samedi 6 septembre 2014

Interview d'Anne Mongeot, auteure de chick-lit

samedi, septembre 06, 2014 By Femmes Actives , , No comments


L'auteure alsacienne Anne Mongeot, qui faisait partie des lauréates du concours de nouvelles sur le thème de la chick-lit organisé en 2011 par le magazine, continue à écrire des romans chick-lit qui ont beaucoup de succès auprès des lectrices, elle se dévoile dans cette interview :



En quelques mots, pourriez-vous vous présenter aux lecteurs de Femmes Actives ?


Anne Mongeot : J’ai 38 ans, je vis en Alsace avec mon compagnon et nos deux petites filles dont je suis très fière. Je suis enseignante dans le primaire et exerce ce métier avec beaucoup de passion. Je suis passionnée également, depuis toute petite, par la littérature, j’ai toujours en livre en cours de lecture et un carnet pour noter des idées. J’aime aussi beaucoup la déco, le sport avec mes copines. J’ai toujours envie de faire plein de choses et ai toujours des tas de projets en tête.

Votre nouveau roman (Vous reprendrez bien un peu de magnésium ?) et le précédent (Ibuprofène et Caribou) sont sur le thème de la chick-lit, comment vous est venue l'idée d'écrire sur ce thème ?

Anne Mongeot : J’ai passé des années à lire des romans policiers et des thrillers, j’écrivais en parallèle des nouvelles de ce genre. Puis un jour, je me suis laissé tenter par Le journal de Bridget Jones et par la série L’accro du shopping. Ce fut une sorte de coup de foudre, j’ai été totalement séduite par la légèreté et l’humour de ce genre. Cela faisait tellement de bien ! J’ai alors écrit la nouvelle « Amazonie, ibuprofène et rose à lèvres pailleté » pour le concours qu’organisait votre magazine il y a trois ans, les mots et les idées venaient tout seuls, c’est là que j’ai compris que je venais de trouver le style qui me correspondait.

D'où vous vient l'inspiration pour écrire sur le thème de la chick-lit ? Faut-il avoir vécu personnellement des expériences amoureuses similaires pour écrire sur ce thème ?

Anne Mongeot : Je ne saurais pas vraiment dire d’où me vient l’inspiration, c’est un mélange des autres, de moi-même, de mon imagination qui est souvent débordante. Pour ce qui est des histoires d’amour dans mes romans, l’inspiration vient de ce que j’observe et de ce que j’entends autour de moi plutôt que de mes propres expériences amoureuses, non, je ne pense donc pas qu’il faille forcément vivre des expériences amoureuses similaires pour écrire de la chick-lit.

Vous semblez être attachée au personnage principal de vos deux romans et vos lectrices également, pensez-vous continuer sur cette lancée et écrire plusieurs suites ?

Anne Mongeot : Quand j’ai écrit « Ibuprofène et caribou », je ne pensais pas du tout écrire une suite, mais après avoir entendu de nombreuses lectrices me dire qu’elles aimeraient en savoir plus sur Jeanne et Hugo, je me suis dit pourquoi pas, et ayant encore plein de choses à raconter, je me suis lancée dans l’écriture de ce deuxième tome. J’ai encore plein d’idées pour un éventuel tome 3, mais si elles s’essoufflent en cours de route, je m’arrêterai et passerai à autre chose. Je ne veux pas tourner en boucle.

Vous menez une carrière professionnelle d'enseignante et vous avez deux petites filles, comment réussissez-vous à trouver le temps d'écrire ?

Anne Mongeot : Je travaille à mi-temps, ce qui me laisse un peu de temps dans la semaine pour écrire. Mais j’écris surtout pendant les vacances.

Comment avez-vous vécu la parution de votre premier roman et qu'est-ce que cette expérience vous a-t-elle apporté ?

Anne Mongeot : Lorsque j’ai eu Ibuprofène et caribou pour la première fois dans les mains, cela m’a fait une drôle d’impression, une joie immense mêlée à un sentiment d’incrédulité. Puis j’ai réalisé petit à petit, et j’ai participé à des séances de dédicace, à des salons dans lesquels on vit des instants forts, il y a les rencontres avec les lecteurs, il y a aussi les échanges avec les autres auteurs, des moments riches qui m’apportent beaucoup. Et puis il y a aussi le soutien de la famille et des amis qui me fait souvent chaud au cœur.

