mardi 3 mars 2026

Sortir en douceur de l’hibernation émotionnelle

 


Comment sortir en douceur de l’hibernation émotionnelle

Chaque hiver, c’est la même chose. On ralentit. On annule. On remet à plus tard. On se replie un peu sur soi, comme si le froid traversait aussi nos émotions.
Et puis mars arrive. La lumière change. Les journées s’étirent. Mais à l’intérieur, tout ne suit pas toujours.

Si vous vous sentez encore engourdie, moins sociable, moins motivée, moins vibrante… bonne nouvelle : vous n’êtes pas en retard. Vous êtes simplement en transition.

Voici comment sortir en douceur de l’hibernation émotionnelle, sans vous brusquer.


🌤️ 1. Accepter que l’hiver laisse des traces

L’hiver influence notre énergie, notre moral et même nos hormones. Moins de lumière signifie souvent moins de dynamisme, plus de fatigue, parfois une légère mélancolie.

Plutôt que de vouloir « redevenir comme avant » du jour au lendemain, commencez par reconnaître :

  • Ce que cette saison vous a coûté

  • Ce qu’elle vous a apporté

  • Ce dont vous avez encore besoin

Le renouveau ne commence pas par l’action. Il commence par l’accueil.


🌿 2. Remettre du mouvement… doucement

Pas besoin de révolution. Le corps est la porte d’entrée vers l’émotionnel.

Commencez par :

  • Marcher 20 minutes à la lumière du jour

  • Ouvrir les fenêtres chaque matin

  • Faire quelques étirements au réveil

  • Ranger un petit espace (et un seul)

Le mouvement physique relance l’élan intérieur. Mais le secret, c’est la régularité, pas l’intensité.


💛 3. Réapprendre à ressentir du plaisir simple

En hibernation émotionnelle, on ne souffre pas forcément. On s’anesthésie un peu.

Pour sortir de cet état, il ne faut pas chercher le grand bouleversement. Il faut retrouver les micro-joies :

  • Un café au soleil

  • Une nouvelle playlist

  • Un bouquet de tulipes

  • Un appel spontané à une amie

  • Un rouge à lèvres plus lumineux que d’habitude

Le plaisir précède la motivation, pas l’inverse.


🌸 4. Faire un “check-up” émotionnel de printemps

Posez-vous ces questions :

  • Qu’est-ce qui me pèse encore ?

  • Qu’est-ce que j’ai envie de laisser derrière moi ?

  • Qu’est-ce qui me donne envie d’avancer ?

Écrire clarifie. Même dix minutes suffisent.
Mars est un seuil symbolique : c’est souvent un meilleur moment pour initier un changement que janvier, trop chargé en injonctions.


🤍 5. Réactiver le lien aux autres (progressivement)

Quand on s’est isolée pendant l’hiver, le retour au social peut sembler fatigant.

Pas besoin de grand dîner ou d’agenda surchargé.
Commencez par :

  • Un café en tête-à-tête

  • Une promenade à deux

  • Un message à quelqu’un qui vous manque

La chaleur humaine est un accélérateur d’énergie émotionnelle.


🌞 6. Se donner la permission d’émerger à son rythme

Certaines personnes “refleurissent” en avril. D’autres en mai.
Il n’y a pas de calendrier universel du renouveau.

Sortir de l’hibernation émotionnelle, ce n’est pas devenir une version spectaculaire de soi-même.
C’est redevenir disponible. À la joie. À l’élan. À la curiosité.

Et parfois, cela commence simplement par une fenêtre ouverte et un peu plus de lumière sur le visage.


En résumé

Sortir de l’hibernation émotionnelle, c’est :

  • Accueillir ce qui a été

  • Relancer doucement le corps

  • Chercher les plaisirs simples

  • Faire le tri intérieur

  • Recréer du lien

  • Respecter son propre tempo

Le printemps n’exige rien.
Il propose. 🌷

dimanche 1 mars 2026

Le livre de notre dernier concours littéraire



Quand l’étrange devient un refuge intérieur

Avec le recueil de nouvelles Vous avez dit bizarre ? édité par LiberEdition à la suite de notre dernier concours littéraire, le collectif d’auteurs propose bien plus qu’un simple recueil de nouvelles fantastiques. Il offre une traversée sensible de ces zones floues où la réalité vacille, où l’imaginaire s’infiltre dans le quotidien, et où l’intime se révèle avec une étonnante douceur. Un livre qui ne cherche ni à effrayer ni à impressionner, mais à faire ressentir.

Le bizarre comme langage émotionnel

Dans ces récits, l’étrange n’est jamais une rupture brutale. Il surgit lentement, presque naturellement, au détour d’un geste anodin ou d’un objet familier. Un ordinateur devient une porte, un livre semble doté d’une volonté propre, un souvenir d’enfance prend une dimension mythique. Cette progression feutrée rend l’expérience de lecture profondément immersive et troublante.

Le bizarre agit ici comme un langage émotionnel : il permet de dire ce que les mots du quotidien peinent parfois à formuler — le doute, la solitude, le besoin de sens, la peur de se perdre ou, au contraire, le désir de se réinventer.

Des figures sensibles, proches des lectrices

Les personnages traversent des états intérieurs que beaucoup de femmes reconnaîtront : fatigue mentale, surcharge émotionnelle, sentiment d’être à la frontière de plusieurs mondes (familial, professionnel, intime). Loin des héroïnes idéalisées, ce sont des figures ordinaires, vulnérables, qui avancent à tâtons.

Certaines nouvelles interrogent subtilement le rapport au corps — corps marqué, transformé, décoré, parfois envahi — et à l’identité. D’autres parlent de transmission, de filiation invisible, de ce que l’on reçoit sans l’avoir choisi. Autant de thèmes qui résonnent avec des questionnements féminins contemporains, sans jamais tomber dans le manifeste.

Une écriture qui privilégie la sensation

La force du recueil tient aussi à son écriture : fluide, précise, sans surcharge stylistique. Les phrases laissent respirer le lecteur, installent des images durables, parfois presque sensorielles. On ressent la chaleur d’une forêt, l’inconfort d’un corps en alerte, la fascination inquiétante d’un objet trop présent.

Ce choix d’une langue accessible rend l’ouvrage accueillant, même pour celles qui ne se sentent pas spontanément attirées par le fantastique. Ici, le genre devient un écrin, jamais une contrainte.

Un féminisme discret mais réel

Sans jamais se revendiquer explicitement féministe, Vous avez dit bizarre ? propose une vision du monde où l’écoute de soi, l’intuition et la remise en question des évidences sont valorisées. Le livre suggère que le doute n’est pas une faiblesse, mais une force ; que l’inconfort peut être fécond ; et que l’étrangeté est parfois un refuge quand le réel devient trop étroit.

Un livre à savourer, puis à laisser infuser

Ce recueil se lit par petites touches, comme on déguste une boîte de chocolats aux saveurs inattendues. Chaque nouvelle laisse une trace différente, une question ouverte, une sensation persistante. On n’en sort pas indemne, mais souvent apaisée, comme après une conversation profonde avec soi-même.

Pourquoi on le recommande dans un magazine féminin ?
Parce que c’est un livre qui parle d’émotions, de doutes, de métamorphoses intérieures. Parce qu’il célèbre l’intuition autant que la réflexion. Et parce qu’il rappelle, avec élégance, que le bizarre n’est pas l’ennemi du réel, mais parfois sa plus belle extension.

