samedi 20 février 2021

L'histoire du célèbre "tailleur Chanel"

 


LE TAILLEUR CHANEL, LES FORMES DE LA LIBERTÉ 

« On pourrait dire que Chanel ne varie pas ou presque pas sa ligne, et c’est justement ce qui fait sa force » déclare Vogue le 1er avril 1921. Lors de la réouverture de la maison de couture Chanel en 1954, les premières collections sont accueillies avec réserve par la presse parisienne. Dans un contexte encore marqué par l’esprit du New Look et caractérisé par le retour à une silhouette exaltant les canons de la féminité, l’extrême dépouillement de ses modèles est perçu comme un manque de nouveauté, et le tailleur ne retient pas l’attention. Il est pourtant la preuve « qu’une formule peut évoluer, se rénover, et même étonner tout en restant strictement fidèle à un style inchangé » .

Le costume tailleur pour dame lorsque Gabrielle Chanel fait ses débuts dans la mode, ce que l’on nomme encore le costume tailleur a pris place dans la garde-robe féminine. Cet ensemble deux-pièces d’origine anglaise, dédié aux activités de plein air, apparaît dans les années 1850. Il est alors exclusivement réalisé sur mesure par des tailleurs pour hommes. En France, si le couturier britannique John Redfern contribue à sa diffusion, il faut attendre le milieu des années 1880 pour que des maisons bien « françaises », comme Old England, et quelques couturières commencent à confectionner cette tenue que l’on dit confortable. La notion de confort, auparavant absente de la mode féminine, lui vaut des partisans, tandis que ses détracteurs jugent ce costume peu flatteur, car d’allure trop stricte et masculine. Dans les années 1910, il est presque toujours en drap de laine de teintes neutres : couleur ficelle, praline, gris, voire vert nuance « purée de pois ». C’est une toilette de ville que l’on met pour les activités sportives, le voyage ou les promenades du matin ; l’après-midi, elle est plutôt réservée aux courses. On vante son côté pratique, même si le tailleur se porte encore avec un corset. Et si la jupe ne frôle pas le pavé, laissant apparemment le pied libre, sa coupe très étroite sacrifie à la mode du moment, la faculté de se mouvoir sans entrave. La tenue est complétée par une jaquette de même tissu, longue et serrée à la taille. De grands revers Directoire s’ouvrent sur un corsage à col montant baleiné ou sur un gilet ajusté, d’où jaillit souvent un jabot en dentelle ou en tulle plissé. Chanel, dès le début de sa carrière, s’inscrit à contre-courant de cette conception du vêtement soumise au jeu des modes, ainsi qu’à une expression figée et stéréotypée de la féminité. Adieu drapés compliqués, traîne incommode, inspirations historiques, excès en tout genre et autres fanfreluches. Adieu formes alambiquées, coupe contraignant le corps et silhouette déséquilibrée. Son credo se résume à une « subtile élégance – rien d’oiseux, d’artificiel, d’inutile, sans objet et sans but […] suite de déductions, mesure, logique, raison, solution élégante d’un problème ».

Le juste équilibre entre fonction et forme Gabrielle Chanel, en marge de la mode et faisant fi de toute convention, crée ce qui lui plaît, pense pratique mais raffiné. Elle épure, rejette « l’ornement qui tue la ligne » , recherche l’équilibre et la simplicité, donne de la légèreté ; et, sans doute dans un premier temps avec une sorte d’intuition, invente une allure libre au moment même où, les femmes ayant pendant la Grande Guerre expérimenté une autre façon de s’habiller, commencent à en ressentir le besoin. Pour celle qui ne dessine pas mais travaille directement sur le corps, « la mode n’existe pas seulement dans les robes. La mode est dans l’air, c’est le vent qui l’apporte, on la pressent, on la respire, elle est au ciel et sur le macadam, elle est partout, elle tient aux idées, aux mœurs, aux événements. » Si le tailleur, qu’elle imagine en 1954, reprend certains principes qui ont fait sa particularité et son succès jusqu’à présent, il semble, davantage que toute autre de ses créations, un aboutissement et a valeur de manifeste . Plus que jamais, la forme et l’élégance résultent de la qualité des matériaux choisis, respectent l’anatomie, sont pensées pour le mouvement et dictées par une volonté de naturel qui s’oppose totalement à la mode sophistiquée de l’après-guerre. Ces principes, uniques dans l’univers de la mode, ne sont pas sans évoquer ceux mis en œuvre par les 27 plus célèbres architectes et designers, tels Le Corbusier, Robert Mallet-Stevens, Jean-Michel Frank, Eileen Gray, Pierre Chareau ou Charlotte Perriand. Comme eux, Chanel cherche le juste équilibre entre la fonction et la forme, rejette le détail superflu et détourne les techniques et les matériaux traditionnellement étrangers à l’univers qui est le sien. Ne disait-elle pas : « Moi… Je vends des vêtements, des objets » ?

Le tailleur témoigne d’une réflexion quant à la conception de chaque détail. Et si « les designers ne sont pas ceux qui apportent le progrès à strictement parler, mais sont ceux qui vont lui donner une forme », Chanel est bien de ceux-là. Des techniques spécifiques Dès 1958, le magazine Elle met en avant l’originalité du tailleur Chanel. Créé par des femmes pour toutes les femmes, l’hebdomadaire révèle point par point les secrets de fabrication d’un « petit tailleur Chanel », et en offre même un patron à ses lectrices. S’il s’inspire bien sûr du costume masculin, le tailleur Chanel n’en conserve que l’idée générale et certains aspects pratiques. C’est une tenue élégante, adaptée aux nouveaux modes de vie, que l’on peut porter tout au long de la journée mais aussi à tout âge. Conçu pour être confortable, il n’en est pas moins respectueux de la féminité. Dans sa forme classique, ce tailleur se compose d’une veste à deux ou quatre poches, d’une jupe et d’une blouse à l’encolure parfois soulignée d’une cravate ou d’une écharpe régate et aux poignets occasionnellement fermés par des boutons de manchettes. Le principe est décliné en de nombreuses variantes, auxquelles s’associent marinières, robes ou manteaux, en tissus et doublures toujours assortis. « Il n’y en a pas deux pareils […] leur unité n’est pas le produit d’un moule ou d’un patron standard. C’est une unité de style. » 