C'est à la suite de votre participation au concours de nouvelles du magazine que votre premier roman a été édité, est-ce que vous pensiez cela possible en participant au 
concours ?

Anne Mongeot : Non, je ne crois pas que je sois allée aussi loin dans mes rêves. Je souhaitais tellement faire partie des lauréates pour voir ma nouvelle publiée dans un recueil. J’étais folle de joie quand cela s’est réalisé, c’est seulement après que j’ai compris que cela pouvait être un tremplin.

De plus en plus d'auteurs célèbres tiennent des blogs et multiplient leur présence sur les réseaux sociaux, qu'en pensez-vous ? Et est-ce que vous suivez leur exemple ?

Anne Mongeot : Je tiens effectivement un blog et suis présente sur Facebook, c’est vrai que ce dernier peut être un atout, mais en ce qui concerne le blog, je ne suis pas assez douée en informatique pour le faire connaître en dehors de ma famille et de mes amis.

Est-ce que vous avez lu le roman "Fifty shades of grey" ? Que pensez-vous de ce genre littéraire et de son succès auprès des femmes ? Est-ce que vous seriez tentée de vous lancer dans l'écriture d'un roman de ce style ?

Anne Mongeot : Oui, j’ai lu le roman et suis admirative devant le nombre impressionnant de lecteurs. Malgré toutes les critiques que cette trilogie a pu recevoir, je pense que son auteur, EL James, a fait fort, qu’elle a su trouver tous les ingrédients pour rendre accros des millions de femmes. J’ai vu des tas de gens qui ne lisent jamais dévorer ces romans en quelques jours. Moi je dis bravo.

Tentée d’écrire un roman de ce style ? Pourquoi pas, mais sous un pseudo alors !

La chick-lit est un style littéraire qui est surtout destiné aux femmes, est-ce que vous avez des hommes parmi vos lecteurs ? Et que diriez-vous à un homme pour l'encourager à lire ce style ?

Anne Mongeot :Il y a quelques hommes, mais ils sont très rares ! J’avoue que je n’ai jamais cherché à encourager un homme à lire mes romans, ils nous trouvent déjà assez bien compliquées comme ça.


Les questions des lecteurs :

Les différents romans décrivent précisément certains lieux comme le Canada ou la Martinique... Avez-vous visité ces régions?  Comment connaissez-vous tant de détails ?

Anne Mongeot : Je connais la Martinique, mais pas la Guyane ni le Canada. Pour combler ces lacunes, j’ai passé des heures et des heures dans des livres et surtout sur internet. J’ai visité et lu des dizaines de blogs, détaillé chaque photographie postée, pris des notes impressionnantes. Un autre outil formidable m’a beaucoup aidée, c’est google maps grâce auquel j’ai marché virtuellement dans toutes les rues de Québec, observé chaque maison, chaque immeuble, chaque coin de rue. J’ai ensuite fait lire les passages de description à des personnes habitant ou connaissant bien les lieux. Ces moments de recherche sont de réels moments de plaisir, j’ai beaucoup appris.

Y aura-t-il une suite ? ( un 3ème roman)

Anne Mongeot : Pourquoi pas ? Selon l’inspiration…

Comment votre compagnon a-t-il réagi quand il a lu vos romans ?

Anne Mongeot : Aïe, c’est un peu la question qui fâche…il a lu la nouvelle, mais pas les deux romans ! Bon, tant qu’il n’a pas lu Fifty shade non plus, je ne suis pas encore trop vexée…Mais j’attends quand même avec impatience qu’il ouvre le premier tome.

 Y a-t-il d'autres pays qui vous inspirent pour vos prochains romans et lesquels ?

Anne Mongeot : Si suite il y a, l’histoire se déroulera plutôt en France, dans le sud, vers Béziers, mais si je devais faire repartir Jeanne, le Sahara me tenterait bien.

Combien de temps vous prend l'écriture d'un livre ?

Anne Mongeot : Je dirais un an et demi environ coupé en deux parties : une bonne année d’écriture et environ quatre à six mois de correction, réécriture de certains passages jusqu’à ce qu’ils me conviennent complètement.


Son dernier roman "Vous reprendrez bien un peu de magnésium ?" est disponible ici et le précédent "Ibuprofène et Caribou" est disponible ici

Anne Mongeot sera présente à à la fête du livre de Wesserling (68) le 28 septembre


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