Un livre qui laisse une trace

Vous avez dit bizarre ? n’est pas un livre que l’on oublie une fois terminé. Il laisse une impression durable, une sensation diffuse : celle d’avoir été déplacée, doucement, hors de ses certitudes. C’est un ouvrage qui invite à ralentir, à écouter ses intuitions, à accepter que le monde – et nous-mêmes – ne soyons pas toujours parfaitement explicables.

À lire si vous aimez

  • les récits courts mais profonds

  • les ambiances étranges et élégantes

  • les livres qui questionnent autant qu’ils réconfortent

👉 Un recueil singulier, sensible et intelligent, qui prouve que le bizarre peut être une forme de beauté – et parfois même, de vérité. 


En vente dans toutes les bonnes librairies et sur le site de l'éditeur en cliquant ici


samedi 14 février 2026

Ambition : 4 exemples de femmes à suivre

 


Ambition au féminin : elles redéfinissent la réussite en 2026

En 2026, l’ambition féminine ne ressemble plus à un modèle unique. Elle ne suit plus une ligne droite, ne s’excuse plus, ne se justifie plus. Elle se module, s’assume, s’adapte. Elle prend le visage de femmes qui osent négocier, changer de voie, ralentir, accélérer, créer.

Elles ont 28, 41 ou 53 ans. Elles sont salariées, entrepreneures, dirigeantes, en reconversion. Leurs parcours diffèrent, mais un point commun les relie : elles ont décidé de ne plus subir leur trajectoire professionnelle.


Claire, 34 ans – “J’ai arrêté de vouloir être parfaite”

Consultante dans un grand cabinet à Paris pendant près de dix ans, Claire enchaînait les promotions. Salaire attractif, responsabilités croissantes, reconnaissance externe. Sur le papier, tout allait bien.

“Je pensais que réussir signifiait tenir le rythme. Ne jamais montrer de faiblesse. Être irréprochable.”

Puis le burn-out. Silencieux, progressif. Fatigue chronique, irritabilité, perte de sens.

En 2024, elle prend une décision radicale : quitter son poste. Après quelques mois de pause et une formation complémentaire, elle lance aujourd’hui sa propre activité de conseil en stratégie durable.

“Je gagne un peu moins qu’avant, mais je choisis mes missions. Je ne suis plus dans la performance permanente. Mon ambition n’a pas diminué. Elle a changé.”

Son tournant ? Comprendre que la réussite ne vaut rien si elle détruit l’équilibre intérieur.


Samira, 41 ans – “À 40 ans, j’ai osé repartir de zéro”

Responsable marketing dans une entreprise internationale, Samira a longtemps cru qu’il était “trop tard” pour changer de voie. Pourtant, une passion ancienne pour la céramique la rattrape.

“J’avais une carrière stable, un bon salaire. Mais je me sentais déconnectée.”

En 2025, elle suit une formation artisanale le soir, développe une petite boutique en ligne, puis franchit le cap : elle quitte son CDI.

Aujourd’hui, son atelier tourne à plein régime.

“On me demande souvent si je n’ai pas peur. Bien sûr que si. Mais je me sens vivante.”

Son ambition n’est plus verticale. Elle est créative, incarnée. Elle ne cherche plus le statut, mais l’alignement.


Inès, 28 ans – “Je parle d’argent sans gêne”

Jeune ingénieure dans la tech, Inès appartient à une génération qui aborde le travail différemment.

“Je n’ai pas envie de m’épuiser pour prouver que je mérite ma place.”

Lors de sa dernière négociation salariale, elle arrive avec des données précises, des benchmarks, une stratégie claire.

“Je savais que mes collègues masculins négociaient. Pourquoi pas moi ?”

Elle investit également une partie de son salaire, s’informe sur la finance personnelle, participe à des groupes de discussion sur l’indépendance économique féminine.

“L’ambition, pour moi, c’est la liberté financière. Pouvoir choisir.”

Sa génération n’attend pas la permission. Elle s’autorise.


Élodie, 52 ans – “Je dirige autrement”

Directrice d’une PME dans le secteur industriel, Élodie a longtemps évolué dans un environnement majoritairement masculin.

“Au début de ma carrière, j’ai adopté des codes très durs. Je pensais que c’était la seule façon d’être respectée.”

Avec l’expérience, elle change d’approche. Son management devient plus collaboratif.

“J’écoute davantage. Je délègue plus. Et les résultats sont meilleurs.”

Son entreprise affiche aujourd’hui un faible turnover et une forte cohésion d’équipe.

“Le leadership ne consiste pas à dominer. Il consiste à faire grandir.”

Pour elle, 2026 marque un moment clé : les styles de management évoluent, et les entreprises comprennent enfin que la performance durable passe par l’humain.


Un fil rouge : choisir au lieu de subir

Ces parcours illustrent une transformation profonde.

L’ambition féminine n’est plus uniquement une course vers le sommet. Elle devient un choix conscient.

Certaines accélèrent.
D’autres ralentissent.
Certaines changent de cap.
D’autres consolident leur position.

Mais toutes reprennent la main.


Le travail, oui — mais pas à n’importe quel prix

La santé mentale occupe désormais une place centrale. Le refus du burn-out, la mise en place de limites claires, la recherche d’équilibre ne sont plus perçus comme des faiblesses.

Claire le résume simplement :

“Je ne veux plus réussir contre moi-même.”

Cette phrase reflète un changement générationnel. La performance reste valorisée, mais elle ne doit plus se faire au détriment du bien-être.


L’argent comme levier d’autonomie

Autre évolution majeure : la parole libérée autour de l’argent.

Inès parle ouvertement de ses investissements. Samira a monté un business rentable. Claire facture ses expertises au prix juste.

L’indépendance financière n’est plus taboue. Elle est revendiquée comme un pilier de liberté.

Car derrière l’ambition professionnelle se cache une question fondamentale : la capacité de choisir sa vie.


Une ambition plurielle

En 2026, il n’y a plus une seule définition de la réussite.

Pour certaines, c’est un poste de direction internationale.
Pour d’autres, c’est un atelier lumineux dans une petite ville.
Pour d’autres encore, c’est la flexibilité et le temps préservé.

Ce pluralisme est le véritable tournant.


Ce que ces femmes ont en commun

En écoutant leurs histoires, un élément revient constamment : le courage de redéfinir les règles.

Elles ont cessé d’attendre une validation extérieure.
Elles ont cessé de se comparer à un modèle unique.
Elles ont accepté que leur ambition puisse évoluer.


Et demain ?

L’ambition au féminin ne cesse d’évoluer. Elle ne se contente plus d’intégrer un système existant. Elle le transforme progressivement.

Plus inclusive.
Plus consciente.
Plus libre.

2026 n’est pas seulement une année charnière. C’est un moment de bascule culturelle.

Ces femmes ne veulent pas seulement réussir.
Elles veulent réussir à leur manière.

Et c’est peut-être cela, la vraie révolution.


vendredi 13 février 2026

Vendredi 13 : superstition ou chance ?

 


Vendredi 13 : entre frisson collectif et fascination populaire

Il suffit que le calendrier affiche un vendredi 13 pour que les conversations changent de ton. Certains évitent de signer un contrat, d’autres tentent leur chance au loto, tandis que les plus rationnels lèvent les yeux au ciel. Mais d’où vient cette superstition tenace ? Pourquoi cette date continue-t-elle de nourrir autant d’imaginaires, entre crainte et espoir de fortune ?

Une double symbolique inquiétante

La réputation sulfureuse du vendredi 13 repose sur la rencontre de deux éléments déjà chargés de sens.

Le vendredi, d’abord, a longtemps été perçu en Europe chrétienne comme un jour funeste. Selon la tradition, c’est un vendredi que le Christ aurait été crucifié. Dans certaines cultures maritimes, on évitait même de prendre la mer ce jour-là.