Et si, à l’origine, le tailleur est une tenue de jour, Chanel le transpose dans des matériaux chatoyants pour le cocktail ou pour le soir. La ligne « garde la désinvolture du matin mais les tissus brillants apportent une note habillée ». Ces ensembles sont, comme il se doit, réalisés par les ateliers tailleurs de la maison. Cependant, les techniques et matériaux choisis par Chanel diffèrent quelque peu des pratiques spécifiques à ces ateliers, traditionnellement en charge des pièces structurées. La veste du tailleur s’apparente ainsi davantage à une sorte de cardigan : elle est souple et légère car réalisée sans entoilage. Sa coupe – géométrie complexe mais insoupçonnable tant elle se fond dans la matière – structure la ligne, tout en préservant la souplesse des étoffes. Le devant, d’où sont abolies les pinces accusant les formes, se compose de quatre parties montées avec des coutures bretelle. Il ne moule pas la poitrine mais la souligne par de légères diminutions. « L’idée : ne pas rompre les lignes naturelles du corps ni celles du tissu. » Deux panneaux placés sur les côtés – aussi appelés petits côtés – dessinent la silhouette, effleurent la taille sans l’étrangler, affinent les hanches sans les contraindre et donnent de l’aisance.

Véronique Belloir   

mardi 16 février 2021

Garantie jeunes : conditions d’entrée plus souples

 


Elisabeth Borne, ministre du Travail, de l’Emploi et de l’Insertion a réuni ce lundi les membres de l’Union nationale des Missions Locales (UNML) et les représentants des 440 missions locales en visioconférence pour leur confirmer l’augmentation des crédits alloués aux organismes en 2021 afin d’accompagner le déploiement des 200 000 Garantie jeunes prévues dans le plan « 1 jeune, 1 solution ». Elle leur a également annoncé l’assouplissement des conditions d’entrée en Garantie jeunes et des modalités de mise en œuvre par les conseillers des missions locales.

En 2020, plus de 600 000 jeunes ont rejoint un parcours d’insertion vers l’emploi du plan « 1 jeune, 1 solution ». En 2021, le Gouvernement prévoit près d’1 million de solutions d’insertion aux jeunes les plus éloignés de l’emploi, parmi lesquelles 200 000 places en Garantie jeunes, doublant ainsi le nombre d’entrées disponibles pour les jeunes.

Pour atteindre ces objectifs, les missions locales seront dotées de crédits d’une ampleur inédite. 140 millions d’euros supplémentaires leur seront ainsi allouées en 2021, pour un budget total de 495 millions d’euros. 455 millions d’euros seront versés dès le mois de février, afin de permettre aux missions locales de déployer rapidement l’ensemble des dispositifs et de recruter le personnel nécessaire à cet effet. Par ailleurs, conformément à la demande des missions locales et compte tenu de la crise sanitaire, les indicateurs de performance relatifs à 2020 ne seront pas pris en compte dans le versement des moyens de fonctionnement pour 2021.

Pour faciliter le déploiement des 200 000 places en Garantie jeunes, Elisabeth Borne a également annoncé des évolutions liées aux conditions d’entrée et aux modalités de mise en œuvre de ces parcours.

Ces assouplissements porteront sur les critères de non-imposition, de ressources et de durée des parcours. Ainsi :
- Un jeune n’aura plus nécessairement besoin de se déclarer fiscalement autonome pour bénéficier de la Garantie jeunes. Le conseiller de la mission locale pourra, à titre exceptionnel, attester lui-même de sa situation de précarité et de rupture vis-à-vis de sa famille.

- Le plafond de ressources pourra également être évalué sur les trois ou les six derniers mois, selon l’appréciation la plus favorable pour chaque jeune, permettant ainsi de prendre en compte des parcours plus variés, avant l’entrée en accompagnement.

- Enfin, la durée de ce parcours sera désormais modulable, en fonction de la situation de chaque jeune, et pourra aller de 9 à 18 mois, afin de s’adapter au plus près des besoins d’accompagnement.
En outre, la Garantie jeunes sera désormais ouverte aux jeunes en situation de handicap, jusqu’à l’âge de 30 ans.

La ministre a également rappelé que, sur le modèle de la Garantie jeunes, le principe d’une rémunération associée à un parcours vers l’emploi a été étendu aux jeunes accompagnés par Pôle emploi et l’Association pour l’emploi des cadres (APEC) ainsi qu’aux jeunes engagés dans un parcours d’accompagnement pour entrer en formation, comme les prépa-apprentissage. L’ensemble de ces jeunes peuvent désormais bénéficier d’un accompagnement vers l’emploi et d’une rémunération pouvant aller jusqu’à 500 euros par mois, en fonction de leurs besoins.

Il s’agit d’une première étape vers une « Garantie jeunes Universelle ». Pour en définir les contours, une équipe projet sera installée d’ici la fin du mois de février. En lien, notamment avec les missions locales, elle sera chargée de travailler à une nouvelle logique d’accompagnement des jeunes vers l’emploi, en prenant en considération les conclusions du rapport du Conseil d’orientation des politiques de jeunesse (COJ), sous la présidence d’Antoine DULIN, président de la Commission insertion du COJ.

