le César du meilleur acteur : Niels Arestrup, Guillaume Canet, François Damien, Romain Duris, Vincent Lacoste, Pierre Niney et Gaspard Ulliel

Pierre Niney et Gaspard Ulliel sont tous les deux en compétition pour leur interprétation du couturier Yves St Laurent.

lundi 16 février 2015

H&M dévoile sa collection Loves Coachella


H&M sponsorise le festival Coachella Valley Music pour la 6ème année consécutive, mais la collaboration va plus loin cette année avec la création d’une première collection officielle. La collection H&M loves Coachella sera disponible sur hm.com et dans approximativement 350 magasins en Amérique du Nord à partir du 19 mars, et dans le reste du monde à partir du 26 mars.


La collection H&M loves Coachella propose des vêtements pour la femme et pour l’homme ainsi qu’une sélection d’accessoires ; elle incarne l’esthétique du festival 2015.

La collection femme propose une tendance romantique avec des tops graphiques, des franges, de la dentelle, des combi-shorts, des tops courts, des shorts, et des pantalons larges pour un look féminin bohème et pour les hommes, des t-shirts très graphiques et des shorts.

Pour ceux qui seront présents, la collection sera pour la première fois en vente sur le site du festival, dans le pop-up store H&M. Les festivaliers pourront y acheter cette collection exclusive, s’y détendre et profiter d’une expérience interactive.







mercredi 4 février 2015

La collection printemps pour H&M de David Beckham


David Beckham n'en est pas à son coup d'essai puisqu'il a déjà signé des collections de sous-vêtements pour homme chez H&M, mais cette fois-ci l'enseigne suédoise a poussé la collaboration bien plus loin, en proposant à l'ancien footballeur de sélectionner les pièces qui sont pour lui des indispensables du prêt-à-porter printemps 2015 pour les hommes.

Ses choix se sont portés sur des blousons en toile de lin, blazers, polos, vestes en denim délavé, chemises en popeline blanche…




jeudi 22 janvier 2015

Gigi Hadid devient la nouvelle égérie Gemey-Maybelline


La jeune mannequin de 19 ans Gigi Hadid vient d'être choisie comme égérie par la marque de cosmétiques Gemey-Maybelline. Son visage n'est pas complètement inconnu, car elle est apparue plusieurs fois dans l'émission de téléréalité "The Real Housewives of Beverly Hills" aux côtés de sa mère Yolanda Foster qui est elle aussi un ancien mannequin.


Gigi Hadid est la fille aînée de Mohamed Hadid, un promoteur immobilier palestinien et de Yolanda Foster qui est néerlandaise.
Sa carrière de mannequin débute lorsqu'elle est remarquée par le styliste Paul Marciano, qui travaille pour la marque Guess, alors qu'elle n'a que deux ans. Elle pose alors pour la ligne de vêtements pour les enfants de cette même marque.
Ses parents divorcent en 2000, lorsqu'elle a cinq ans. Le 11 novembre 2011, sa mère se remarie au producteur de musique canadien David Foster.
En 2012, à l'âge de dix-sept ans, Gigi Hadid ressort diplômée du lycée Malibu High School où elle est alors la capitaine de l'équipe de volley-ball et fait partie de l'équipe d'équitation. Elle s'installe alors à New York pour se consacrer à ses études à l'université privée The New School et à sa carrière de mannequin.
En 2011, à l'âge de seize ans, Gigi Hadid signe un contrat avec l'agence IMG Models. En 2012, à l'âge de 17 ans, elle devient l'égérie de la marque Guess.
En février 2014, elle défile pour la première fois lors de la Fashion Week de New York, notamment pour le styliste Jeremy Scott. En avril 2014, elle apparaît dans le clip Surfboard du chanteur australien Cody Simpson, ainsi que dans le clip Simplethings du chanteur Miguel en mai 2014.

lundi 12 janvier 2015

Entretien avec Nathalie Baye pour le film "L'Affaire SK1"


Entretien avec Nathalie Baye à l'occasion de la sortie du film "L'Affaire SK1" le 7 janvier