Le nombre 13, quant à lui, traîne une réputation d’irrégularité. Dans la tradition chrétienne, la Cène réunissait treize convives : Jésus et ses douze apôtres, Judas étant souvent associé à la trahison. Plus largement, le 13 rompt l’équilibre du 12 — chiffre considéré comme harmonieux (12 mois, 12 signes du zodiaque, 12 heures).

La combinaison des deux aurait donc créé un « cocktail » symbolique idéal pour alimenter la superstition.

Une peur moderne… amplifiée par la culture populaire

Si la crainte du vendredi 13 plonge ses racines dans l’histoire religieuse et folklorique, elle s’est véritablement popularisée au XXe siècle. Le cinéma, notamment avec la saga horrifique Vendredi 13, a contribué à ancrer l’idée d’un jour associé au danger et au malheur. Le personnage de Jason est devenu, pour toute une génération, l’incarnation de cette date redoutée.

Mais la peur du vendredi 13 n’est pas universelle. En Espagne et en Amérique latine, c’est plutôt le mardi 13 qui est jugé néfaste. En Italie, le 17 remplace souvent le 13 dans l’imaginaire collectif.

Une superstition qui coûte cher

Dans certains pays anglo-saxons, on parle même de « paraskevidékatriaphobie » pour désigner la peur du vendredi 13. Aux États-Unis, des études ont estimé que des millions de dollars pourraient être perdus ce jour-là, en raison d’annulations de voyages, de reports de rendez-vous ou de baisse d’activité.

Certains immeubles ne comportent pas de 13e étage (ou le renomment 14e), des hôtels évitent la chambre 13, et des compagnies aériennes sautent parfois le rang 13 dans leurs sièges. La superstition, loin d’être anodine, influence encore des décisions très concrètes.

Le vendredi 13, jour de chance ?

Paradoxalement, en France, le vendredi 13 est aussi associé à la chance. Les tirages spéciaux de la Française des Jeux enregistrent des records de participation ce jour-là. Le même symbole peut donc susciter la peur… ou l’espoir.

Cette ambivalence révèle quelque chose de profondément humain : notre besoin de donner du sens à l’incertitude. Face à l’imprévisible, la superstition offre un cadre rassurant, même irrationnel.

Entre croyance et tradition

Aujourd’hui, peu de personnes admettent sérieusement redouter le vendredi 13. Pourtant, beaucoup adoptent, parfois inconsciemment, de petits comportements « au cas où ». Éviter une échelle, toucher du bois, croiser les doigts… Autant de gestes hérités d’un patrimoine culturel immatériel.

Le vendredi 13 n’est peut-être pas un jour plus dangereux qu’un autre, mais il agit comme un miroir de nos peurs et de nos espoirs. Il rappelle que, même à l’ère de la science et des statistiques, l’être humain reste attaché à ses mythes.

Et vous, le prochain vendredi 13, jouerez-vous la prudence… ou la chance ?

jeudi 12 février 2026

S'offrir une escapade de 2 jours à Lisbonne

Lisbonne : le guide idéal pour un week-end entre lumière, culture et douceur de vivre

Capitale vibrante et ensoleillée, Lisbonne séduit instantanément. Avec ses collines baignées de lumière, ses façades colorées, ses tramways mythiques et son atmosphère à la fois nostalgique et moderne, la ville portugaise s’impose comme la destination parfaite pour un week-end dépaysant. En deux ou trois jours, il est possible d’en saisir l’essence : flâner dans ses ruelles pavées, admirer ses panoramas spectaculaires, goûter à sa gastronomie généreuse et ressentir cette douceur de vivre si particulière. Il y a des villes que l’on visite, et d’autres que l’on écoute. Lisbonne appartient à la seconde catégorie. Elle ne se dévoile pas immédiatement. Elle ne cherche pas à séduire par la démesure. Elle préfère suggérer, laisser deviner, offrir ses secrets à ceux qui prennent le temps de ralentir.

Dès l’arrivée, la lumière surprend. Elle est différente. Plus douce, plus enveloppante. Elle glisse sur les façades pastel, s’accroche aux azulejos, rebondit sur le fleuve Tage comme un miroir en mouvement. À Lisbonne, la lumière n’éclaire pas seulement la ville. Elle la raconte.

On la découvre en marchant. Toujours à pied. Parce que Lisbonne est une ville qui se mérite. Ses collines obligent à l’effort, mais elles récompensent toujours. À chaque montée, un miradouro attend. Et là, soudain, la ville s’ouvre. Les toits rouges se succèdent à l’infini, les coupoles blanches émergent, et le fleuve, immense, respire lentement.

Il y a dans cette ville une forme de mélancolie douce. Les Portugais ont un mot pour cela : la saudade. Une nostalgie sans objet précis. Le sentiment d’une absence que l’on ne peut nommer. On la ressent dans les rues d’Alfama, lorsque le linge flotte au vent entre deux immeubles anciens. On la devine dans le regard des passants, calme, presque intérieur.

Le tramway jaune apparaît au détour d’une rue, grinçant légèrement, comme s’il portait en lui la mémoire de la ville. Il ne va pas vite. Rien ne va vite ici. Et c’est précisément ce qui apaise.

Dans un café, le temps suspend son cours. Un homme lit le journal. Une femme regarde la rue. Le serveur dépose un espresso, simple, parfait. Personne ne semble pressé de partir. Lisbonne enseigne l’art rare de rester.

Le fleuve, lui, est toujours présent. Il borde la ville comme une promesse d’ailleurs. C’est par lui que les navigateurs sont partis, autrefois, vers des terres inconnues. Aujourd’hui encore, il donne à Lisbonne une sensation d’ouverture. Une invitation silencieuse au départ, ou peut-être au retour.

Le soir venu, la ville change de texture. Les couleurs s’assombrissent, les voix se font plus basses. Dans certaines rues, le fado s’élève. Cette musique ne cherche pas à divertir. Elle dit l’attente, l’amour, la perte, la mémoire. Elle touche sans expliquer pourquoi.

On marche encore. Sans destination précise. Parce que Lisbonne ne se visite pas selon un itinéraire. Elle se découvre par fragments. Une porte entrouverte. Une place vide. Un chat endormi sur un rebord de fenêtre. Un éclat de rire dans la nuit.

Et puis, il y a ce moment particulier. Celui où l’on comprend que la ville a laissé une trace. Discrète, mais profonde. Lisbonne ne s’impose jamais. Elle s’installe doucement.

On repart avec son souvenir comme une lumière intérieure.

Et longtemps après, sans raison apparente, on ressent l’envie d’y revenir.

Voici un itinéraire complet pour découvrir Lisbonne le temps d’un week-end.


Jour 1 : immersion dans le cœur historique

Matin : Alfama, l’âme de Lisbonne

Impossible de visiter Lisbonne sans commencer par le quartier d’Alfama, le plus ancien de la ville. Rescapé du tremblement de terre de 1755, ce labyrinthe de ruelles étroites raconte l’histoire de la capitale. Ici, le temps semble suspendu.

Les façades recouvertes d’azulejos — ces célèbres carreaux de faïence bleus — reflètent la lumière du matin. Le linge sèche aux fenêtres, les habitants discutent sur le pas de leur porte, et le tramway jaune traverse les rues avec son charme intemporel.

Prenez le temps de monter jusqu’au château São Jorge. Depuis ses remparts, la vue sur les toits rouges et le fleuve Tage est tout simplement spectaculaire.