« Depuis le début de la crise, les missions locales jouent un rôle essentiel pour accompagner les jeunes les plus en difficulté vers l’emploi. Leur rôle est déterminant dans le déploiement du plan « 1 jeune, 1 solution » dans l’ensemble des territoires, au plus près des besoins des jeunes. Les moyens et solutions mis en place par l’État sont inédits. Aussi, pour accélérer leur mise en œuvre et permettre à un maximum de jeunes de pouvoir bénéficier de ces dispositifs d’insertion, j’ai souhaité que les moyens dont disposent les missions locales soient augmentés et que les conditions d’entrée en Garantie jeunes soient assouplies. Par ailleurs, les travaux concernant la création de la « Garantie jeunes Universelle » que nous appelons de nos vœux débuteront dans les prochains jours. A travers ce nouveau dispositif, nous voulons garantir à chaque jeune un droit à l’accompagnement inconditionnel jusqu’à ce qu’il accède à un emploi durable, en lui donnant les moyens de s’en sortir dans l’immédiat, mais aussi dans la durée, en leur permettant de se former, d’accéder à l’emploi. C’est un enjeu majeur en termes d’égalité des chances  » déclare Elisabeth Borne, ministre du Travail, de l’Emploi et de l’Insertion.

mercredi 10 février 2021

Grand froid : les précautions à prendre

 


Une vague de froid s’installe en France métropolitaine : Météo France a placé 4 départements en vigilance orange grand froid et 31 départements en vigilance orange neige-verglas : https://vigilance.meteofrance.com/. Le nombre de départements en vigilance orange grand froid va augmenter au cours de la semaine et pourrait concerner l’ensemble de la moitié nord du pays.

Cet épisode de grand froid va se caractériser par des températures ressenties minimales très basses qui constituent un danger notamment pour les populations précaires, sans domicile ou isolées, les personnes à risques (personnes âgées, enfants, personnes présentant certaines pathologies chroniques préexistantes) et potentiellement toutes les populations exposées.

Santé Publique France et le Ministère chargé de la santé rappellent les mesures que chacun peut prendre pour prévenir et limiter les effets sanitaires liés aux vagues de froid, et notamment les risques d’intoxication au monoxyde de carbone, qui peuvent être mortels :
- n’utilisez jamais de façon prolongée un chauffage d’appoint à combustion ;
- ne vous chauffez jamais avec des appareils non destinés à cet usage (réchauds de camping, fours, brasero, barbecues, etc.) ;
- n’utilisez jamais un groupe électrogène dans un lieu fermé (maison, cave, garage…). Ces appareils doivent impérativement être placés à l’extérieur des bâtiments ;
- aérez régulièrement votre habitation et n’obstruez jamais les grilles de ventilation.

Si vous présentez les symptômes d’une intoxication (maux de tête, nausées, confusion mentale, fatigue) appelez le 15, le 18 ou encore le 112.

Par ailleurs, le froid favorise les pathologies cardiovasculaires, et peut provoquer des hypothermies (chair de poule, frissons, engourdissement des extrémités) ou des engelures. Aussi, il est recommandé de limiter les activités extérieures et les efforts physiques.

Si vous devez tout de même sortir :
- soyez particulièrement vigilants pour les nourrissons et les enfants. Couvrez bien votre bébé, particulièrement la tête et les extrémités (mains, pieds). Evitez de placer votre nourrisson dans un porte-bébé, susceptible de comprimer ses membres inférieurs et d’entraîner des gelures. Il est préférable que votre enfant soit transporté dans les bras, un landau ou une poussette afin qu’il puisse bouger régulièrement pour se réchauffer ;
- dans tous les cas, habillez-vous très chaudement en privilégiant les couches multiples de vêtements et couvrez-vous les extrémités ;
- si vous habitez dans les régions concernées par les risques de chutes liés à la neige, soyez vigilants. Les conséquences d’une chute, notamment chez les personnes âgées, peuvent être graves (fractures, traumatismes divers…) ;
- si vous devez prendre la route, informez-vous de l’état des routes. En cas de neige ou au verglas, ne prenez votre véhicule qu’en cas d’obligation forte. En tout cas, emmenez des boissons chaudes (thermos), des vêtements chauds et des couvertures, vos médicaments habituels, votre téléphone portable chargé.

Pensez également à prendre régulièrement des nouvelles des personnes âgées ou handicapées et/ou isolées de votre voisinage ou entourage. Enfin, n’hésitez pas à appeler le 115 si vous remarquez une personne sans abri ou en difficulté dans la rue. En cas de situation mettant en danger la vie de la personne à la rue (hypothermie aggravée, …), il faut orienter vers le SAMU.

vendredi 22 janvier 2021

Devenez membre de notre jury littéraire


 Concours de nouvelles : voulez-vous faire partie du jury ?

Nous organisons régulièrement des concours de nouvelles et nous avons décidé de proposer à nos lecteurs de faire partie du jury qui va sélectionner les lauréats. 

Si vous êtes intéressé(e), nous vous remercions de bien vouloir nous adresser un mail en nous expliquant pourquoi vous souhaitez participer et ce que cette expérience pourrait vous apporter. Merci également de nous indiquer quelles sont vos connaissances et expériences dans le domaine littéraire si vous en avez.

Voici l'adresse mail où nous faire parvenir votre candidature : magazinefemmesactives[@]gmail.com

Merci de bien prendre note que ce n'est pas un travail rémunéré, mais seulement une expérience littéraire qui est réservée aux passionnés de lecture qui ont l'envie de participer à la sélection des textes. Nous demandons à tous les participants de s'assurer qu'ils sont bien prêts à s'engager à lire au minimum une dizaine de nouvelles (d'environ 10 à 15 pages) avant de postuler.  



lundi 4 janvier 2021

Interview d'Isabelle Nanty pour le film "Les Tuche 4"

 

AVEZ-VOUS ÉTÉ HEUREUSE DE RETROUVER LES TUCHE ?

Très heureuse. Même si, comme la fois précédente, j’ai eu un peu peur que les gens en aient marre, j’étais contente de revoir mes copains. On joue tous des personnages qui nous remettent dans un état d’enfance, dans des sentiments à la fois purs et candides. C’est très agréable et très régénérant.

QUAND VOUS ÊTES ARRIVÉE SUR LE TOURNAGE À QUOI AVEZ-VOUS PENSÉ ?