Paris, 1991. Franck Magne, un jeune inspecteur fait ses premiers pas à la Police Judiciaire, 36 quai des Orfèvres, Brigade Criminelle. Sa première enquête porte sur l’assassinat d’une jeune fille. Son travail l’amène à étudier des dossiers similaires qu’il est le seul à connecter ensemble. Il est vite confronté à la réalité du travail d’enquêteur : le manque de moyens, les longs horaires, la bureaucratie… Pendant 8 ans, obsédé par cette enquête, il traquera ce tueur en série auquel personne ne croit. Au fil d’une décennie, les victimes se multiplient. Les pistes se brouillent. Les meurtres sauvages se rapprochent. Franck Magne traque le monstre qui se dessine pour le stopper. Le policier de la Brigade Criminelle devient l’architecte de l’enquête la plus complexe et la plus vaste qu’ait jamais connu la police judiciaire française. Il va croiser la route de Frédérique Pons, une avocate passionnée, décidée à comprendre le destin de l’homme qui se cache derrière cet assassin sans pitié. Une plongée au cœur de 10 ans d’enquête, au milieu de policiers opiniâtres, de juges déterminés, de policiers scientifiques consciencieux, d’avocats ardents qui, tous, resteront marqués par cette affaire devenue retentissante : « l’affaire Guy Georges, le tueur de l’est parisien ».


Qu'est-ce qui vous a intéressée dans le projet ?

Nathalie Baye : D'abord, la présence de Frédéric Tellier au générique. En effet, j'avais déjà tourné sous sa direction pour la série Les Hommes de l'Ombre. J'ai tout de suite apprécié son exigence et son travail avec les acteurs : il connaît bien les comédiens et il a cette manière de les emmener là où il veut avec tact et finesse. Il m'a alors parlé de ce projet de long métrage, en me disant qu'il y avait un rôle d'avocate qu'il aimerait me confier. C'était encore abstrait : je connaissais l'affaire Guy Georges, mais j'ignorais le parcours de Frédérique Pons. Jusqu'au jour où Frédéric m'a envoyé le scénario.

Qu'avez-vous ressenti dans la salle de prétoire ?

Nathalie Baye : Je me suis dit qu'il y avait dû y avoir des drames terribles dans cette salle : d'ailleurs, il s'en dégage une atmosphère solennelle et très impressionnante. Frédéric m'avait emmenée une première fois au Palais de Justice pour me familiariser avec les lieux. Au moment de tourner et de jouer, on est très concentré sur le rôle et on en oublie la dimension théâtrale. Du coup, j'ai moi-même essayé de faire abstraction des lieux, tout comme Frédérique Pons.

Comment Frédéric Tellier dirige-t-il ses comédiens ?

Nathalie Baye : Il sait ce qu'il veut, mais aussi ce qu'il ne veut pas. Et en même temps, il n'est pas obtus : si un acteur lui propose quelque chose de différent de ce qu'il imaginait, et qui le touche, il l'accepte. Il connaît très bien les acteurs. En voyant le film, j'ai trouvé que l'ensemble des comédiens, et des seconds rôles – jusqu'aux témoins – étaient excellents. Frédéric sait parler aux acteurs, avec beaucoup de douceur, il est très encourageant et il réussit à vous emmener plus loin. C'est son grand point fort.

Vous aviez envie de tourner dans un polar ?

Nathalie Baye : En général, ce n'est pas le genre de projet auquel on m'associe spontanément. Mais le personnage de Frédérique Pons m'a intéressée et j'ai beaucoup aimé cette femme quand je l'ai vue : cela a été une rencontre intéressante. Et par fidélité à Frédéric, qui est d'une grande honnêteté dans son travail, j'y suis allée avec plaisir. Au départ, j'étais assez inquiète par le mélange des deux points de vue du flic et de l'avocate. Mais en voyant le film, je me suis rendu compte que mes craintes étaient infondées.

Quelle est votre perception du personnage ?

Nathalie Baye : Elle est sincère dans sa démarche et, dans le même temps, elle perçoit et ressent les choses de manière plus intense que son confrère qui me semble plus aveuglé par la cause.

À votre avis, pourquoi accepte-t-elle de défendre Guy Georges ?

Nathalie Baye : Il y a cette très belle phrase que prononce Frédérique Pons – une des raisons qui m'ont convaincue de faire le film – "je traque l'homme derrière le monstre". C'est pour moi la clé
du personnage : ce que je me suis raconté pour l'interpréter, c'est qu'il y a d'abord chez elle l'amour de son métier qui prime sur le reste. Je suis moi-même amie avec un grand avocat pénaliste qui me dit souvent qu'il y a des similitudes entre sa profession et la mienne : c'est un métier qu'on fait par passion. Et là, il y avait un enjeu : c'est une défense passionnante qui représente un défi excitant. Et je crois qu'il y a quelque chose de cet ordre dans ses motivations. Car derrière l'horreur qu'incarne Guy Georges, il y a un passé, un homme dévasté, un malade.