En descendant, arrêtez-vous dans un petit café pour déguster un pastel de nata, la célèbre pâtisserie portugaise, accompagné d’un espresso serré.


Midi : pause gourmande face au Tage

Pour le déjeuner, dirigez-vous vers les quais. Lisbonne est une ville tournée vers l’eau, et manger face au fleuve est une expérience à part entière.

Au menu :
– bacalhau (morue), plat emblématique du Portugal
– sardines grillées
– salades fraîches et vins portugais légers

La cuisine lisboète est simple, authentique et pleine de saveurs.


Après-midi : Baixa et Chiado, entre tradition et modernité

Poursuivez votre découverte dans le quartier de Baixa, reconstruit après le séisme du XVIIIe siècle. Ses grandes avenues, ses places élégantes et son architecture harmonieuse contrastent avec les ruelles d’Alfama.

La Praça do Comércio, immense place ouverte sur le fleuve, est l’un des symboles de la ville.

Remontez ensuite vers Chiado, quartier chic et culturel. Vous y trouverez :

– librairies historiques
– boutiques de créateurs
– cafés mythiques

C’est l’endroit idéal pour une pause en terrasse.


Soir : coucher de soleil et dîner typique

Lisbonne est célèbre pour ses miradouros, ces belvédères offrant des vues exceptionnelles. Celui de Santa Catarina ou de Senhora do Monte est parfait pour admirer le coucher du soleil.

La lumière dorée enveloppe la ville et crée une atmosphère magique.

Pour le dîner, choisissez un restaurant traditionnel. Le soir, Lisbonne devient plus intime, plus douce. Dans certains établissements, vous pourrez même écouter du fado, musique mélancolique et emblématique du Portugal.


Jour 2 : entre culture et atmosphère balnéaire

Matin : Belém, entre histoire et grandeur

Situé à l’ouest du centre, le quartier de Belém témoigne de la grande époque des explorations portugaises.

Vous pourrez y découvrir :

– la tour de Belém, symbole de la ville
– le monastère des Hiéronymites, chef-d’œuvre architectural
– les vastes jardins qui bordent le fleuve

Ne manquez surtout pas la célèbre pâtisserie Pastéis de Belém, où sont fabriqués les meilleurs pastéis de nata de la ville selon la tradition originale.


Midi : déjeuner moderne et ambiance locale

De retour vers le centre, explorez le Time Out Market, un grand marché couvert réunissant plusieurs chefs portugais. C’est l’endroit parfait pour goûter différentes spécialités dans une ambiance conviviale et contemporaine.


Après-midi : LX Factory, le Lisbonne créatif

Installé dans une ancienne zone industrielle, LX Factory est aujourd’hui un lieu incontournable.

On y trouve :

– concept stores
– galeries d’art
– cafés design
– librairies originales

C’est le Lisbonne moderne, créatif et inspirant.


Soir : Bairro Alto, le Lisbonne vivant

À la tombée de la nuit, dirigez-vous vers Bairro Alto. Ce quartier animé est connu pour ses restaurants, ses bars et son atmosphère chaleureuse.

On y vient pour dîner, boire un verre et profiter de l’ambiance locale. Malgré son animation, Lisbonne conserve toujours une certaine douceur.


Les expériences incontournables

Prendre le tramway 28

Plus qu’un simple transport, c’est une véritable attraction. Il traverse les plus beaux quartiers de la ville et offre une immersion unique.

Admirer les azulejos

Ces carreaux décoratifs racontent l’histoire du Portugal et participent à l’identité visuelle de la ville.

Se perdre volontairement

Lisbonne se découvre sans plan. C’est en se perdant que l’on découvre ses plus beaux trésors : une place cachée, un point de vue inattendu, un café authentique.


Où dormir à Lisbonne

Pour un week-end, privilégiez les quartiers suivants :

– Baixa : central et pratique
– Chiado : élégant et culturel
– Alfama : authentique et pittoresque
– Principe Real : tendance et calme

Lisbonne offre de nombreux hôtels charmants et des hébergements pour tous les budgets.


Quand partir ?

Lisbonne se visite toute l’année, mais le printemps et le début de l’été sont particulièrement agréables. Les températures sont douces, la lumière magnifique et l’atmosphère détendue.

En février, la ville offre déjà un climat plus clément que le reste de l’Europe, parfait pour une escapade hivernale ensoleillée.


Pourquoi Lisbonne séduit autant

Lisbonne n’est pas une ville spectaculaire au sens classique. Elle ne cherche pas à impressionner. Elle séduit autrement : par sa lumière, son authenticité et sa douceur.

On s’y sent bien immédiatement.

C’est une ville que l’on visite, mais surtout une ville que l’on ressent.

Et c’est précisément pour cela que l’on y revient


mercredi 11 février 2026

Pourquoi l’hiver pèse sur notre moral ?

 


Santé mentale en hiver : comment traverser la saison avec énergie

Fatigue persistante, moral en berne, envie d’hiberner… Quand les jours raccourcissent et que le froid s’installe, notre équilibre psychique peut vaciller. Pourtant, l’hiver ne rime pas forcément avec baisse de régime. À condition d’adopter quelques réflexes clés, cette saison peut même devenir une parenthèse de recentrage et de vitalité.


Pourquoi l’hiver pèse sur notre moral ?

Moins de lumière, des températures basses, un rythme social ralenti : l’hiver modifie profondément notre environnement — et notre biologie.

La diminution de l’exposition à la lumière naturelle perturbe la production de sérotonine, l’hormone associée à la bonne humeur, et augmente celle de mélatonine, impliquée dans le sommeil. Résultat : on se sent plus fatiguée, moins motivée, parfois plus irritable. Chez certaines personnes, ces symptômes peuvent s’intensifier et correspondre à un trouble affectif saisonnier (TAS), une forme de dépression liée au manque de lumière.

Mais pour beaucoup, il s’agit surtout d’un « coup de mou » saisonnier. Bonne nouvelle : il existe des solutions concrètes pour préserver son énergie mentale.


1. Miser sur la lumière, dès le réveil

La lumière naturelle est le premier régulateur de notre horloge interne.

  • S’exposer à la lumière du jour le matin, même 20 à 30 minutes, aide à synchroniser le rythme veille-sommeil.

  • Marcher en extérieur pendant la pause déjeuner, même par temps gris, reste bénéfique.

  • Dans certains cas, la luminothérapie (sur avis médical) peut être une aide efficace contre la fatigue saisonnière.

Astuce simple : ouvrir les rideaux dès le lever, déplacer son espace de travail près d’une fenêtre, privilégier les sorties en journée plutôt qu’en soirée.


2. Bouger pour relancer l’énergie

Quand il fait froid, la tentation de rester sous un plaid est forte. Pourtant, l’activité physique est l’un des antidotes les plus puissants contre la baisse de moral.

Le mouvement stimule la production d’endorphines et réduit le stress. Pas besoin de performance :

  • 30 minutes de marche rapide,

  • une séance de yoga dynamique,

  • un cours de danse,

  • ou même quelques exercices à la maison.

L’important est la régularité, pas l’intensité. Et si l’idée de sortir vous décourage, optez pour une routine courte mais quotidienne. Dix minutes suffisent parfois à changer l’humeur.


3. Soigner son sommeil (sans trop hiberner)

En hiver, on a tendance à se coucher plus tôt… et à se lever plus tard. Si écouter son rythme est essentiel, dormir excessivement peut accentuer la sensation de fatigue.

Quelques repères utiles :

  • Maintenir des horaires réguliers, même le week-end.

  • Éviter les écrans au moins une heure avant le coucher.