À faire mon travail d’actrice le mieux possible, c’est-à-dire à retrouver la vérité de mon personnage. Même si on reprend un rôle plusieurs fois, comme c’est le cas de celui de Cathy, il n’est jamais acquis. C’est comme le succès, qui n’est jamais dû non plus, et qu’on ne peut pas contrôler. À chaque fois, on est dans le doute. On repart de zéro.

QU’EST-CE QUI VOUS AVAIT SÉDUITE DANS CE SCÉNARIO NUMÉRO 4 ?

Ce qui m’avait plu dans les précédents : cette façon qu’ont Olivier et ses complices d’arriver à bâtir leurs histoires sur des faits d’actualité, ou même de les précéder, avec un sens de la prémonition que je trouve formidable. Ils se débrouillent toujours pour que les Tuche soient tout le temps eux-mêmes, c’est-à-dire à la fois spontanés, dans une sorte de bon sens inné, politiquement neutre -ni correct ni incorrect-, et totalement en prise avec le monde d’aujourd’hui. Dans ce numéro 4, j’ai aimé leur réflexion sur la manière dont le monde va dans le mur, et les solutions qu’ils trouvent pour tenter d’échapper à ce « crash ».

AVEZ-VOUS MIS VOTRE GRAIN DE SEL ?

Pas vraiment. Dans mon retour sur le texte que j’avais reçu, j’ai suggéré ici et là quelques modifications, dont Olivier et les autres auteurs ont eu la gentillesse de tenir compte. Mais ça s’est arrêté là. Je suis de celles qui font confiance à ceux dont le métier est d’écrire et qui les laisse maîtres de leur scénario. Après, sur le plateau, Olivier nous laisse toujours libres de proposer des petites improvisations, qu’il garde ou modifie selon qu’elles sont, ou non, dans les couleurs des Tuche.

AVEZ-VOUS ÉTÉ SURPRISE DE CETTE PROPOSITION DE JOUER À LA FOIS CATHY ET SA SŒUR MAGUY ? 

Assez, oui. J’ai d’abord suggéré de prendre une autre comédienne. Mais Olivier et Jean-Paul m’ont convaincue que ce serait plus marrant si je faisais les deux. Ce petit challenge me faisait un peu peur. Il fallait que Maguy soit aussi réussie que Cathy. On a d’abord pensé faire de Maguy la jumelle de Cathy, mais une jumelle d’un caractère et d’une nature diamétralement opposés. Finalement, elles ne sont pas jumelles, mais on a gardé cette idée de contraires : Cathy est joyeuse, solaire et positive, Maguy est sombre, rigide et tourmentée. Je me suis fait tout un délire sur cette dernière. Je lui ai inventé une vie.

TECHNIQUEMENT, ÊTRE MAGUY ET CATHY DANS UN MÊME PLAN A DÛ ÊTRE CONTRAIGNANT…

Oui évidemment. Quand je devais être Cathy, ma doublure, Pascale Mariani faisait Maguy et à la deuxième prise, c’était l’inverse. C’était un peu périlleux parce qu’à chaque fois, on devait y aller à fond, alors qu’une fois sur deux, Pascale devait anticiper sur ce que j’allais faire. Une mission d’autant plus délicate qu’on n’avait pas beaucoup de temps pour nous retourner et que nos places étaient fixées au millimètre près. On a dû faire abstraction de beaucoup de choses. Mais Pascale, qui, en plus d’être comédienne, est professeur à l’école de Raymond Acquaviva a été plus que formidable. Elle aussi a dû souvent faire preuve de prémonition !

EST-CE QUE JOUER UN DOUBLE RÔLE DANS LA MÊME SCÈNE, AVEC DES HUMEURS ET DES ÉTATS DIFFÉRENTS NE RELÈVE PAS UN PEU DE LA SCHIZOPHRÉNIE ?

En fait non, parce que je joue une chose après l’autre. Comme entre deux prises, je change de costume, de coiffure et… de texte, j’ai aussi le temps de changer d’humeur, et de personnage. Il faut juste déclencher le bon « truc » quand on dit « moteur ». C’est une gymnastique, mais qui est inhérente à notre travail. J’ai adoré et en même temps j’ai beaucoup appris. De toute façon, comme je ne sais jamais très bien comment on fait pour jouer, j’ai fait comme d’habitude : je me suis débrouillée avec l’instant.

VOUS NE SAVEZ PAS COMMENT ON JOUE ?

Non, et plus j’avance, moins je le sais. Je n’ai aucune technique. Cela ne me dérange pas. Je ne cherche ni à comprendre ce que je fais quand on dit « moteur » ni à analyser ce que j’ai fait quand le metteur en scène se dit content de la prise. Il me semble que c’est « bon » lorsqu’on réussit à s’échapper de soi-même et à se soustraire à tout contrôle. Pour une fille qui a toujours rêvé de maîtriser son jeu pour répondre parfaitement à la demande du metteur en scène, c’est assez cocasse de dire cela, mais c’est ainsi ! En ce qui me concerne, les « bonnes » prises sont souvent celles où ayant tout intégré - jeu, indications, partenaire -, j’arrive à m’oublier complètement. Le problème est que s’il faut recommencer pour une raison quelconque, je suis incapable de refaire la même chose (Rire).

C’EST ASSEZ ÉTONNANT DE LA PART DE QUELQU’UN QUI A ÉTÉ PROFESSEUR DE THÉÂTRE…

En réalité, je n’ai jamais vraiment enseigné ni l’art de la tragédie, ni celui de la comédie. J’ai simplement été quelqu’un qui a accompagné ses élèves vers leur envie de rêve. J’ai essayé qu’ils se sentent libres d’être eux-mêmes. Je me considérais, en quelque sorte, comme leur premier public, avec un regard le plus bienveillant, le plus encourageant, le plus accueillant possible. Quand je mets en scène, c’est un peu pareil. Je construis un projet, avec un décor, des costumes, de la lumière et des interprètes. Et ensuite, je fais en sorte que toutes ces petites chimies coexistent et s’unissent pour faire entendre au mieux les mots et les intentions d’un auteur.