Est-ce plus difficile d'interpréter un personnage réel, toujours en vie ?

Nathalie Baye : Quand on m'a proposée de rencontrer Frédérique Pons, ma curiosité a été piquée parce que je trouvais qu'elle s'était engagée dans une aventure peu banale. Je l'ai donc rencontrée et ensuite, j'ai tâché d'oublier ce qu'elle avait fait. Car il s'agit avant tout d'un film de cinéma : même si le film est très sincère et proche de la réalité, il reste un espace entre la réalité et la fiction : on condense dix ou douze ans en 2h. Je n'ai donc pas essayé de retrouver des gestes ou des mimiques pour ressembler à Frédérique Pons. Pour autant, quand Frédéric Tellier a écrit le scénario, il s'est beaucoup inspiré d'elle : il y a donc une part du personnage proche d'elle et une part d'interprétation personnelle.

Comment s'est déroulée votre rencontre avec Frédérique Pons ?

Nathalie Baye : On a passé une soirée ensemble et lors de ce dîner, très informel, on a eu une conversation à bâtons rompus. Je lui ai posé plein de questions, et je me suis laissé guider par ce qu'elle dégageait. Les deux avocats de Guy Georges ont été mariés, et on sent qu'il y a une intimité très grande entre eux. Elle n'hésite d'ailleurs pas à lui faire remarquer qu'il a besoin d'elle car ça l'aide d'avoir une femme à ses côtés pour défendre Guy Georges. Frédérique est quelqu'un d'authentique, le genre de femme qui a beaucoup de force, tout en conservant une grande féminité. Contrairement à de nombreuses femmes de pouvoir, elle n'est pas faite que d’autorité et de pouvoir !

Avez-vous ressenti le besoin de vous documenter ?

Nathalie Baye : Frédéric m'a donné beaucoup de matière et m'a montré une ou deux scènes de crime, mais je ne voulais pas en voir davantage car c'est proprement insoutenable. Le personnage était bien dessiné et Frédéric s'est largement rapproché de la réalité. Je n'ai donc pas eu besoin de me plonger dans les images d'archives.


jeudi 11 décembre 2014

Une lauréate du concours fait parler d'elle aussi


Véronique Barbotin faisait partie en 2012 des lauréats de notre concours de nouvelles sur le thème "Le bal des sorcières" et sa nouvelle "Les indésirables veulent gâcher le bal" avait été éditée dans le livre jeunesse "Le bal des sorcières"

Mais elle ne s'est pas arrêtée en si bon chemin, comme pour d'autres auteurs des précédents concours, PGCOM Editions vient d'éditer deux de ses livres, un recueil de nouvelles pour adultes "Le clin d'oeil de la plume" et un roman jeunesse "Le lapin magicien", par ailleurs un autre livre jeunesse est déjà programmé pour 2015.
« L'écriture dit Véronique, ce n'est pas un loisir pour moi, ça fait partie de ma vie, c'est une envie de partager des émotions, c'est regarder avec l'envie de s'imprégner, de transmettre, de ne pas oublier. »

L'auteure participe à de nombreux salons et séances de dédicaces, si vous souhaitez la rencontrer, elle sera en dédicaces le samedi 13 décembre au Leclerc de Rambouillet (78)

Il est possible également de vous procurer ses ouvrages sur le site de l'éditeur qui propose une offre de frais de port gratuits jusqu'au 22 décembre :


 Le clin d'oeil de la plume

Un recueil de nouvelles qui allie humour, complicité et générosité. Des nouvelles qui sont autant de clins d’œil à la vie et qui d’une pirouette vous font tourner les pages pour croiser « La buveuse de thé », vous asseoir sur un banc public, faire face à des coups de cœur, à des rencontres surprenantes... et aller jusqu’à la découverte de « La plume masquée » !

Au fil des pages, vous retrouverez des textes, peinture d’un quotidien vu à travers une plume qui trempe tour à tour dans l’encre de l’humour et des sentiments.

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Le lapin magicien

Julien est très attaché à sa Mamy Betty et lorsqu’il vient lui rendre visite, il a la surprise de la voir rajeunie au point d’être transformée en petite fille. Décidé à lui porter secours et à lui faire retrouver sa véritable apparence, il va se retrouver embarqué dans une aventure étonnante. Il fera la connaissance de nouveaux amis et partira avec eux à la recherche d’un lapin magicien.
Le lapin magicien s’adresse à de jeunes lecteurs de 7 - 9 ans.

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