  • Créer un rituel apaisant : lecture, tisane, respiration lente.

Un sommeil de qualité, plutôt que prolongé, est la clé d’un réveil énergique.


4. Repenser son alimentation

Notre corps réclame souvent des plats riches et réconfortants en hiver. Se faire plaisir est important, mais l’équilibre reste fondamental pour l’énergie mentale.

À privilégier :

  • Les aliments riches en oméga-3 (poissons gras, noix, graines de lin).

  • Les légumes de saison (courges, choux, carottes) riches en fibres et vitamines.

  • Les protéines, qui soutiennent la production de neurotransmetteurs.

La vitamine D, souvent déficitaire en hiver, joue également un rôle dans l’humeur. Un avis médical peut permettre d’évaluer un éventuel besoin de supplémentation.


5. Cultiver le lien social

L’hiver peut favoriser l’isolement : moins de sorties, météo dissuasive, fatigue. Pourtant, le lien social est un facteur majeur de protection psychique.

Organiser un dîner simple à la maison, planifier un café avec une amie, rejoindre un atelier ou une activité collective… Ces moments nourrissent l’énergie émotionnelle.

Même les échanges courts comptent. Un appel, un message, une discussion improvisée peuvent suffire à rompre la sensation d’isolement.


6. Transformer l’hiver en saison de douceur

Et si, au lieu de lutter contre l’hiver, on choisissait de l’apprivoiser ?

Les pays nordiques parlent de hygge ou de cocooning : créer une atmosphère chaleureuse pour compenser la rudesse extérieure. Bougies, couvertures, musique douce, lecture, bain chaud… Ces rituels ne sont pas anodins. Ils envoient au cerveau un signal de sécurité et de réconfort.

L’hiver peut aussi devenir une période d’introspection : écrire, ralentir, revoir ses priorités, préparer les projets du printemps. Une saison de gestation plutôt que de performance.


7. Apprendre à écouter les signaux d’alerte

Si la fatigue s’installe durablement, si la tristesse devient envahissante, si l’envie de s’isoler s’accentue ou si les troubles du sommeil persistent, il est important de consulter un professionnel de santé.

Demander de l’aide n’est pas un signe de faiblesse, mais de lucidité. La santé mentale mérite la même attention que la santé physique.


8. Redéfinir la notion d’énergie

Traverser l’hiver avec énergie ne signifie pas être constamment productive ou enthousiaste. Il s’agit plutôt de trouver un équilibre réaliste, respectueux de son rythme.

Accepter que l’hiver invite au ralentissement peut soulager une pression inutile. L’énergie peut être douce, intérieure, stable — loin de l’agitation estivale.


En résumé : les 5 piliers anti-blues hivernal

  1. Lumière quotidienne

  2. Mouvement régulier

  3. Sommeil structuré

  4. Alimentation équilibrée

  5. Lien social nourrissant


L’hiver ne se résume pas à un tunnel sombre avant le printemps. Il peut devenir un espace de soin, de recentrage et de vitalité discrète. En prenant soin de notre lumière intérieure — autant que de celle qui brille dehors — nous pouvons traverser la saison froide avec plus de sérénité et, surtout, avec une énergie qui nous ressemble.


samedi 20 septembre 2025

La caravane fait son retour : une quête de liberté

 


Alors que le monde s'emballe, la caravane refait surface, non pas comme un simple moyen de transport, mais comme un véritable mode de vie, une philosophie de la liberté retrouvée. Loin des images d'Épinal d'un passé révolu, la caravane moderne, plus élégante et mieux équipée que jamais, séduit une nouvelle génération d'aventuriers.

L'appel de l'évasion

L'engouement pour ce mode de vie nomade est une réponse directe à la monotonie du quotidien. Les citadins, en particulier, ressentent un besoin impérieux de s'échapper, de se reconnecter à la nature et de vivre au rythme de leurs propres désirs. La caravane leur offre cette liberté de mouvement, cette capacité à changer de décor au gré des envies, de la montagne à la mer, en passant par les vastes plaines. C'est la promesse d'une aventure sans fin, où chaque jour est une nouvelle découverte.

Entre minimalisme et confort

Le retour de la caravane s'inscrit aussi dans une tendance plus large du minimalisme. L'idée de vivre avec moins, d'optimiser chaque espace et de réduire son empreinte écologique séduit de plus en plus. Les constructeurs l'ont bien compris, proposant des modèles compacts et fonctionnels, dotés de technologies innovantes. Panneaux solaires, systèmes de purification d'eau, connectivité sans fil... La caravane d'aujourd'hui est un petit bijou de technologie, alliant le charme de l'ancien au confort du moderne.


Une communauté grandissante

Le caravaning n'est plus une pratique solitaire. De nombreuses communautés en ligne et des rassemblements physiques voient le jour, créant un réseau de partage et d'entraide. Des conseils sur l'entretien, des bons plans pour les meilleurs spots, des récits de voyage... La solidarité entre caravaniers est forte et participe au succès de ce mode de vie. C'est l'opportunité de rencontrer des personnes aux histoires et aux horizons différents, toutes unies par la même passion du voyage.

Que ce soit pour une escapade de quelques jours ou pour un changement de vie radical, la caravane incarne une quête de liberté et d'authenticité. C'est un voyage intérieur autant qu'extérieur, un retour aux sources dans un monde toujours plus complexe.

Le choix entre une caravane et un camping-car est une question fréquente pour les amateurs de vacances itinérantes. Bien que les deux offrent une certaine liberté, la caravane présente des avantages distincts, qui peuvent mieux correspondre à certains styles de voyage.

Voici les principaux avantages de la caravane par rapport au camping-car :

1. Flexibilité et liberté de mouvement sur place

C'est l'un des atouts majeurs de la caravane. Une fois arrivé à destination et la caravane installée (calée et stabilisée), vous pouvez la dételer et utiliser votre voiture pour vous déplacer librement. Cela permet de :

  • Explorer les environs : Vous pouvez aller faire vos courses, visiter les villages alentour ou partir en excursion sur des routes plus étroites sans avoir à déplacer tout votre "domicile".

  • Se garer facilement : Il est bien plus simple de trouver une place de parking pour une voiture que pour un camping-car, surtout en centre-ville ou dans les zones touristiques.

  • Réduire les contraintes : Pas besoin de tout ranger à l'intérieur avant de prendre la route pour une simple balade.

2. Coût d'achat et d'entretien plus faible

En général, l'achat d'une caravane est significativement moins cher que celui d'un camping-car de taille et d'équipement comparables. De plus, les coûts d'entretien sont réduits :

  • Moins de mécanique : La caravane n'a pas de moteur, pas de transmission, pas de système de refroidissement, ce qui limite les frais de révision et les risques de pannes coûteuses.

  • Longévité : Une caravane, bien entretenue, a une durée de vie très longue et peut être tractée par plusieurs véhicules successifs. Sa valeur de revente se déprécie également moins vite.

  • Assurance et taxes : Les frais d'assurance et la taxe sur la circulation sont souvent plus avantageux pour une caravane que pour un véhicule motorisé.

3. Plus d'espace et de confort

Puisqu'elle n'a pas de cabine de conduite intégrée, l'intégralité de la longueur d'une caravane est dédiée à l'espace de vie. Cela se traduit par :

  • Un aménagement plus spacieux : Les caravanes offrent généralement un volume habitable plus grand, avec des espaces de vie, de couchage et de cuisine plus généreux.

  • Une séparation des espaces : La zone "voiture" et la zone "habitation" sont complètement distinctes. Cela permet une meilleure isolation phonique des bruits de la route et une meilleure organisation intérieure.