VOUS AVEZ ÉTÉ LE PROFESSEUR DE JEAN-PAUL ROUVE. ET AUJOURD’HUI, VOUS JOUEZ SA FEMME. CELA VOUS A-T-IL SEMBLÉ PARADOXAL ?

Pas du tout. Cela fait partie des joies et des (bonnes) surprises de ce métier. Quand j’ai été la prof de Jean-Paul, j’étais toute jeune. C’était il y a plus de trente ans. J’étais fan de la troupe des Robins des Bois. Je me marrais bien avec eux. Très vite, j’ai joué avec Jean-Paul. On avait des affinités et on ne s’est plus quittés. J’ai plus de souvenirs avec lui en tant que compagnons de route que de souvenirs de notre relation de prof à élève.

COMMENT AVEZ-VOUS MIS AU POINT LES ACCENTS DE JEFF ET CATHY, QUI SONT À LA FOIS DISSEMBLABLES MAIS TELLEMENT COUSINS ?

Jean-Paul, qui est originaire de Dunkerque, a repris celui qu’il avait créé au début des années 90 pour son personnage de Marcel dans Radio Bière Foot à la Grosse Émission. Et j’ai trouvé le mien en puisant dans mes souvenirs d’enfant née dans la Meuse. En fait, nous avons tous les deux brodé autour de ces accents de province qui avaient été ceux de nos années de jeunesse. On en a fait quelque chose d’hybride, de légèrement dissemblable mais, en belle « correspondance ». Ces accents nous aident à retrouver cet état d’enfance que requièrent nos personnages. C’est assez marrant parce qu’on les retrouve pratiquement à l’instant où on réenfile nos costumes.

DEPUIS LE NUMÉRO 1 DES TUCHE, JEFF EST INDISSOCIABLE DE CATHY. TOUS LES DEUX VOUS FORMEZ UN COUPLE ASSEZ SINGULIER DANS LE CINÉMA FRANÇAIS…

Avec Jean-Paul, on a commencé par se raconter beaucoup de choses sur Jeff et Cathy. On leur a inventé une histoire, d’abord individuelle puis commune. Notre façon de jouer ensemble à l’écran s’est sûrement aussi colorée de l’affection et de la tendresse qu’on se porte, Jean-Paul et moi, dans la vraie vie depuis longtemps… Le couple Jeff/Cathy, qui, à l’écran, est à la fois mari et femme, père et mère et meilleurs amis du monde s’est construit sur tout cela. J’espère qu’il est touchant, dans son respect mutuel, sa sincérité et son amour vrai.

LE TOURNAGE A ÉTÉ INTERROMPU DEUX MOIS POUR CAUSE DE PANDÉMIE. VOUS A-T-IL ÉTÉ DIFFICILE DE VOUS REMETTRE DANS « L’HUMEUR » DU FILM ?

Non, on était contents de se retrouver et de reprendre nos personnages. On a remis nos costumes, on s’est refait maquiller et coiffer. Et c’est reparti !

CATHY EST-ELLE UN PERSONNAGE FATIGANT À JOUER ?

En général, ce ne sont pas les personnages qui sont fatigants, ce sont les horaires de tournage. Donc, la réponse est non. Cathy a beau exiger d’être jouée avec un maximum de sensibilité et d’affect, elle n’est pas « lessivante ». Personnellement, je m’appuie beaucoup sur l’équipe. Je suis en connexion totale avec elle. Je me décharge beaucoup sur elle. C’est très réconfortant.

COMPRENEZ-VOUS L’AMOUR CROISSANT DU PUBLIC POUR LES TUCHE, QUI AU DÉPART AVAIT ÉTÉ LANCÉ UN PEU COMME UN OVNI ?

Je pense qu’au début, un certain nombre de gens ont aimé cette famille pour sa candeur et sa gentillesse. Si d’autres se sont joints ensuite à eux, c’est sans doute parce qu’ils se sont rendu compte que cette famille était sincère. Peut-être aussi ont-ils apprécié le fait que les personnages des Tuche ne s’inspirent de personne, qu’ils n’ont pas été inventés pour se moquer de quiconque, que leur ADN, c’est juste d’être des enfants, droits, généreux, ouverts, spontanés et entiers. Quand les Tuche aiment, ils aiment sans restriction, sans limite. Quand ils mettent de la couleur dans les choses, ils en mettent beaucoup. Quand ils font un sapin, il est ultra-chargé. Ce sont des gens dont la soif de vie s’exprime à tous les instants. Ce sont des résistants aux « chienlits » de la vie. Et puis, ils n’ont aucun cynisme, aucun second degré. Quand on les interprète, on ne doit pas en mettre non plus. On doit juste faire appel à notre enfance, à nos capacités d’émerveillement. C’est peut-être cela qui touche les gens.

EST-CE QUE LE PERSONNAGE DE CATHY A CHANGÉ QUELQUE CHOSE EN VOUS ?

Je ne sais pas. J’ai plutôt l’impression qu’elle suit mon évolution. Elle prend du poids, comme moi, elle voit ses enfants grandir, comme moi, elle voit le monde évoluer en continuant de n’y rien comprendre, comme moi aussi. Au fond Cathy c’est quelqu’un d’impuissant qui se trouve toujours illégitime partout où elle passe. C’est comme cela que je la joue, parce que c’est comme cela que je la ressens. La seule arme de Cathy, c’est juste de faire ce qu’elle sait faire, à savoir, aimer et faire à manger. Je trouve que c’est déjà énorme pour une femme comme elle qui ne se sent jamais à sa place.

VOUS SERIEZ PARTANTE POUR UN CINQUIÈME TUCHE ?

À condition que le scénario soit de la même exigence que celui du 4, évidemment !

Prolongation des aides aux travailleurs précaires

 


Les droits des demandeurs d’emploi arrivant en fin de droits de début novembre à fin janvier sont prolongés jusqu’à fin janvier. Cette mesure est entrée en vigueur par arrêté le 27 décembre 2020.