  • Plus de confort en voyage : Tous les passagers voyagent dans un véhicule de tourisme conçu pour la sécurité et le confort routier, ce qui peut être un avantage sur de longs trajets.

4. La sécurité sur la route

Les passagers d'une caravane voyagent dans le véhicule tracteur, conçu selon des normes de sécurité plus strictes que la plupart des camping-cars. En cas d'accident, la protection des occupants est donc potentiellement supérieure.

En conclusion, si la caravane demande un certain apprentissage de la conduite avec attelage et que son installation à chaque arrivée est un peu plus longue, elle compense largement ces inconvénients par une plus grande souplesse d'utilisation, des coûts réduits et un confort de vie supérieur une fois à destination. Elle s'adresse donc particulièrement à ceux qui privilégient les séjours stationnaires de plusieurs jours plutôt que les déplacements quotidiens.


vendredi 19 septembre 2025

Disparition de Robert Redford à l'âge de 89 ans

 

L'acteur, réalisateur et producteur américain Robert Redford est décédé le 16 septembre 2025 à l'âge de 89 ans. Selon un communiqué de son agent, il est mort paisiblement dans son sommeil à son domicile de Sundance, dans les montagnes de l'Utah, entouré de ses proches. 🕊️


Détails du décès et hommages

L'annonce de sa mort a été faite par son agente Cindi Berger au New York Times. Aucune cause de décès précise n'a été communiquée, mais il est rapporté qu'il s'est éteint dans son sommeil.

La nouvelle de son décès a déclenché une vague d'hommages dans le monde entier, saluant son immense carrière et son héritage en tant que figure emblématique d'Hollywood et du cinéma indépendant. De nombreuses personnalités, dont Meryl Streep, Jane Fonda et Ron Howard, ont exprimé leur tristesse et leur respect pour l'acteur, le réalisateur et le défenseur de l'environnement qu'il était.

Héritage et carrière

Né le 18 août 1936, Robert Redford a marqué le cinéma de son empreinte pendant plus de six décennies. Il est devenu une icône dans les années 1970 grâce à des rôles mémorables dans des films tels que Butch Cassidy et le Kid (1969), L'Arnaque (1973) et Les Hommes du président (1976).

En plus de sa carrière d'acteur, il a excellé en tant que réalisateur, remportant l'Oscar du meilleur réalisateur pour son premier film, Des gens comme les autres (1980). Il a également fondé le Sundance Film Festival en 1985, qui est devenu le plus grand festival de cinéma indépendant aux États-Unis et une plateforme essentielle pour les cinéastes émergents. Son engagement pour la protection de l'environnement et son soutien aux arts indépendants ont également été salués.

Robert Redford et Meryl Streep : Une alchimie envoûtante au cœur de l'Afrique

Dans l'histoire du cinéma, certaines paires d'acteurs créent une alchimie si puissante qu'elle transcende l'écran et marque les esprits pour toujours. Robert Redford et Meryl Streep, dans le film culte de 1985, Out of Africa, en sont l'exemple parfait. Dirigé par Sydney Pollack, ce chef-d'œuvre cinématographique, inspiré de la vie de l'écrivaine danoise Karen Blixen, ne serait pas le même sans l'interprétation nuancée et la relation complexe que les deux acteurs ont su tisser.

Deux figures, deux mondes

Meryl Streep incarne la baronne Karen Blixen, une femme de la haute société danoise qui, après un mariage de convenance, se retrouve à diriger une plantation de café au Kenya. Intelligente, volontaire et souvent incomprise, elle est une figure de la civilisation européenne qui tente de s'ancrer dans une terre sauvage et mystérieuse. Elle est l'ordre, l'ambition, mais aussi la vulnérabilité d'une femme qui découvre l'amour et la liberté.

Face à elle, Robert Redford est Denys Finch Hatton, un chasseur et aventurier britannique, esprit libre, cynique et farouchement indépendant. Il est l'homme de la nature, qui vit en parfaite harmonie avec le continent africain. Finch Hatton représente la liberté, l'aventure et un refus de se conformer aux conventions sociales. Il est l'antithèse de la vie ordonnée que Blixen a connue.

L'éclosion d'un amour impossible

Leur relation est une lente et délicate danse d'approche et de retrait. Au début, l'attirance est perceptible, mais leur opposition de caractères et de modes de vie rend toute connexion facile impossible. Blixen cherche à apprivoiser Finch Hatton, à le faire entrer dans son monde. Elle rêve d'un amour conventionnel, d'un foyer, d'un engagement. Lui, en revanche, ne peut être possédé. Il ne peut vivre que dans l'instant, au gré de ses envies et de ses voyages en avion au-dessus des vastes savanes.

C'est là que réside la beauté et la tragédie de leur histoire. Ils s'aiment profondément, c'est une évidence dans chaque échange, chaque regard. Leurs moments ensemble, comme la scène emblématique du lavage de cheveux ou le vol en avion au-dessus du lac, sont empreints d'une intimité et d'une tendresse infinies. L'absence de mots, le simple regard de Redford sur Streep, en disent souvent plus long qu'un discours entier.

Une alchimie hors du commun

L'alchimie entre Redford et Streep est d'autant plus remarquable qu'ils n'avaient jamais travaillé ensemble auparavant. Les rumeurs de tensions initiales entre les deux stars, l'une connue pour son approche méthodique, l'autre pour son style plus instinctif, ont finalement nourri l'intensité à l'écran. Cette distance, ce respect mutuel teinté de défi, a sans doute contribué à la complexité de leur dynamique.

Meryl Streep offre une performance magistrale, capturant la dignité et la force intérieure de Karen Blixen tout en laissant transparaître sa fragilité. Robert Redford, de son côté, apporte à Finch Hatton une nonchalance et un magnétisme qui le rendent à la fois inaccessible et irrésistible. Ensemble, ils ne jouent pas un couple ; ils deviennent un couple, avec toutes ses failles, ses moments de grâce et sa tristesse inévitable.

Un mythe cinématographique

La relation entre Karen Blixen et Denys Finch Hatton, telle que dépeinte par Redford et Streep, est devenue l'archétype de l'amour passionnel mais non conventionnel. C'est l'histoire de deux âmes sœurs qui ne sont pas faites pour vivre ensemble, mais qui ne peuvent s'empêcher de se retrouver. Le film nous rappelle que l'amour ne se limite pas à la possession, mais qu'il peut aussi exister dans la liberté, dans le respect de l'autre tel qu'il est, même si cela mène à la séparation.

Quarante ans après sa sortie, Out of Africa continue de fasciner. La relation entre Robert Redford et Meryl Streep reste le cœur palpitant de ce film. Elle est la preuve que le cinéma, dans ses plus belles expressions, peut immortaliser non seulement une histoire, mais aussi une émotion, une alchimie unique qui nous donne envie de croire, pour un instant, en la beauté des amours impossibles.


mardi 14 juin 2022

Vague de très forte chaleur : adoptez les bons réflexes


Un épisode de très forte chaleur va toucher, à partir du mercredi 15 juin, la moitié sud du pays. Brigitte Bourguignon, ministre de la Santé et de la Prévention, ainsi que l’ensemble des autorités sanitaires, appellent à la vigilance et rappellent les bons réflexes pour se protéger des risques et prendre soin des plus fragiles.

Selon les prévisions de Météo France, un épisode de très forte chaleur va toucher, à partir du mercredi 15 juin, la moitié sud du pays (en particulier le Sud-Ouest, la basse vallée du Rhône et la Provence).
Les températures maximales devraient atteindre ou dépasser les 35 à 39 degrés, et les minimales ne descendront pas en dessous des 20 degrés. Le pic de chaleur est pour le moment attendu entre jeudi et samedi et la fin de l’épisode est attendue pour le week-end des 18 et 19 juin.