Par ailleurs, le décret concernant l’aide exceptionnelle pour les travailleurs précaires annoncée en novembre 2020, a été publié au journal officiel ce jour. Cette mesure bénéficiera à près de 450 000 travailleurs précaires dont 80 000 jeunes. Elle permettra à toutes celles et ceux qui ont travaillé au moins 138 jours en CDD ou en intérim (soit plus de 60 % du temps de travail annuel), au cours de l’année 2019, mais qui n’ont pas pu travailler suffisamment en 2020 pour recharger leurs droits du fait de la crise, de bénéficier d’une garantie de revenu minimum de 900 euros par mois sur les mois de novembre, décembre, janvier et février.

Cette aide de l’État sera versée automatiquement par Pôle emploi aux demandeurs d’emploi qui remplissent les critères fixés par le décret.

Comme l’a déclaré Elisabeth Borne, Ministre du Travail, de l’Emploi et de l’Insertion :}

« Le confinement a entraîné une forte baisse du nombre de missions d’intérim et de contrats à durée déterminée. C’est pour cela que nous mettons en place une garantie de revenu minimal de 900€ par mois pour toutes celles et ceux qui travaillaient beaucoup avant la crise mais n’ont pas pu le faire ces derniers mois.
En outre, nous prolongeons jusqu’à fin janvier, les droits de demandeurs d’emploi arrivant en fin de droits entre début novembre et fin janvier et qui ont pu être pénalisés par le deuxième confinement dans leurs recherches d’emploi.
Avec ces mesures, nous réaffirmons notre détermination à venir en aide aux plus fragiles, fortement affectés par la crise ».

samedi 14 novembre 2020

Une box qui révèle les talents culinaires

 


Lancé cet été, La Fine Gastronome propose tous les deux mois aux cuisiniers amateurs deux menus gourmands fait-maison, détaillés pas à pas depuis la liste des courses jusqu'au dressage. Une expérience gustative surprenante élaborée par la cheffe privée Pauline Billaud et destinée à tous les gourmets curieux de découvrir de nouveaux univers gastronomiques.

Frais, local et fait-maison

Les Français se tournent de plus en plus vers la cuisine fait-maison. Avec le confinement, ils ont pris de nouvelles habitudes. Ils achètent local, consomment frais et passent du temps en cuisine privilégiant le mieux manger et les réceptions entre amis à la maison. La crise sanitaire, le virus toujours présent, font que les Français préfèrent concocter eux-mêmes de bons petits plats plutôt que d'aller au restaurant.

Des recettes sublimées par une cheffe à l'esprit créatif

Les deux menus insolites proposés cet été, ont été élaborés par la cheffe privée Pauline Billaud, avec cinq produits uniques qui confèrent aux plats une fraîcheur méditerranéenne incomparable avec un twist asiatique. Pour réaliser ces mets, il suffira d’acheter localement des ingrédients frais et de qualité (indispensable pour le maquereau shime-saba), et de se mettre aux fourneaux.




Le premier menu est une symphonie de la mer orchestrée autour d’une entrée et d’un plat principal à base de poissons, rehaussée d’une touche d’exotisme, et pour terminer une gourmandise estivale avec des figues. Le second s’ouvre sur la fraîcheur d’un velouté inattendu, suivi par la mise en scène faussement traditionnelle d’un quasi de veau, et pour conclure une subtile déclinaison de crumble et d’abricots rôtis.

Choisissez celui qui correspond le mieux à votre envie du moment, et savourez le bonheur de régaler vos convives avec un menu estival raffiné et créatif, et de pouvoir dire : "c’est moi qui l’ai préparé !"  



À propos La Fine Gastronome

Tous les deux mois, une box La Fine Gastronome avec des aromates est envoyée au cuisinier amateur qui n'a plus qu'à se procurer les produits locaux de qualité pour réaliser les recettes de la cheffe. Chacun des menus proposés est détaillé pas à pas depuis la liste des courses jusqu'au dressage. Le temps en cuisine pour l'élaboration complète du menu est estimé entre deux et trois heures de travail, pour un résultat digne des plus grandes tables françaises.



Il existe trois sortes d'abonnements : à la box, six mois de découverte (3 box) ou à l'année (6 box).

Pour en savoir plus sur la box La Fine Gastronome : lafinegastronome.com  


vendredi 13 novembre 2020

Conseils de coach sportif pour affronter l'hiver

 


Alors que l'hiver et ses températures fraîches poussent à rester au chaud, le partenaire TrainMe, service de mise en relation entre particulier et coach sportif, livre ses conseils pour que même durant l'hiver, les baskets continuent d'être de sortie !
En période hivernale, le sport agit positivement sur le corps, notamment sur le cœur et la
circulation du sang. Thomas, coach sportif chez TrainMe, livre ses conseils :

Pendant l'effort

Malgré les croyances, s'habiller trop chaudement lorsque les températures chutent est un
comportement à bannir. Au contraire, il vaut mieux porter plusieurs couches de vêtements et éviter le gros pull d'hiver qui conserve l'humidité et donne une impression de mal être à la fin de l'effort.

La tenue idéale : Une couche synthétique qui fera office de seconde peau, un vêtement plus ample qui permet de laisser passer l'humidité tout en conservant un air chaud près du corps et une dernière couche coupe-vent et imperméable.

L'info en plus : Privilégier les fruits en cette période permet de renforcer les défenses immunitaires qui sont mises à rudes épreuves en raison des variations climatiques.

Pendant l'effort

Contrairement à l'été où la chaleur ambiante incite à boire, les gens pensent moins à le faire pendant l'hiver. Sur un effort de longue durée par exemple, il est recommandé de boire l'équivalent d'un pot de yaourt en eau tous les quarts d'heure.

Après l'effort

Après une séance dans le froid, beaucoup rêvent d'une douche brûlante, mais c'est mauvais pour le corps car cela le pousse à un effort supplémentaire afin qu'il s'adapte à ce changement d'environnement. Il vaut ainsi mieux se mettre à l'abri et attendre une réadaptation du corps à la température ambiante. En attendant, on peut effectuer un étirement léger afin de se décontracter mais sans pour autant forcer sur les muscles et les articulations qui ont déjà été très sollicités.

Malgré la meilleure volonté du monde, certains n'arrivent pas à se motiver seuls pour pratiquer une activité, d'autres quant à eux sont motivés mais n'arrivent tout simplement pas à trouver le temps pour cela. Le sport à la demande... par tous les temps

Quel que soit le profil des sportifs (du débutant au plus aguerris), TrainMe propose un service à la carte permettant de pratiquer l'activité de son choix, selon ses disponibilités et cela partout (à domicile, au bureau ou en extérieur). Sur l'application web et mobile de la startup l'utilisateur sélectionne une activité (parmi les 12 disponibles : yoga, boxe, running...), puis il choisit son coach sportif particulier (plus de 800 professionnels diplômés référencés sur la plateforme) avant de déterminer l'heure et l'endroit de sa séance personnalisée.

Enfin, il ne faut pas hésiter à boire avant la douche car cette dernière donne une fausse impression d'hydratation au corps. Cela coupe l'envie de boire alors que l'organisme en a besoin pour récupérer de tous ces efforts.

 En savoir plus : https://trainme.co/

jeudi 12 novembre 2020

Un numéro vert pour soutenir les télétravailleurs

 


Dans le cadre du reconfinement et de la généralisation du télétravail pour toutes les activités qui le permettent, le ministère du Travail, de l’Emploi et de l’Insertion met en place une ligne téléphonique afin d’accompagner les salariés des TPE et PME, qui vivent difficilement l’exercice de leur activité en télétravail. Ce numéro vert, le 0800 13 00 00, est gratuit et fonctionne 24h/24 et 7j/7.

Le numéro vert « écoute, soutien et conseil aux télétravailleurs » disponible au 0 800 13 00 00 est un service téléphonique anonyme, gratuit et ouvert 24 heures sur 24, 7 jours sur 7.

Risques liés au télétravail. Bien que le télétravail soit globalement bien accepté, il peut engendrer des troubles psychosociaux liés à l’isolement, à la complexité du management à distance, aux difficultés pour maintenir un équilibre entre vie professionnelle et personnelle et/ou à l’inadaptation de l’environnement de travail. Ces difficultés peuvent amener à des stuations de « burn-out » professionnel. Les grandes entreprises sont en général organisées pour faire face et proposer un accompagnement à leurs salariés. Les TPE et PME sont souvent plus démunies. Le ministère du Travail met ainsi en place un service facile d’accès pour leurs salariés rencontrant des difficultés psychologiques liées à l’exercice de leur travail à distance.

Des psychologues à l’écoute des télétravailleurs. La plateforme téléphonique pourra mobiliser jusqu’à 70 psychologues. Elle sera accessible 7j/7 et 24h/24 afin d’écouter et d’aider les salariés rencontrant des situations affectant fortement leur vie au travail et liées à la situation de télétravail ; de les conseiller et les orienter vers les dispositifs de prise en charge de droit commun le cas échéant (médecine du travail, médecin traitant, professionnels de santé spécialisés …)


lundi 14 septembre 2020

Des solutions pour garder ses enfants



Le Gouvernement s’engage à apporter des solutions aux parents n’ayant pas d’autre choix que de s’arrêter de travailler pour garder leurs enfants en raison de la fermeture de leur crèche, école ou collège, ou encore lorsque leurs enfants sont identifiés par l’Assurance Maladie comme étant cas-contact de personnes infectées.

Le Gouvernement s’engage à apporter des solutions aux parents n’ayant pas d’autre choix que de s’arrêter de travailler pour garder leurs enfants en raison de la fermeture de leur crèche, école ou collège, ou encore lorsque leurs enfants sont identifiés par l’Assurance Maladie comme étant cas-contact de personnes infectées.

Les mesures d’indemnisation dérogatoires en vigueur avant l’été seront donc réactivées pour que les parents concernés puissent bénéficier d’un niveau de rémunération garanti.

Ainsi, les parents qui sont dans l’impossibilité de télétravailler pourront bénéficier d’un revenu de remplacement dès le premier jour de leur arrêt de travail, et au plus tard jusqu’à la fin de la période d’isolement :
- Les salariés du secteur privé seront placés en situation d’activité partielle ;
- Les travailleurs indépendants et les contractuels de droit public bénéficieront d’indemnités journalières après avoir déposé leur déclaration sur la plateforme : declare.ameli.fr ;
- Les fonctionnaires seront placés en autorisation spéciale d’absence (ASA).

Cette indemnisation pourra bénéficier à un parent par foyer, en cas d’incapacité de télétravail des deux parents et sur présentation d’un justificatif attestant soit de la fermeture de la classe, soit de la situation de cas-contact de l’enfant.

Les dispositifs d’indemnisation permettent de couvrir tous les arrêts concernés à partir du 1er septembre 2020.


vendredi 26 avril 2019

Des petits-déjeuners gratuits pour 100.000 écoliers


A la rentrée de septembre, des petits-déjeuners gratuits seront mis en place pour 100.000 écoliers de territoires prioritaires

Dès 2019, l’Etat consacrera 6 millions d’euros au financement de petits déjeuners dans les écoles volontaires de territoires prioritaires. Cette mesure se déploiera de manière progressive : depuis le mois d’avril, 8 académies préfiguratrices (Amiens, La Réunion, Lille, Montpellier, Nantes, Reims, Toulouse, Versailles) ont déjà commencé à promouvoir et mettre en place cette mesure qui sera généralisée au mois de septembre à l’ensemble du territoire français. Jusqu’à 100 000 enfants pourront alors prendre leur petit-déjeuner à leur arrivée à l’école.