Dans ce contexte, la ministre de la Santé et de la Prévention a demandé à l’ensemble des acteurs qui contribuent à la gestion sanitaire des vagues de chaleur, et notamment les acteurs territoriaux (Agences régionales de santé (ARS), services de l’État, collectivités territoriales, professionnels de santé, associations de bénévoles, etc.), de rester particulièrement vigilants et mobilisés.

L’attention des autorités se porte en premier lieu sur les personnes particulièrement fragiles ou vulnérables : personnes âgées, femmes enceintes, nourrissons, personnes sans abri ou mal logées, ou encore travailleurs exposés à la chaleur.

Mais au-delà de ces publics prioritaires, c’est à l’ensemble de la population qu’il convient de rappeler les recommandations sanitaires afin d’adopter les bons réflexes pour soi et ses proches, avant même de ressentir les premiers effets de la chaleur :

Boire de l’eau régulièrement et rester au frais
Ne pas boire d’alcool
Éviter les efforts, en particulier aux heures les plus chaudes de la journée
Passer plusieurs heures par jour dans un lieu frais
Rafraichir son habitation
Manger en quantité suffisante
Donner et prendre des nouvelles de ses proches
En cas d’urgence ou de malaise, appeler le 15.

mardi 7 juin 2022

Qu'est-ce que le portage entrepreneurial ?

 


La France compte 2,9 millions de travailleurs autonomes, dont 1 million 980.000 entreprises individuelles (E.I) Parmi les statuts existants - dont certains vont disparaître avec le "plan indépendants" du gouvernement comme l'EIRL, il en existe un particulièrement méconnu : c'est celui du portage entrepreneurial.

 

Le portage entrepreneurial : c'est quoi ?

 

Je vous l'ai dit en introduction : le portage entrepreneurial est un statut méconnu, qui vit dans l'ombre de son grand frère, le portage salarial. Nous verrons un peu plus loin les différences entre les deux. Connaissez-vous le portage entrepreneurial ? Le statut a été créé en 2014 pour simplifier les démarches administratives des portés, y compris les professions réglementées comme les négociateurs immobiliers ou les chauffeurs VTC.

L'UNEPS - Union nationale des entreprises de portage spécialisées - est le premier syndicat du portage entrepreneurial et œuvre depuis 2005 à sa promotion tant auprès des indépendants que des pouvoirs publics et des agences comme l'INSEE, l’IGAS, le Pôle emploi et l’APEC.

C'est un statut intermédiaire entre l'Entrepreneuriat, qui offre une grande liberté mais où on doit supporter beaucoup de risques et de difficultés, et le salariat, qui offre un bulletin de paie.

S'il existe depuis 2014, c'est véritablement en 2017 que s'est produit le tournant décisif. En effet, le 22 Mars 2017, a vu l'émergence d'une nouvelle convention collective qui mettait en péril une grande partie des avantages et des spécificités du portage salarial en menaçant 25.000 emplois en France. Elle interdit notamment aux entrepreneurs en portage salarial d'exercer des prestations de services auprès de clients particuliers! C'est alors que la société AUTONOMIA et Madame Josette LONDE, présidente de l'UNEPS, ont pris l'initiative de développer ce nouveau statut encore inconnu.

 

Les métiers concernés

 

Par rapport au portage salarial qui ne permet pas d'exercer tous les métiers possibles, le portage entrepreneurial permet d'exercer aussi bien certaines professions réglementées que non réglementées.

La seule exception à cette règle est le négoce et les professions médicales nécessitant l'utilisation d'une carte vitale pour les règlements ainsi que les professions libérales comme avocat, comptable etc. Le portage entrepreneurial est donc ouvert à (presque) tous contrairement à son grand frère.

Il permet de répondre aux besoins de différents types de clientèle : les entreprises bien évidemment, un particulier qui n'a pas de statut juridique, une collectivité territoriale, une administration de l'Etat, une association, un freelance etc.

La société AUTONOMIA a développé un mode de fonctionnement par sectorisation afin de mieux pouvoir répondre aux besoins de chaque type d'entrepreneur.

 

Les 8 domaines d'activité chez AUTONOMIA

 

Cette stratégie de développement par secteurs permet une connaissance approfondie des professions exercées par les travailleurs autonomes et d'acquérir un haut niveau d'expertise dont profitent les portés. 

Ainsi, on retrouve 8 branches métiers chez AUTONOMIA :

 

Formation : formateur, professeur à domicile, maître de conférence, intervenant pédagogique, ...
La Beauté : coiffeuse, esthéticienne, maquilleuse, prothésiste ongulaire, influenceuse ...
Santé et bien-être : thérapeute, sophrologue, naturopathe, professeur de yoga, Spa praticien ...
Consulting : expert, consultant, coach, mentor, ingénieur, conseiller, manager, chercheur ...
Informatique : Community manager, programmeur, web designer, administrateur, infographiste ...
Sport : coach sportif, entraîneur, animateur, commentateur, arbitre, préparateur sportif ...
Communication : photographe, attaché de presse, interprète, animateur TV/ radio, blogueur, journaliste...
Commercial : acheteur, négociateur, trader, vendeur, agent commercial, directeur marketing...

 

Le statut : comment ça fonctionne ?

 

La société de portage entrepreneurial facture la prestation de l'indépendant à sa place au client de celui-ci. Elle encaisse son Chiffre d'affaires (C.A) et le lui reverse sous forme d'un bulletin de paie sur son compte bancaire personnel, une fois déduit la TVA, les charges sociales, l'impôt sur le revenu et les honoraires de la société de portage.

Donc, le gros avantage de ce statut, c'est que le porté perçoit un bulletin de paie tous les mois, comme un salarié classique, ce qui lui permet de pouvoir plus facilement obtenir un prêt bancaire, ou de demander un logement. Cela sécurise sa situation et évite ainsi les erreurs de gestion. 

 

Les 7 avantages du Portage entrepreneurial

 

Si vous êtes freelance ou indépendant, et que vous souhaitez créer votre entreprise, vous apprécierez certainement un statut qui vous dispense des lourdeurs administratives et comptables pour pouvoir vous concentrer sur votre cœur de métier. C'est là que le portage entrepreneurial entre en scène.

Voici 7 avantages concrets que ce statut procure :

1 - Engagement en 48 heures : Tout d'abord, lorsque vous décidez de rejoindre une société de portage en signant un contrat de mandat avec elle, sachez qu'il ne faudra pas plus de 48 heures pour que cette collaboration soit effective.

2 - Fiche de paie / Comme nous venons de le voir juste au-dessus, l'entrepreneur porté reçoit un bulletin de paie, et ça change tout ! Avec les autres statuts, l'entrepreneur doit fournir en général ses 3 derniers bilans à une banque pour faire une demande de prêt. Pour obtenir un logement également, c'est quasiment impossible sans fiches de paie, donc c'est un énorme avantage.

3 - Pas de frais de création Contrairement à la création d'une société, il n'y a aucun frais de création à prévoir pour se lancer en portage entrepreneurial. Et évidemment, cela soulage la trésorerie quand on démarre.

4 - Pas de CFE un autre avantage enviable pour les autres statuts : l'entrepreneur porté n'est pas soumis à la CFE (cotisation foncière des entreprises) Dans la micro-entreprise par exemple, même s'il en est dispensé la première année, le chef d'entreprise doit la régler chaque fin d'année suivante.

5 - Rien à payer si pas de C.A Si le travailleur indépendant porté ne réalise aucun chiffre d'affaires un mois donné, il ne sera facturé d'aucun frais. Là encore, c'est une sécurité !

6 - Prise en compte des frais pro Contrairement à la micro-entreprise, le portage entrepreneurial permet le remboursement de ses frais professionnels. Ils sont comptabilisés en exonération de charges sociales et d'impôts.

7 - RC Pro incluse la société de portage propose ou inclus une assurance professionnelle pour les portés.

 

L'inconvénient du portage entrepreneurial

 

Au niveau des contraintes, je n'en voit qu'une seule mais elle se situe au niveau du coût. Le portage est un statut qui coûte assez cher. Comptez une rémunération nette entre 49 et 65% de votre C.A H.T en fonction de l'importance des frais professionnels que vous déclarez. Ce qui au final vous laisse assez peu sur votre C.A encaissé. En micro-entreprise, il faut compter 22% de charges sociales + 7% d'impôt sur le revenu donc vous bénéficierez de 70% de votre C.A encaissé.

Mettons que vous réalisiez un C.A de 2500€, il vous restera 2500 X 70/100 = 1750€ en micro entreprise contre 1250 à 1625€ en portage entrepreneurial (frais de gestion entre 5 et 10% inclus)

Donc ce statut s'adresse plutôt à des entrepreneurs autonomes ou des formateurs qui ont une spécialité bien établie nécessitant des frais professionnelles.

 

Les différences portage entrepreneurial vs portage salarial

 

La principale différence entre les deux formes de portage, réside dans une relation tripartite en portage salarial entre le salarié porté par l'entreprise de portage salarial et le client, tandis qu'en portage entrepreneurial, le client n'a pas de relation juridique avec la société de portage.

 Au niveau des contrats, il existe une différence fondamentale :

  • en portage salarial, il y a 2 contrats, un contrat de mission entre l'entreprise de portage, le salarié et son client et un contrat de travail en CDI ou CDD entre le salarié porté et la société de portage.
  • en portage entrepreneurial, il n'y a pas de contrat tripartite. L’entrepreneur signe un contrat de mandat avec l'entreprise de portage, et éventuellement, s'il le souhaite un contrat de prestation de services entre lui et son client.

Concernant la durée du contrat, il y a des restrictions en portage salarial : le salarié porté ne peut pas rester plus de 3 ans en mission auprès du même client. Alors qu'en portage entrepreneurial, il n'y aucune limitation de durée.

Concernant la gestion, le portage salarial est aussi plus restrictif en cela que le porté devra fournir à son entreprise de portage un relevé d'heures comme en intérim et un rapport d'activités s'il veut être rémunéré. C'est quasiment du flicage. Alors qu'en portage entrepreneurial, le travailleur autonome porté n'a aucun compte à rendre.

En matière de rémunération, le salaire perçu en portage salarial est forcément lié au C.A, plus le chiffre d'affaires sera élevé, plus sa fiche de salaire le sera aussi. La législation a imposé une obligation de salaire minimum ce qui se traduit logiquement par une obligation de réaliser un minimum de C.A pour pouvoir verser ce salaire minimum. Tandis que chez son petit frère, il n'y a pas cette obligation et donc aucun C.A minimum à réaliser pour continuer de bénéficier de ce statut.

En portage salarial, votre clientèle se limite aux seules entreprises, alors qu'en portage entrepreneurial, l'indépendant porté peut avoir tout type de clientèle : associations, particuliers, administrations etc.

 

Le chômage pour les travailleurs indépendants

 

Jusqu'à récemment, bénéficier du chômage quand on est travailleur indépendant n'existait tout simplement pas enfin si...mais c'était une usine à gaz ! Mais, depuis le 1er novembre 2019, la législation a évolué, et prévoit un droit au chômage pour les travailleurs indépendants ou TNS ( travailleurs non salariés) qui cotisent. Il est en effet possible d'accéder à ce droit au chômage pour les freelances qui ont dû cesser leur activité "non viable économiquement", bien sûr, sous certaine condition. Les indépendants qui sont en portage entrepreneurial ne seront pas concernés par cette usine à gaz.

Comme les indépendants en portage entrepreneurial ne cotisent pas au chômage, ils ne bénéficient pas d’indemnité. Mais bonne nouvelle : chez AUTONOMIA, il n'y a personne au chômage, mais que des gens qui travaillent et qui réussissent !

 

Choix entre Portage entrepreneurial et micro-entreprise

 

Comme l'immense majorité des créateurs d'entreprises se lancent en micro-entreprise, la question peut se poser du choix entre le portage entrepreneurial et la micro-entreprise.

Le statut micro-entrepreneur est en effet un statut très simple puisqu'il est micro-social et micro-fiscal avec donc l'assurance de cotisations sociales et d'impôt réduits.

La gestion comptable est donc simplifiée avec simplement un livre des achats et des recettes à tenir à jour et donc de pouvoir se passer d'un comptable comme avec une société. Ce sont là ses principaux points forts.

 Il faut savoir que c'est un statut bien adapté pour démarrer son activité, mais dès que celle-ci commence à se développer et à prendre de l'ampleur - ce que je vous souhaite - les choses risquent de se compliquer un peu. En effet, tant que vous ne dépassez pas le seuil de TVA fixé à 34200€ en 2022 pour les activités libérales deux années de suite, vous continuez à bénéficier de la franchise de TVA, ce qui vous donne un avantage concurrentiel par rapport à ceux qui doivent la facturer (mais qui la récupèrent aussi)

Si vous dépassez ce seuil 2 années de suite, à ce moment-là, vous basculez automatiquement en E.I (entreprise individuelle classique) avec donc des contraintes de gestion supplémentaires ou bien vous devrez passer en société et ce sera la totale.

Le portage entrepreneurial, , vous offre la simplification et la sécurité pour la gestion de votre activité puisque toute la partie administrative et comptable sera gérée par l'entreprise de portage. Comme nous l'avons vu plus haut, vous pourrez basculer de la micro-entreprise au portage entrepreneurial en 24 à 48h seulement.

La conséquence de tout cela c'est que, pour conserver les bénéfices du statut, votre C.A est limité. Vous vous sentez contraint de mettre un frein à votre réussite pour conserver vos avantages, un comble !

En portage entrepreneurial en revanche, vous n'avez aucune limitation de C.A, et donc aucune limite à votre réussite ! En revanche, si par malchance un mois donné, vous n'encaissez aucun C.A, vous n'aurez aucun frais ni aucune charge à supporter.

Étant assimilé salarié, vous ne risquez pas la requalification comme souvent en micro ou de subir un contrôle fiscal ou de l'URSSAF.

 

Conclusion

 

Entre la micro-entreprise et le portage entrepreneurial, votre cœur balance ? Chacun des deux statuts comporte des avantages et des inconvénients. Vous devez faire un choix éclairé par rapport à votre situation personnelle. Si vous réalisez un certain volume de C.A chaque mois et que vous avez des frais professionnels importants à supporter, vous aurez certainement intérêt à opter pour le portage entrepreneurial. Pour rappel, vous n’avez pas la possibilité de déduire vos frais professionnels en micro-entreprise. Même chose si vous êtes un phobique administratif à la Cahuzac.

En revanche, si votre C.A est assez faible et qu'il est important pour vous de conserver la part la plus importante de votre C.A, alors la micro-entreprise reste le meilleur choix. Mais attention : car c’est un statut instable, l’état revenant fréquemment sur les avantages initiaux de la micro-entreprise, vidant progressivement l’intérêt de ce statut.



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