Dans le cadre de la stratégie nationale de prévention et de lutte contre la pauvreté, l’Etat finance des petits déjeuners pour les écoles situées dans les territoires prioritaires. Une dotation dédiée sera ainsi attribuée par l’Etat à ces territoires pour encourager et soutenir l’organisation de petits déjeuners à l’école. L’objectif est de permettre aux enfants de ne pas commencer la journée le ventre vide, de rester concentrés pendant toute la matinée et ainsi d’apprendre dans les meilleures conditions. Cette mesure participe à la réduction des inégalités, dès le plus jeune âge.

Le pilotage de la mesure est assuré par le ministère de l’Education Nationale grâce aux directeurs académiques des services de l’Éducation nationale (DASEN). Elle est destinée aux écoles volontaires de tous les territoires dans lesquels un besoin social est identifié – qu’il s’agisse de zones REP et REP+, mais aussi, par exemple, de quartiers de la politique de la ville (lorsqu’ils ne sont pas intégrés à l’éducation prioritaire) et de certaines zones rurales.
Afin de s’adapter au mieux aux contraintes et aux réalités de chaque école, l’Etat viendra conseiller et accompagner les initiatives qui y seront mises en place, qu’elles soient menées par la commune, l’équipe éducative de l’école, une association, ou un partenariat entre ces acteurs, toujours en lien avec les parents.
La mise en place de ces petits déjeuners devra cependant suivre les principes suivants :
• Les petits déjeuners doivent être équilibrés et de qualité,
• servis dans le respect des règles de sécurité et d’hygiène alimentaire,
• ouverts à tous les enfants,
• et accompagnés d’une action d’éducation à l’alimentation et d’une sensibilisation des parents au rôle du petit déjeuner.

Une première phase de déploiement est lancée au mois d’avril 2019 dans 25 départements relevant des Académies d’Amiens, Lille, Montpellier, Nantes, Reims, Toulouse, Versailles et La Réunion. A la rentrée de septembre, les petits déjeuners à l’école pourront potentiellement bénéficier à 100 000 enfants dans tous les territoires identifiés.
Le budget consacré à la mesure s’élève à 6 millions d’euros en 2019. Il atteindra au moins 12 millions d’euros en année pleine, dès 2020.
Annoncée par le Président de la République le 13 septembre dernier, la stratégie de prévention et de lutte contre la pauvreté prévoit parmi ses objectifs de réduire les privations au quotidien et de garantir à tous un accès à l’alimentation.
En France, on compte 3 millions d’enfants pauvres, soit 1 enfant sur 5. Un certain nombre d’entre eux n’a pas accès aux droits fondamentaux en matière de logement, d’alimentation et de santé. Aujourd’hui, 13% des enfants scolarisés en réseau d’éducation prioritaire (REP et REP+) arrivent à l’école le ventre vide.

Vivre près d’un parc naturel nous rendrait plus écolo


Les Français qui résident à proximité d’un parc naturel se comportent de manière plus écologique que les autres. C’est ce que révèlent des scientifiques du CNRS et de l’Université de Montpellier dans une étude à paraître le 25 avril 2019 dans la revue Biological Conservation. L’impact direct des aires protégées sur les comportements pro-environnementaux des personnes qui y vivent est ainsi prouvé pour la première fois. Selon les scientifiques, les parcs naturels permettraient de préserver le lien entre humains et nature. Des résultats qui encouragent ces aires protégées à poursuivre leurs actions de sensibilisation, et chaque citoyen à se questionner sur son rapport à la nature.

Quel est l’effet des parcs naturels sur les comportements des Français vis-à-vis de la nature ? Pour répondre à cette question, des scientifiques ont étudié trois indicateurs de la conscience écologique de la population : le score réalisé dans chaque municipalité de France métropolitaine par des candidats écologistes à diverses élections, le soutien aux associations environnementales (WWF et la Ligue pour la protection des oiseaux, LPO) et la participation au programme de sciences participatives « Oiseaux des jardins » du Muséum national d'Histoire naturelle et de la LPO. Ces trois paramètres sont considérés comme des indicateurs sérieux pour analyser les comportements environnementaux d’une population à l’échelle nationale.

Résultat : les Français ont des comportements plus écologiques que la moyenne lorsqu’ils habitent à proximité ou dans un parc naturel, qu’il soit national ou régional. Plus précisément, le score des candidats écologistes est en moyenne 31 % plus élevé dans une commune située dans un parc naturel que dans une ville située à 100 km du parc le plus proche, et le nombre d’adhérents à la LPO y est deux fois plus important. D’autres facteurs peuvent influer sur ces comportements : plus une municipalité présente une population importante et au salaire moyen élevé, plus les comportements pro-environnementaux y sont importants, et le nombre de retraités dans une commune. En effet, phénomène étonnant, une ville comportant beaucoup de retraités présente des scores plus élevés d’adhésion aux associations et de participation au suivi du programme de sciences participatives mais dépouille une plus faible proportion de bulletins verts que les municipalités dont la population est en moyenne plus jeune.

Selon les auteurs, l’influence des parcs naturels s’explique d’abord par le fait que leurs paysages sont plus sauvages qu’ailleurs, ce qui stimule l’intérêt et la sensibilité à la nature de leurs habitants. Mais pas seulement… Il existe un impact direct des parcs, démontré ici pour la première fois à l’échelle d’un pays, sur les comportements pro-environnementaux des personnes y habitant, en raison probablement de leurs actions de sensibilisation vers le grand public (sorties nature, panneaux explicatifs, conférences…).

Identifier les facteurs nécessaires à l’émergence de comportements pro-environnementaux est de première importance dans une société qui doit réduire son impact environnemental. Tout en invitant chaque citoyen à se questionner sur son rapport à la nature, ces résultats encouragent les parcs naturels à poursuivre et à développer leurs actions de sensibilisation. Les scientifiques souhaitent désormais affiner leurs analyses en évaluant si des différences de comportement se font jour en fonction du type d’élément paysager considéré (montagne, pâturage, distance aux métropoles…).

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